I.A ItKFÔRMI-; Ui: LA Ci M I! I»l. lluMl
même, par la bouche de Cesarini, rendit lionmiage à ces premiers elforts ', (jui eussent été sans doute suivis d'autres réformes si les troubles et la lutte contre Rfde n'eussent détourné l'attention du saint-père. L'auteur d'un mémoire rédigé vers 1 i."{2 estime <[u'FAi^ène avait déjà épurt- les m<rurs de la cour de Home -. Le IS mai li.'3i, à la veille de la révolution, et tandis que les pères ne parvenaient point ;i s'entendre sur la rédaction «lun décret contre la simonie, depuis longtemps mis ;i I élude, le pape, du couvent de Saint-Chrvsogone. où il sékiil réfuf,'-ié, trouva le loisir de promulguer contre le même abus une bulle des plus sévères : aucun dignitaire, évêque, patriarche, cardinal ou roi même n'était épargné ; le même anathème frappait les coupables et les instigateurs de la faute ; le pape seul pouvait lever l'excommunication, si ce n'est à l'article de la mort, et tous ceux qui avaient connaissance du délit étaient obligés de le dénoncer^. Quand Eugène IV affirmait que la réforme trouverait en lui un auxiliaire dévoué ^, certains de ses actes pouvaient servir de commentaire à ses paroles.
Cependant le concile, faute de s'entendre avec le pape en matière de réforme, faute de tenir compte de certains besoins, de garder certains ménagements, se priva d'un concours qui lui était indispensable. Il aima mieux heurter de front la papauté que s'accommoder avec elle. Il voulut la brider : il ne réussit qu'à la froisser, à la buter. Le résultat de ces conflits perpétuels fut peu favorable aux réformes brdoises, dont beaucoup, procédant d'intentions excellentes, méritaient un meilleur sort.
Ainsi, en rétablissant les élections canoniques par un de ses