‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 234 sur 257 · BiiUar. nnm. 7'<i i/rm. erfit. (1857-58). V · texte numérisé non relu

BiiUar. nnm. 7'<i i/rm. erfit. (1857-58). V

i. (".f. sa lettivcla 6 juillel 1 i31 adressée au duc de Bretaj,Mie E. Vaucelle, La firelayne el le conrile de B;\le, dans Ann. de Sàinl-Lnuis-des-Français, 1006. p. 5.J5J.

372 LA l'RÈVlO liNTllK LIO l'AlM': HT LK CO^CILK

premiers décrets réformateurs (lU juillet l'j-'{;{),le concile ne faisait que consacrer une régule acceptée par Martin V au moins en principe. Eugène IV, qui ne l'avait jamais reconnue, ni beaucoup observée, continua de s'en affranchir'. De là indignation des pères, violentes récriminations. Encore eût-il fallu tenir compte au pape des nombreuses circonstances dans lesquelles il était obligé de pourvoir à une abbaye, à un évêché pour contenter le désir impérieux d'un prince-. Les pères auraient dû se montrer d'autant plus indulgents à cet égard qu'eux-mêmes, par complaisance, dérogeaient quelquefois à la règle qu'ils avaient posée. Aucun procès ne les passionna plus que celui dont l'enjeu fut l'évêché de Lausanne ; ils s'indignaient que, dans cette affaire, la cour de Rome eût passé outre sans tenir compte de trois sentences qu'ils avaient successivement rendues : or, Eugène IV se trouvait défendre la cause des chapitres en la personne de Jean de Frangins, tandis que le concile, en soutenant le rival de celui-ci, Louis de la Palu, contrecarrait l'effet d'une élection canonique '^

Au mois de février 1435, Eugène IV ayant nommé les cardinaux Albergati et Cervantes ses légats a laier-e à Bâle, les chargea, de concert avec Cesarini, Jean Berardi et Pierre Donato, de statuer sur tous les différends qui s'élèveraient au sujet d'évêchés ou d'abbayes à la suite d'élections canoniques ou de provisions pontificales ^ : il ne pouvait mieux manifester son désir de conciliation.

Une réforme plus radicale, et qui portait un coup bien plus rude au saint-siège, fut celle qui, sous le nom générique d'« an- « nates », supprima tous les droits perçus tant à Rome qu'ailleurs à l'occasion des provisions ou confirmations de bénéfices, des collations d'ordres sacrés, des octrois de pallium.

1. Hisl. de lu Pragmal. Sanct. de Bourges sous Charles Vil. p. i.xxii.

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