G. Pérouse, p
i. lUhl. nat., nis. lai. 15625, fol. 162 r" (sous les dates des 16 et 17 février;; AmpLiss. collecl., VIII, 800, 801 (sous les dates des 19 et 20 février).
SI l'I'liCSSIMN l)i:s AN.NAIKS 373
La ([uestion était vieilk*. \'in^t ans aujKiravant, I un de ceux qu elle enflammait encore le plus, le vieux Jean Mauroux, l'avait fait trancher parla « nation IVanvaise » du concile de Constance '. Trois années ilurant, mais surtout depuis la (in du mois de novembi-e 1 'p'{.'{, elle avait occupé le concile de Hàle -'. Elle parut lon<^temps insoluble. Trop d intérêts se sentaient menacés : certains prélats demandaient grâce pour les taxes consacrées par des coutumes locales ou pour les dons olîerts librement. Suivant eux, il fallait distinjj;-uer entre les prolits illicites et les droits légitimes, se garder darracher le froment avec 1 ivraie, ne pas se bercer de l'espoir irréalisable de ramener les mœurs du clergé à la simplicité primitive : des évêques prêchant l'évangile pieds nus, c était fort beau en théorie, peu souhaitable dans la pratique 'K Pliilippe de Coëtquis estimait que la dignité d un archevêque exigeait qu il ne procédât à la visite de son diocèse qu avec une suite de trente chevaux : pour soutenir un tel train et pour entourer le culte de l'éclat nécessaire, il importait que le clergé conservât des ressources. Puis une condamnation générale de toutes les taxes avait l'inconvénient de jeter le blâme sur de très saints prélats qui en avaient joui innocemment, de justifier les attaques dont le clergé était l'objet, de donner raison aux théories hussites ''.
Chose curieuse, ces arguments semblaient perdre toute leur force dès qu'on les faisait valoir en faveur du saint-siège. L'abondance des ressources entre les mains du pape ou du sacré collège n'avait que des inconvénients : (jue dis-je? c'était la cause
1. Lu l-'r. el le (ir. Srh. irOccid.. lY. il6. Jean Maurou.v i-édiffca vers cetli" é|)i)(|uc sou (limtra Irarlnlnm domini episcopi Cndicensis ins. lat. tililO do Munich, fol. 2.11-251 : cf. J. Ilaller. I, 112 , réfutation dun mémoire composé sur la question des annates par Jean Gnnzalès, évèquc de (^adix (ms. cité, fol. 223-2.30 ; édite à tort sous la date de 1116 par II. Finke, l'Orschunyen n. Qiiellen ziir Gesch. des Ktinxlnnzer Konzils, p. 283-287 ; cf. J. Ilaller, I, 111;.
2. Monuni. Concil.. II. 352, 555, 557, 558. Cf. J. Haller, 1,82.