‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 245 sur 257 · J. Ilaller, III · texte numérisé non relu

J. Ilaller, III

RliPONSK KVASIVE d'eUOÈNF. IV 387

aussi parce (ju'ils avaient pu eux-mêmes se convaincre du peu de cas qu'on y faisait des décrets du concile. Ils avaient demandé le pallium pour rarchevèque de Rouen' : on avait prétendu exi«^er d'eux qu'ils i;^arantissent. au pié;ilal)U\ le payement du « vacant », taxe abolie par le décicl du !l juin li3o'. A leur relourà Ijàle, ils surent faire partager aux pèri's leur indlg-nation.

Longtemps auparavant, Eugène, comme il l'avait promis, dirigea vers Bàle deux légats, sinon pour y porter la réponse attendue, du moins [)()ur discuter les termes des décrets. C'était, avec Antoine de San N'ilo, ;iudileur des causes du sacré Palais, Amhroise Traversari, le pieux général des Gamaldules, un des plus remarquables hellénistes du temps 'K

Ces envoyés trouvèrent à Bàle une situation des plus tendues. Depuis que Jean Berardi et Pierre Donato, les deux représentants du pa[)e, s'étaient enfuis pour ne pas assister à l'abolition des annates, ils st' tenaient à l'écart de toutes les réunions. Formellement requis de prendre part ;i l'assemblée générale du 8 juin, puis à la session du 9, ils avaient refusé. En vain l'un d'eux fut nommé membre d'une commission chargée, en principe, de procurer de nouvelles ressources au saint-siège ''. En vain on leur lappela les termes de leur serment, et on les mit en demeure d annuler leur protestation : sinon, ce seraient les pères qui refuseraient de les recevoir. Bientôt il fallut les menacer de poursuites. Une monitionles somma de s'amender dans les six jours : court délai.

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