IIu},'ues d'Orges, transféré de Clialon à Rouen
2. Ils refusèrent, et Ilugnics d'Or^'cs fut frappé de censures. Au mois doctobre, rarclicvcfiuc de Lyon, primat des Gaules, reçut mission du cimcile d'instruire celte affaire, d'absoudre l'archevêque et de lui conférer le pallium. cérémonie (|ui eut lieu, en effet, le 11 décembre, les présidents protestant seulement contre le fait d'absoudre l'archevcciue avant qu'il se fût acquitté de sa dette envers la Chambre ai)osloli(iue Hibl. nat.. ms. lat. 1103. p. .'il : Moniini. Concil.. II. Sll :.I. Uallor. III. 49i, j;52, j37, 511 : Atn])liss. cnllect.. \'I11, S()8: .\. Traversari. éd. Mehus, col. 171).
3. Ils sont accrédités par lettres du 22 ou du 2:5 juillet ,.l;ii/<//.s-.s-. colU'cl., Vlll. 819: Moniim. Concil., 11,811 .
•i. Ibid., p. 800 ; J. Ilaller, III. 41 1.
388 LA TRKVK ENTUI': Ll^ PAPE El' l,E CONCILE
qui fut proloiiti^é d'une hviitaino \o II) août, veille de l'arrivée de Traversari et d'Antoine de San Vito '.
Berardi et Donato consentirent alors à sortir de leur retraite et reparurent, en compagnie des deux nouveaux légats, à l'assemblée du 2G août ; mais ils refusaient toujours d'annuler leur protestation. Ils demeurèrent donc sous le coup de poursuites, bénéficiant seulement d'un nouveau sursis, qu'on prorogea encore le 9 septembre, à la demande des ambassadeurs séculiers'. Le pape cependant persistait dans sa réserve énigmatique. Alors que les pères attendaient de lui l'acceptation de leurs décrets, ils essuyaient une harangue de Traversari, où l'éloge de la vertu et du dévouement d'Eugène faisait suite à l'aflirmation dti principe suranné de la suprématie pontificale ; ils s'entendaient rappeler au respect, aux égards dus au vicaire de Jésus-Christ, (^uant aux annates,San Vito en défendait le principe, tandis que Traversari en justifiait l'usage, l'un et l'autre insistant sur la pauvreté du saint-siège et demandant qu'on suspendît l'effet du décret du 9 juin -K
Tout cela était peu rassurant. A vrai dire, si les Grecs approuvaient le projet voté par le concile, on affirmait qu'Eugène s'y rallierait aussi, tâcherait même d'assister au synode gréco-latin, pourvu qu'on choisît un lieu de réunion où il pût se rendre '. Mais, en attendant, quelles mesures jjrenait-il au sujet des indulgences ?
A cette question et à plusieurs autres les pères réclamaient une réponse, que les légats ne leur donnaient toujours point, et qu'ils étaient, à Aa'ai dire, hors d'état de leur donner '. Je crois en deviner la raison principale.
Chose étrange, on n'avait pas remis à ces légats leurs in-
1. Aivli. iiaL.K 1711% fol. 251 v" ; AinpUss. collect.. VIII, Nil. 82:5; Moniim. (Joncil., II, .SOO, MO; .1. Hallci-, III, S63, 475, 476.
2. //>("(/., p. 477,482, 18:5,502 : 1,94 ; V, 416 ; A. Traversari, éd. Mchus, col. 142.
3. Bibl. Val., ms. Palat. 608', fol. 178 v° ; Bibl. de Douai, ms. 198-, fol. 476 ; Am/jUsfi. collect.. VIII, 846. .T. Haller, III, 480, 483.