François Tomazzi, col
2. [i août 1123 : ] « Littera patens continens in efleclii quod nullus presbiter vel rectoralicujus ecclcsie ad quem litere presentabuntur non dobeat pro morte alicujus personé pulsai-e campanas, vel pro vigiliis, nec debcat sepellii-e aliquem qui morei-etur, maxime e\ signo pestilentie, nisi de nocte et magis sccreto modo quod fieri poterit. sub incui-su disgralio Dnminoi-um. ■> (Copia lettere del Concistoro, n° 1622.)
3. Lettres des 6 et 10 septembre adressées à l'évèque de Sienne [ihid.^.
i. Dépêches de l'ambassadeur Andreoccio des 21 et 25 septembre Copinri di lettere dlretle al Concistoro. liasse 48).
5. La révocation de l'adoption qu'elle avait faite d'Alphonse \' est datée de Noie, le 21 juin 1123 (B. Chioccarello, Archivio délia recjfjia (liurisdizione del reijno di Napoli, t. I, Venise, 1720).
6. Saint Antonin, Hislorix, tit. XXII, cap. vu, g 4. Cf. Muratori, III, ii. «63.
CAiSFS nr L'AitsKNCi; nu pape 3i
point laisser ruiner son œuvre de restauration temporelle, pouvait hésiter à s'éloio^ner de Home. On conçoit du moins que, pour se mettre en route, il attendit un moment d'accalmie '. 11 préférait ne s'aventurer sur le chemin de la Toscane (jue sous la protection dune force armée génoise : or, cette troupe n'était pas prête, et ne devait l'être, si l'on en croit une lettre des Siennois, que vers le 1'' novembre -.
Il ne faut donc point trop se hâter d'attrihuer l'immobilité du pape à un dessein prémédité, au secret désir de faire avorter le concile de Sienne. Des obstacles réels purent s'opposer au départ de Martin \ . A y regarder même d'un peu près, le soin avec lequel il avait tâché d'assurer, en prévision de sa venue, son indépendance, son autorité, non seulement au moyen d'une convention publique, mais par des articles secrets, et, d'autre part, les concessions auxquelles il s'était prêté pour contenter les pères, jusqu'aux démarches qu'il lit pour décider certains prélats k se rendre à Sienne 'K tout tendrait à indiquer chez lui le
1. Cesl ce qu'il écrivail : ■■ Ad hue (^oncilium velis accedere... : in qiio eliam nos speranius personaliter interesse, sedatis hiis motibus aliquantulum qui nunc fervent in proximo regno mistro Sicilie. » .\rch.nat., U. l'. 1" 91 v".
2. I^ettre à l'ambassadem" .\ndreoceio du 25 septembre : « Et respondiante. et prima a la parte de la venuta de nostro Signore, el quale pare chc indugi il suo partire decostà per cagione de Farmata de Genovesi, la quale aspetta : che noi siamo stati advisati corne la delta arniata non sara in punlo per tutlo oclobrc. Et perô sopra quesla matcria parlaraj corne crederaj essere di bisogno confortando la santità de nostro Signore al disponarsi a venire quà più presto et de non volere as|)ettare la detta armata. perô che passarebbe troppo tempo. » Arch. d'i-.tal de Sienne, Copia lellere del Concistnro. n" 1622.
3. V., par exemple, une lettre adressée à un prélat qui se croyait mal vu en cour de Rome, et dont le pape, au contraire, déclarait avoir toujours constaté le zëlc |iour son service, ainsi que le dévouement an siège apostolique : « Imo, ut tibi in hac parte aperiamus intrinsecacordis nostri, cum rccenscmus animo prclatosde quibus plenc confidimus et quos vellemus interesse Concilie gcncrali, neminem antepiiiiimns sci'enitati tue ... Et te proplcrea requirimus et horfamur ut ad hoc Concilium velis accedere pro Ecclesie utililate et noslri complacenciaspeciali. » .\rch. nat., LL 4», f" 91 x".) — On peut aussi remarquer la présence à Sienne de plusieurs cardinaux : il a déjà été question plus haut. p. 2J de Carillo et de('orrcr: on attendait encore à Sienne, à la fin de novembre, le cardinal de Koix ; le couvent de Saint-. \ugustin lui fui assigné comme ilemcure: les dépenses faites par l'Etatà l'occasion de sa venue fui'cnt approuvées le 22 décembre Concisloro, Deliberazioni, i'M, i" 12 v", 18r°,3i v" .
.'{2 MARTIN V i:t L1-; (.-.oNciLi: i»i; sienne
désir lovai de parachever l'œuvre entreprise, tout concourt plutôt à démontrer la sincérité des promesses cpi'il lit entendre pendant trois mois.
^ int un moment sans doute où ces dispositions chang-èrent. Ce revirement dut se produire dans le courant du mois de décembre. 11 importe de rechercher si certaines circonstances ne furent pas de nature à décourager la bonne volonté réelle qu'avait semblé manifester d'abord le souverain pontife.
On se rappelle le grave débat soulevé au sujet du sauf-conduit, et qui, au bout d'un mois, avait abouti, grâce à des concessions réciproques, à la cote mal taillée du (> novembre. Alors seulement avait eu lieu la seconde session, primitivement fixée au 8 octobre '. A l'unanimité des deux cardinaux et des vingtcinq prélats mitres présents, on y vota des résolutions concertées d'avance avec le saint-siège (8 novembre) -. Des mesures étaient prises contre les hérétiques, notamment contre les sectateurs de Wyclif et de Jean Hus ou contre les partisans attardés du feu pape déposé, Benoît XIII ; la relation d'un légat, une lettre de Paléologue ayant fait comprendre que la question grecque n'était point mûre, on remettait à des temps meilleurs l'union de l'Église d'Orient, et on décidait de s'appliquer, pour le moment, à la réforme : en tout, quatre décrets, auxquels une bulle de Martin V donna immédiatement l'approbation pontificale -^
Peu de jours après, un projet mis en circulation par quelques
pères pleins de zèle indiqua que l'teuvre réformatrice allait
réellement commencer. On devait y préluder par une procession