y. plus haut, p
2. Dès le 6 octobre, il était question de ces quatre « articoli ". Le 8 uovembi-c, le consistoire rendit compte au pape de la session qui venait de se tenir, " iii qua articuli illi quos veslra Sanctitas ordinaverat, secundum ipsius vota, approbati sunt ex unanimi volunlate cunctorum » Arch. d'État de Sienne, Copia lettere del Concisloro, n° 1622 .
3. Moiiuin. Concil., I, 21-27 ; Rinakli. IX, I ; Mansi, XXVIII, 1060-1068, 1073,
PROJETS RKFoR.MAtiailS lu CONCILK Xi
cl lUK' messe, dciii la musique, pour plus de gravité, serait exclue. Les lidèles seraieul invités ;i s'y associer par des prières, des jeûnes, desd-uvres pies. Le coiuile provtxpierait les avis du dehors, l'ourriirait nu^me aux douneius de conseils les moyens de venir el de se faire entendre, à conddion de n'injurier [jrrsonne. Dans les actes du concile de Constanet-. on distinf^i-uerait les décrets qu il s'aL,^issait de l'aire observer, d interpréter ou de compléter, et les simples décisions des > nations »>, des commissions qu il faudrait examinera nouveau, |)eut-ètre rendre obligatoires. Dans les écrits des pères, dans le (Corpus juris. on rechercherait, avec laide des docteurs, ce qui convenait au temps présent, ce qui avait besoin d'être, au contraire, complété ou modilié. Jus- ([u'à l'achèvement de la réforme, le concile s'interdirait de traiter aucune question c[ui pût le diviser ou le distraire. On menaçait d'excommunication quiconque, au dédains ou au dehors, contrarierait l'o-uvri' entreprise, y mettrait sournoisement obstacle. Tous les pères devaient prêter serment d"y concourir, de ne point s en aller à moins de raison urg-ente, et de combattre les propositions de dissolution prématurée. Enfin, comme moyen pratique d aboutir, on projetait ou d établir des boîtes fermées à clef, semblables à nos urnes électorales, dans lesquelles chacun pourrait introduire un bulletin contenant ses desiderata, ou de charger, dans chaque « nation », vme commission spéciale de centraliser et de résumer, avec la discrétion voulue, les opinions de tous les membres. Notez qu'on reconnaissait le besoiji d'assurer aux réformes la sanction apostoli(|ue, qu'on ne mettait, d'ailleurs, pas en doute l'approbation pontiticale, et que, pour mieux la constater, on proposait de donner lecture publi([ue, à cha([ue session, des pouvoirs dont étaient investis les légats '.
I. CliaquL' iii'licle (k* réfornR' admis par une commission devait èlre soumis ensuite à l'examen cl au vote des membres de la « nation » tout entière, puis, en cas dadoplion, communiqué aux autres connnissions. Dès qu'une vingtaine ou une trentaine darliclcs auraient été ainsi v(.)tés par toutes les "nations », on procétlerail à la tenue, dune session, afin tle les rexèlirdc ht furnu' de 'décrets .lean de Uaguse, p. 27-.'i() .
Le l'iijjf cl la donc lie. 3
34 Î\IART1N V ET LK CONCILK DE SIENNE
Proo-ramme vaste et admirable ! Malheureusement, dans la pratique, les choses se passèrent autrement.
Quoique peu noml)reux, le concile était fort divisé. Jean de Raçmse 3' signale deux courants contraires. Dune part, les détenseurs de la souveraineté pontificale y interprétaient le décret Frequens à leur manière — on s'est déjà formé une idée de ce qu'était, à cet égard, l'opinion de Martin V ' — et rêvaient de faire décréter, conformément à la bulle du 10 mai 1418', qu'il n'est permis en aucun cas d'appeler du pape au concile. D'autre part, les novateurs annonçaient l'intention d'attaquer de front la cour de Rome, et, pour mieux marquer leur hostilité, l^lacardaient, un jour, dans les rues de Sienne les décrets de Constance sur la suprématie conciliaire. Ces dissentiments empêchèrent les (( nations » de se mettre d'accord, et Ton convint, au bout de quelques semaines, que chacune d'elles élaborerait à part son prog-ramme de réformes. La « nation française » fut prête
la première ^
A côté de motions dictées par le zèle de la foi ou l'intérêt du pays S le projet de cette « nation » en contenait d'autres moins rassurantes pour le saint-siège. Les Français voulaient qu'une fois pour toutes le pape fût mis hors d'état de rien changer aux décrets des conciles généraux : il promettrait de les observer, se