‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 56 sur 257 · Jean de Raj^use, loco cil · texte numérisé non relu

Jean de Raj^use, loco cil

3. L. Pasior Gesch. der Plipsle, I, 276. - C'est l'ambassade conduite par Hegnai.lt de Chartres, qui conclut avec Marlin V, à Genazzano, un véritable concordat ,H,sl. delà Pragmat. Saiicl., p. xxxix). Mais l'opposition des parlementaires amena, avant la fin de l'année, l'envoi d'une seconde ambassade à Kome iibid p. xLvi), et alors, si j'en crois un texte qui m'a^■ait échappé lors de mes précédentes recherches, le pape promit que, lors du concile qu'il s'enj^aseait a reunir, les I-rançais seraient libres ou de s'en tenir aux termes du concordat ou d accepter les décrets nouveaux qu'on ferait à Râle : ,< A quibus concordatis procurator Régis et plures prélat i et procuratores Unive.sitatum. ahbatum, capitulorum et collegiorum appellaverunt. Et tandem quod sanctissimus dominus Martmus promisit convocare Concilium et consentiit quod liberum esset Régi et hcclesie Gallicane, advenienteConcilio, vel starc in dictis concordatis, vel accentare décréta Concilii... ,. (Ribl. Vat., ms. lat. Vat. 3922, fol. 4s r°.)

i. Lettre du duc de Milan du 17 septembre 1426 (Osio, II, 267).

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do uoinhivux adoptes, — la ivtractation imposée au fivre prêcheur Jean Sarra/.in (mais 1429 en est la meilleure preuve ', — un courant d'opinion [)!us sincère se dessina dans l'année de l'apparition de Jeanne d'Arc. On y avait, dès les premiers mois, préludé aux assises générales de la chrétienté par la célébration d'un concile piovincial. ce (pii ne s'était pas vu depuis (juatre-vingts ans •'. LTniversité. impatiente d'assister à l'ouverture du concile de Bàle. envoya une délégation en .Vutriche tout exprès pour entretenir le chef de l'Kmpire et le clergé allemand de la nécessité de hâter la réunion promise '. Dans le même dessein, elle projeta l'envoi d'une ambassade à Home, et recueillit, à cet eil'et, des subsides dans le clergé '. Elle fit agir un cardinal anglais, Henri

I. Ce niaili-e qui, dans ses vcspôries. avait avance- nnlammcnl que seule l'autnrilé résidant dans le pape peut donner force de loi au\ décrets des conciles, qu'un pape ne saurait être coupable de simonie, et que les autorités ecclésiastiques, procédant toutes du saint-siéfre, ne peuvent rien attenter contre lui, ce maître, dis-je, lut ohlijfé de se rétracter, une première fois, devaiU la Kacullé de théolo- {jic, une dcu.\ièmc fois, à lévcché, et d'admettre, au contraire : 1" que ce qui donne force de loi aux décrets des conciles, c'est Taulorilé résidant, non dans le l)ape, mais dans lÉfclise: 2' que le pape peut se rendre, ainsi que tout autre homme, coupable de simonie : .<" que lÉf^lise peut, en certains cas, agir contre le jiape H. Denille. CharluUir. Lniv. Puris., IV, 193 et suiv.).

••. I.al)be,XlI, 391 et suiv. ; S. Luce, Jeanne d' Arc à Donireimj Paris, 1886, in-8»), p. c.oxxiet suiv.. 2.38. V. aussi les registres du Parlement à la date du 26 février li29 : <■ I/archevesquedeSens vint en la chambre de Parlement, disant qu'il y estoit venu pour faire l'onncur et la révérence à la court et pour déclarer la cause de sa venue à Paris, c'est assavoir pour tenir et célébrer le concil provincial avec les prêtas, chapitres, collèges et personnes ecclésiastiques de sa province de Sens, convoque/ de par lui à comi)aroir en ceste ville de Paris au l"^ jour de mars... Et lors, entre autres choses, lu dit par ycellui arclievesque que il y avoit plus de .iii.j.'^^ ans passez que on n'avoit tenu conseil provincial oudit archeveschié de Sens. .. Arch. nal., X 1° liSl, fol. 7 v°.)

.•î. Elle faisait valoir, en particulier, le besoin de détruire Ihérésie hussite (Du Houlay, V, 268, sous la date fausse de 1414; Denlsche Heichutnqsnklen. IX, 291 et suiv.:'x, 387. note 5; Denine et Châtelain, Anchir. Charlul., II, 407, note 2,413 ; cf. Officiai corresijontlencc of Thomas lieliunlnn. secrelary lo Henry VI, II,

4. I.e chapitre de Rou.-n délibère à ce sujet le S juillet 1 120 : » Fuit conclusum perprefatos dominos, habita deliberacione super certis litteris aime Universitatis Parisiensis capitulo transmissis petendo alicpiam contribucionem per modum d(.ni pro ambaxiatoribus <lomino nostro Pape mitendis pro liberlatilnis Ecclesie Callicane et acceleratione Concilii generalis, quod eisdem subvenietur de certa (piota per capitulum ordiiianda. Et fucrunt dati commissarii prefati de Baudribosc, .\ucupis et Basst-l ail compai-endum in cappella domini archiepiscopi cum aliis prelalis ducatus Normannie qui debent supei' iunnissis deliberare. » (Arch. deSeine-liiféneure. C. 212j. fol. 1S2 r".)

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Beaulorl '. Kiiiin elle se lij^ura que, suivanl son désir, le concile de Bàle allait s'ouvrir dès le mois de mars liêJO, en avance d'un an sur l'époque lixée, et elle s em])ressa de désigner les maîtres chargés de l'y rej)résenter ~.

De leur côté, des princes allemands insistaient, dit-on, pour que Martin V réalisât cette ouverture anticipée : ils écrivaient que leurs logements étaient déjà retenus à Hâle. Enfin le pape, chaque jour, avait de long-s conciliabules avec ses cardinaux, ce qui confirmait l'hypothèse d'une réunion prochaine •'.

L'année pourtant s'écoula sans notification nouvelle. Au mois d'octobre 1430, l'Université de Paris, inquiète, rédig^eait une encyclique '', tandis que Jean de Raj^use, établi à Rome en qualité de procureur de son ordre, y recommençait ses démarches de 1422 ^ et faisait retentir de ses réclamations jusqu'au Palais apostolique ^.

Le 8 novembre, au matin, on découvrit, placardée aux portes du palais Colonna et dans les principaux carrefours de Rome, une note de <( deux princes », qui, se disant épouvantés des progrès de l'hérésie, étaient prêts à soutenir les propositions suivantes : (( Il est absolument nécessaire de réunir le concile au « mois de mars prochain... Tout chrétien est obligé dans la

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