‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 55 sur 257 · IHsI. de lu l'i-aurmil. S.incl.. p. xxii et suiv · texte numérisé non relu

IHsI. de lu l'i-aurmil. S.incl.. p. xxii et suiv

3. Charles III étant mort le 8 septembre 1 i25, ces démarches ne |)euvent être qu'antérieures à cette date. Les lettres citées plus bas, datées du 1" mai, prouvent qu'il faut les faire remonter au printemps de l'i25.

4. Lettres de Henri VI, datées de Westminster, le l" mai [1425]. Le passage suivant est extrait de la lettre adressée aux ambassadeurs aragonais : " Nuper serenissimo principi Alfonso, régi Aragonie, Sicilie, etc., fratri nostro precarissimo, dilectum nostrvun dominum .Tuhannem Gentil, legum doctorem. pro requirenda abbreviationc termini provimi generalis Concilii celebrandi, de avisamento Consilii nostri, duximus destinandum. Qua in re suam nobis sue fraternitatis litteris sacratissimam exposuit iutencionem. Super quo nonauUa dilcctis et fidelibus

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les abbés do Beaulieu et d'Ourscamp (William Sulburv et Jean Picart^. s'achemina vers Rome '. Nous possédons les discours que ces deux, relii^ieux prononcèrent, devant le pape et les cardinaux, le 27 nttvembre •'. Ils montrèrent IKi^^lise presque désespérée après les échecs successifs de la réforme à Pise, à Rome, h Constance et à Sienne, réduite enfin à implorer le secours des princes de la lerre. Le jeune Henri \\. dont ils ne manquèrent i)as de «dorilier l<' rôle dans le ilernier concile, demandait que le terme fixé fût considérablement avancé, qu'on ouvrît le concile de Bâle dans le délai d'un an, plus tôt encore, s'il était possible, que le pape V parût en personne, entouré de ses cardinaux, et y eiVectuàt la réforme. William Sulburv termmait par cet avis, i?ros de menaces : u II est à craindre, si lE^dise néii:liti:e la réforme, « que les puissances l'entreprennent, et que. si elle refuse de <( s'appliquer une correction volontaire, elle en subisse une, malu g;ré elle, de la part du pouvoir séculier. •>

Martin \' ne semble pas s'être ému outre mesure de cette sorte d'ultimaluni : il savait sans doute à quoi s'en tenir sur la sincérité du zèle ((ue déployait jiour la réforme le g-ouvernement anglais : il renvoya les ambassadeurs avec de bonnes paroles, sans aucune promesse positive '■^.

nostris maffislris Ricardo Cordon.. .lohanni Bloilwell. Roberlo Sulloii. et "\\illelmo Swan-, cxistcntibiis in curia Romana. nostra ox parte commisinius reserenda. >■ 'Musée Rritann.. ms. Colton. Clcop. C iv. fol. 177 y.)

1. L'a manilement du duc de Bedtord. daté de Rouen, le 7 août 1 i25, assigne d'avance si\ mois de jra^i'** *»" clievalier Pierre de Rouville. envoyé au pape « pour aucunes matières louchans lonneur de mondil seigneur et le bien universel de saincte Église ». et qui devait accompagner .îean Picarl, abbé d'Ourscamp ^Bibl. nat., ms. français 260 is. n" 'il7: cf. sa quittance, ilatée du 9 août. (/)((/., n" 450 . Cf. Jean de Raguse Moniim. Concil.. 1. <ij ; Monslrelet éd. Douël d'.Vrcq. IV, 250^.

2. Celui de Jean Picart se trouve au 'Musée britannique (ms. Colton. Cléop. E m. fol. 2(5-31 et a été imprimé par Hrown Fnsiicnliis rerum expetendaram, Londres. 1690, in-fol.. t. I. p. x. .wii) d'après un autre manuscrit. Celui de William Sulburv se trouve également dans Hrown ,1. xi.vi. Un ms. de Leipzig, dont une copie du xvin' siècle existe à Stuttgard ilhéol. 76, t. xxvmS contient le discours de .Iean Picart sous la date du 17 novembre 1425 iV. Chmel, Comptes rendus de IWcailémie (le \ /eauc. /Vii/./ii.s/or. C'/.. VI. is.il, p. 72 .

3. Jean de Raguse, loco cit.: Commissioni di liiiialdo degli Alhizzi. H. 49;<,

^6 I\IAHTIN V KT 1.1, CONCILE DR SIEISNK

Son calcul était juste. La veille même du jour où les envovés de Henri VI tenaient, à Rome, ce lier lang:age, à Paris, le duc de Bedford avait cédé au pape sur un point important, celui du réoime bénéficiai, pour dos raisons d'ordre politique qui sont en dehors de notre sujet '. La ferveur des Anglais s'éteignit tout d'un coup, et, plus tard, un des témoins de l'ambassade de U2o s'étonnait qu'un gouvernement qui avait montré tant d'impatience de voir s'ouvrir le concile laissât passer près de trois ans, après son ouverture, sans s' v faire représenter 2.

Charles VIL à son tour, insista-t-il pour que l'ouverture du concile fût avancée? Le bruit en courut du moins, et telle aurait été la mission confiée à une ambassade française dont l'envoi est signalé dans une dépêche florentine du 4 juillet 1 i26 3.

Peu après, c'est Philippe-Marie, duc de Milan, qui recourut au même artifice pour imposer au pape son alliance et celle de l'Empereur. En cas d'acceptation, Sigismond ferait en sorte que le concile n'eût lieu qu'au moment et dans les conditions qui plairaient au saint-père. En cas de refus, le roi des Romains tiendrait la mam à l'exécution rigoureuse des engagements pris par le l^ape ^.

A Paris, où la doctrine de la suprématie conciliaire comptait

1 Hisl.dela Pragmat. SnncL, p. xxv„;J. Haller, Enc/land und Rom unier Marlin \ . dans Qiietlen u. Forschiincjen ans ilntienischen Archiven ii. Biblin- Ikeken, t. Mil (1905), p. 26,S, 2(59.

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