Ihid., p
;5. Ihid., p. 291, 293; Jounial de Guill. Fillastre (H. Finke, Forschumjen iind Qnellen zur Geschichle des Konstanzer Konzils, Paderborn, 18S9, in-8'', p. 170;.
ML SKIt.MENT SPÉCIAr. NK LIE MARTIN V XUl
déposition de Ballhazar Cossa '. X'étail-ce pas là reconnaître tacitement rcccuménicité du concile de Constance durant celle première période? N'était-ce pas donner une sorte d'adhésion implicite à une doctrine donl il paraissait faire lui-même raj)plication au pape qu'il avait élu, servi tM tenu pour légilimi; ? Uenier ensuite ces décrets de la quatrième et de la cinquième session, c'eùl été, de sa part, au moins en apparence, une volle-l'ace qui eût soulevé un universel tolh chez les contemporains.
J'ajouterai que le cardinal Othon (^olonna passait pour doux et simple par tempérament, étranger aux intrigues, exempt d'obstination. A en juger par son passé et par son caractère, le pontife chargé d'inaugurer le régime nouveau semblait être le dernier homme dont on piît attendre une résistance systématique aux plans des réformateurs.
Bien habile cependant qui, d'après le caractère d'un pape et ses antécédents, sait prévoir ce que seront son attitude, sa politique ! De tous les lieux du monde, le conclave est, je pense, celui où s'opèrent les transformations les plus inattendues.
Il faut reconnaître, d'ailleurs, qu'en devenant Martin V le cardinal Colonna ne s'était lié par aucun engagement spécial pouvant gêner sa liberté au point de vue des rapports du saint-siège et du concile. Il avait prononcé, peu après son avènement '. la formule de profession de foi prescrite dans la trente-neuvième session ; mais il est à remarquer (pie cette déclaration ne comportait que la croyance générale en la foi catholique conforme à la tradition des