Mansi, Concil., XXVII
2. Le li décembre 1117, d'après Guillaume rillaslrc. Onavait. par inadvcilaiicc, omis celle formalité dans le conclave II. FinUe, p. 236).
XIV IMKOltUCllO.N
Apôtres, des Pères de l'Kglise el des conciles, surLoul des conciles de Nicée (325 el 7(S7 , de Consianlinople (381 , 553, 680 et 869), d'Kphèse (431), de Chalcédoine (451), de Latran (1215), de Lyon (1274) et de Vienne (1311). De celui de Constance il n'était point fait mention, non plus que d'aucun doume nouveau défmi dans les dernières années ^ : en sorte que, vis-à-vis de la doctrine de la supériorité du concile sur le pape, proclamée en 1415, Martin V, sinon Othon Colonna, conservait son indépendance.
Cette omission dans la formule du serment imposé par les pères n'a jamais, qvie je sache, attiré l'attention. On ne saurait la regarder cependant comme fortuite. Il avait été question, dès le début du concile, d'exiger des futurs papes la promesse d'observer les décrets de Pise et de Constance ~. Comment renonça-t-on à une précaution si propre à assurer le maintien de la doctrine à laquelle certains maîtres attachaient tant d'importance ? L'énoncé de cette doctrine aurait dû, suivantGerson -^ être gravé sur la pierre de toutes les églises ; c'était, comme on dira plus tard ^, la règle fondamentale destinée à diriger désormais les chrétiens ^, la charte d'affranchissement de l'Église universelle. Et l'on voudrait qu'un simple oubli eût empêché d'astreindre Martin V à l'observation de cette loi ? Il est plus logique de supposer que les
1. B. Hûblcr, Die Constanzer Refnrmation und die Concordate von 141S (Leipzig, 1S67, iii-8°), p. 125.
2. V. un traité de Pileo Mariai, archevêque de Gênes (Dôllinger, Beilriige zur... Kiiltiir-Geschichte der sechs lelzlen Jahrhunderte, t. II, Vienne, 1863, in-S», p. 304). Cf. BuiichheU, Professiones fidei der Piipsle, dans Rumische Quai-lalschrifl, t. X (1896), p. 410, 412.