‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 64 sur 257 · Mansi, XXIX · texte numérisé non relu

Mansi, XXIX

5. Mentionnons seulement le bruit public très vague, dont se firent récho. à Bàle. le 9 mai, les déléguésde l'Université de Paris, suivantIequelEu}j:ène IV aurait dit à ses cardinaux qu'il était prêt à célébrer le concile incessamment F.-J. von Bianco, Die aile L'nicersitiil A'o/h, Cologne, 1855, in-S", App., p. 159 .

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reprises, il supplia Eujjfène, avec une chaleur prestjue indiscrète, (le le décharger dune mission pour laquelle il ne se sentait point fait '. Pour toutts ces raisons, le concile courait ris([ue d"ètn' une fois de plus ajourné.

Il faut l'U convenir, d'ailleurs : au moment où arrivait à échéance K- ti-rnu' fixé par le dvcvel Frcf/uens et par la huile de Martin \', les circonstances les plus contraires se réunissaient pour ri'udre prescjue impossible la réalisation des promesses du

saint-siège.

Qu'on se représente l'état de fièvre dans lequel la nouvelle des succès prodigieux des Hussites avait jeté la catholicité. Victorieux en Bohême, les hérétiques menaçaient de déborder sur l'Allemagne. Quelques jours encore, et les derniers défenseurs de l'orthodoxie allaient pactiser avec eux. Un seul espoir restait : cette armée que le légat s'elforçait de réunir, allant d'un prince à l'autre, prêchant la guerre sainte ; il fallait à tout prix qu'elle fût prête à jour fixe (le 2i juin). Le concile pouvait attendre.

Je laisse à penser si, à la date indiquée pour l'ouverture du synode, Cesarini se trouvait à Bàle, ou s'occupait seulement d'}' envoyer quelque commissaire à sa place. Il s'alarma même du bruit ([ue faisaient les premiers arrivantspoury attirer de nouveaux membres- : diversion, suivant lui, oiseuse, inopportune, qui risquait de nuire k la croisade ! Des princes hésitants invoqueraient ce prétexte pour dllférer l'envoi des troupes dont on avait besoin ;

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