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4. Concil. R.isil.. Y. Iti. — Voinl n"est besoin de supposer aux cardinaux des intentions perfides, comnio lo fit plus tard .Toan de Palomar : " Seditione fuit
124 EUGÈNE IV ET LE (.ONClLE DE BALE
mêmes réclamée, à tel point qu'Eugène n'était plus lihio de s'y opposer ; n'avait-il pas juré, lors de son avènement, de tenir le concile dans le lieu que jug-erait convenable la majorité du sacré collège ? Il est certain qu'il y eut délibération, et qu'excepté un cardinal dont l'opposition fut irréductible (j'y reviendrai tout à l'heure), un autre qui n'arriva qu'une fois la résolution prise, tous donnèrent leur assentiment, même ceux qui d'abord y avaient mis pour condition qu'on s'assurerait au préalable de l'approbation du concile K
A vrai dire, en ce qui concerne les dispositions des pères, il se peut qu'on ait induit les cardinaux en erreur. L'un d'eux, Antoine Correr, désirait qu'on traitât cette affaire à l'amiable : s'il se décida à mettre sa signature au bas de la bulle, c'est sur l'assurance, dit-il, que les pères et Cesarini lui-même y étaient consentants. Un autre, Jean de Rochetaillée, allègue une indisposition pour expliquer la signature qu'il donna de son lit, sans avoir été, dit-il, suffisamment informé ~. Deux autres des signataires de la bulle manquaient d'indépendance, créatures d'Eugène, et dont la toute récente promotion avait produit une impression pénible ^ : c'étaient François Condolmario, neveu du pape, et Angelotto de ' Foschi, dont la popularité 4, les succès diplomatiques ne faisaient pas oublier les mœurs peu édifiantes ^.
inductus ad faciendum dissolutionem illam quam seduclus fecit. Et jam tune aliqui hoc tentabant ut titulum a fide dovii sibi imponerent. » (Dôllinger, Beitriige ziir Kulfur-Geschichte, II, 425.^