Ampliss. coUec(..\lU
2. Jean de Scgovie dit te.vtuellemeiiL que Cesarini écrivit sa troisième épître à Eugèneaureçu de labuUe du 18 décembre (Monum.ConciL, II, 108). Or, cette troisième lettre de Cesarini est postérieure au 8 février, car elle mentionne l'élection de Philibert de Montjeu à la présidence du concile p. 110).
3. .1. Ilaller, II, 27 ; Palacky, Handschriften zur Geschichte des Basler Coacils. dans les Comptes rendus deVAcad. de Vienne, Ci. phil.-hisl.. t. XI (1S,^,S , p. 29i.
1. J. Ilaller. Conc//. Basil., 11, 2,^. Lettres d'.\médée \'lll datées de Thonon. le 26 janvier 1132 ms. 987 de Grenoble, fol. 57 v°, et .1. Ilaller, Zeilschr. fur die Gesch. des Oherrheins, 2° série, XVI, 208).
5. Lettres de Sigismond au pape et au concile des 9 et 10 janvier Mansi, XXIX. 589: XXX. 79; Deutsche Reichstagsakten. .X. 215-221 .
E.NCOLUAtiLI.ME.MS UU.N.NL.S Al X l'I^ULS 143
« Savoie insistent dans ce sens. Les pères comptent écrire de « nouveau aux prélats et autres poui- (pfils se hâtent de « venir, en les menaçant d'une censure encore plus j^rave que (( la première. On se livre à de j^rands préparatifs '. »
Au milieu de cette lièvre, cpiel accueil pouvaient faire les gens de Bàle à la seconde bulle de dissolution? Le pape avait haussé le lf)n, fait un éclat, manjué de l'aigreur : en quoi cela chanj^eait-il la situation d'une assemblée à ]a([uelle ■■ toute personne, « même de condition papale, était tenue d'obéir » ?
Gesarini crut cependant devoir se démettre de la présidence ; mais les pères, comme il l'avait prévu, le remplacèrent (8 février) ; ils fixèrent leur choix sur Philibert de Montjeu, évêque de Goutances '^. Et, d'ailleurs, une fois cette concession faite aux désirs du saint-sièg-e, le légat, non seulement se garda de pui)lier la bulle du 18 décembre et de sortir de Bàle, comme il lui était prescrit, mais, déclarant attendre de nouveaux ordres, rédigea, à l'adresse d'Eugène, une troisième épître, dans laquelle, en réponse au reproche de la bulle, il se justifiait longuement et justifiait le synode d'avoir voulu donner audience aux Bohémiens -K Suivaient de graves avertissements. L'Allemairne menaçante et furieuse, se soulevait contre la cour de Rome : celle-ci, disait-on, ne songe qu'à sucer l'argent des clercs ; peu lui importent la réforme, la foi, l'intérêt général ! Le seul effet de la bulle de dissolution était de faire accourir à Bàle de nou-