J. Ilaller, II. p. .il ; Moniiin. Concil.. H. 12i, i2.'i
2. .1. HalliT, II, iO. Encyclique du 18 février reproduisant en grande partie les termes de rencycliquc du 2J janvii-r lîibl. nat.. nis. lai. 157:), loi. .30 V .
3. Lettre du 2n février à ILniversilé de (2olo^^ne ,F.-.I. von Bianco, Append., p. Kîl . {Circulaire du 1"^ avril réclamant l'envoi de docteurs au moins pour trois ou ([ualrc mois : le concile prenait à sa charpe l'entretien de ceux qui élaiiMit dépourvus de ressources ^nis. 198-, de Douai, fol. 82 \ ": Ampliss. collect.. MU. 103). .
Le P.ipc fl le Concile. 10
146 EUGÈiNli IV ET LE CONCILE DE HALL
on faisait savoir au pape que les Hussites refusaient expressément de se rendre à Bologne.
Enfin, le 15 avril, après trois mois d'absence, reparurent l'évêque de Lausanne et le doyen d'Utrecht, les ambassadeurs que le concile avait chargés de fléchir Eugène. Apportaient-ils la paix ? Le synode allait-il être autorisé à reprendre tranquillement ses travaux? C'est ce qu'on sut dès le lendemain '.
Ces envoyés, malheureusement, avaient mis plus d'un mois à faire le voyage de Rome '-. Le pape avait donc su le mauvais accueil fait à ses bulles avant de connaître les graves objections soulevées par la dissolution. Ignorant encore les raisons si éloquemment déduites par Cesarini dans ses lettres, il ne pouvait que s'irriter de la désobéissance des pères : ce n'étaient plus, à ses yeux, qu'une poignée de conspirateurs, qui tentaient d'attirer le clergé, malgré son ordre, pour corrompre la foi et bouleverser l'état de l'Eglise : il comptait bien sous peu les déférer au jugement du concile de Bologne. C'est ce qu'il annonça dans une circulaire adressée, le 11 février, à un certain nombre de prélats '. Il V revenait sur les motifs de sa détermination, notamment sur le mauvais état de sa santé, s'y montrait impatient de travailler k