‹ La crise religieuse du XVe siècleChapitre 95 sur 257 · J. ilaller, II · texte numérisé non relu

J. ilaller, II

2. Ils n'y parvinrent que le '2H février [Moniiin. Concil., II, Itio . Le 7, ils n'avaient pas encore passe par Plaisance Deutsche Reichstagsaklen. X, 385i.

3. F.-J. von Bianco (Appencl., p. 151 en a publié un exemplaire adressé à l'archevêque de Cologne. Celui qui est adressé à l'archevêque d'York se trouve dans l'ouvrage de Jean de Ségovie Monain. Concil., II, 155;. .Ten signalerai deux autres adressés à l'évêque de Turin lîibl. nat., ms. lat. 1575, fol. 148 r° ; Bibl. de Douai, ms. 198 2, foi. 122 r" ; Bibl. de Cenève, ms. 27, n» 3) et à l'archevêque de Cantorbéry {ihid., n" 2.. — Le même jour, Eugène IV écrivit à certains princes, par exemple au duc de lîedford. p(iur les inviter à rappeler les prélats de Bàle {ihid., n» Ij.

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la réforme et, plus que jamais, maintenait le rendez-vous fixé en Emilie.

La cause des gens de Bàle avait été pourtant plaidée, on s'en souvient, par le roi des Romains '. Mais quel crédit pouvait alors avoir auprès du pape l'allié du duc de Milan, cet adversaire systématique de tout ce <jui lenail de pvcs ou de loin à la répul)Ii({ue de Venise ? Naguère encore Philippe-Marie exhortait Sigismond à s'avancei- vers Home dans un appareil menaçant, à s'appuver sur tous les ennemis d'Eugène IV et à obliger de force le pape à lui octroyer la couronne impériale, objet de sa convoitise -. Sous l'intérêt que le roi témoignait au concile, on devinait, en outre, je ne sais quel calcul, le désir peut-être d'exercer sur Eugène une sorte d'intimidation : quelqu'un a dit irrévérencieusement que, pour se concilier la faveur du saint-siège, Sigismond entendait se servir du concile, à peu près comme il se servait d'un mors })our maîtriser son cheval 'K En tout cas, Eugène IV se prêta mal à ses desseins. Il commenta par ne pas répondre aux instances du roi '•, puis indiqua clairement qu'il n'en tenait nul compte. Ses lettres des mois de janvier ou de février à Sigismond ne sont guère que la justification des résolutions déjà prises. Le prochain concile allait s'ouvrir à Bologne, dès 1433, c'est-à-dire après un retard vraiment insignifiant, nécessaire cependant pour laisser à la santé du pape le temps de se rétablir. Au demeurant, Eugène IV était tout prêt à faire certaines concessions pour donner satisfaction à des impatiences légitimes. Estimait-on que le règlement de la question

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