‹ La crise socialeChapitre 24 sur 184 · CHAPITRE II — LE SOCIALISME · texte numérisé non relu

CHAPITRE II — LE SOCIALISME

jiique une société organisée en vue de la produc- 1)n. C'est là seulement que les facteurs de la pro- (iction, c'est-à-dire le Travail et le Capital, se disjitent la suprématie ; c'est là seulement que les bmmes et les classes se séparent les uns des autres ] r des différences qualitatives tenant à leur rôle (OS la production, à leurs caractères professionils. Mais la consommation, par définition même, le la classe, puisque tout homme, — de l'enfance à Imort, travailleur ou oisif, pauvre ou riche — est icessairement consommateur ; la consommation implique entre les hommes que des différences ( antitatives, énormes sans doute et injustes, mais (i peuvent être atténuées de plus en plus — qui (jà l'ont été sensiblement depuis le passé. Une so-

îté organisée en vue de la consommation, c'est-àfre uniquement en vue de la satisfaction des be-

ns, ne connaîtrait pas les luttes pour le profit : mple nos modestes sociétés de consommation oii

à le profit a disparu ou s'est réduit à une simple

itourne ».

Le socialisme syndicaliste ne considère que le fbducteur. Or le prolétaire n'est pas que produc-

ir. Travailler n'est qu'un moyen, non une fin. Proîjire n'est pas l'acte qui manifeste la plus haute vie

producteur. On n'envisage l'ouvrier qu'à l'atelier, syndicat. Dans ses loisirs, en famille, dans ses

IX, ses distractions, en société avec ses amis, il eiste pourtant, — et c'est là, après tout, qu'est sa \) libre.

Il semble aussi que 4 millions d'ouvriers d'usines

soient toute la société française. Et le paysan, Te: ployé, l'artiste, le savant, la femme, Tenfant?

Le but du progrès pour Auguste Comte, c'est conformer Texistence sociale de Thomme h la ce ception positive du monde et à Tordre d'humanil pour le socialisme syndicaliste — quintessence mê: du socialisme, — c'est uniment d'adapter l'ouvrie sa machine, à son atelier, aux conditions techniqi de la production industrielle, pour produire t( jours plus, sans arrêt, des objets utiles sans dou mais non les plus utiles qui sont de la terre, et plupart bons seulement à compliquer une existai sans idéal et sans joie.

Et Ton vient nous parler de libérer le travaillei De quoi ? On voit surtout qu'il est question de 1' servir terriblement à la matière, à l'idole m( strueuse de la production.

On nous dit-, il est vrai, que c'est cette producti qui excite le progrès social, en multipliant les inv lions, en formant des techniciens, en instruisant j travailleurs, en organisant militairement la clal des producteurs.

Le progrès social ne peut être que le dévelop ment de l'ordre social, et il y faut autre chose (! des usines, et il n'y faut pas des classes en lutte. | Japon, pour s'être industrialisé, n'en reste pas mo en pleine barbarie. On peut être une brute sauv; et faire du 80 à l'heure. On peut avoir appris chimie, la physique, la mécanique et n'être qu imbécile ou une canaille. Certes, on ne sait bien ( ce qu'on fait, et l'école du travail n'est pas à déc

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