CHAPITRE IV — LE SYNDICALISME
compris les congrégations et les syndicats, leurs libertés positives, sans en excepter la mainmorte.
C'est le parlementarisme qui nous a inspiré la sotte terreur des forces sociales. Elles sont nos libertés réelles, et les conditions de l'ordre vivant. Il n'y a de dangereux que les libertés comprimées, tronquées, et les libertés monopolisées.
Les grands syndicats, ceux qui ont une responsabilité, parce qu'ils peuvent agir, n'engagent point les grèves à la légère et ils évitent les tumultes et les aventures. Sur 950,000 syndiqués français, 300,000 seulement font partie de la G. G. T., et parmi ceuxci, il n'y en a qu'un tiers pour approuver ses manifestations insurrectionnelles. C'est donc que les syndicats de sabotage et de grève générale sont les plus faibles, et partant les plus irresponsables.
C'est en se développant, en étendant ses responsabilités, en prenant toutes ses forces, en exerçant ses libertés que le syndicat s'assagit.
Mais, comme le prolétariat, il faut surtout que la bourgeoisie française prenne une plus haute conscience de ses devoirs.
Devant les menaces des grèves, de plus en plus fréquentes et violentes, on s'est aperçu que le travail, social dans sa source, doit l'être dans sa destination. Mais il en est de même pour la richesse. C'est Tabus de la richesse qui a entraîné l'abus du travail .
Si Ton veut que revienne le respect des faibles pour les forts, il faut que le dévouement des forts pour les faibles l'appelle. Si l'on ne veut point que
le prolétaire se rue comme un barbare contre notre civilisation, il faut en faire un citoyen. Nous voulons dire un habitant de la Cité, et Télever jusqu'à cette civilisation pour qu'il y participe et la comprenne.