REMARQUES SUR LA TROISIÈME ANTINOMIE
t> Sur rantîthdse.
Les défenseurs de la toute-puissance de la nature {phy^ siocratie transcendentale), en opposition à la doctrine de la liberté, pourraient ar(jumenter de la manière suivante contre les paralo^smes en faveur de cette dernière : Si uous ne supposez rien dans le monde de mathématiquement pre~ mîer par rapport au temps, vous n'avez pas besoin non plus de cherche/' quelque chose de dynamiquement premier quant à ta causalité. Qui vous a chargés d'ima^jiner un état absolument premier du monde, et par conséquent un commencement absolu de la série des phénomènes successifs? Et pouvezvous par là douner un |X>int d'appui a votreimagination pour mettre des bornes à la nature illimitée? Puisque les substances ont toujours été dans le monde, Tunité de Texpérience rend au moins cette supposition nécessaire, il n^y a aucune difficulté à supposer aussi que le changement de leurs états, c'est-à-dire une sériede leurs changements, a toujours été, et, par conséquent, qu'aucun commencement premier, aoît mathématique, soit dynamique, ne doit être cherché. La possibilité d'une telle dérivation infinie, sans un premier ttiembre par rapport auquel tout le reste soit seulement successif, est incompréhensible, il est vrai; mais si vous voulez pour cela rejeter ces énigmes physiques, vous vous verrez forcés de rejeter plusieurs propriétés fondamentales synthétiques (forces primitives) que vous comprenez aussi peu : et môme la possibilité d'un changement en général doit vous paraître choquante ; car si vous ne trouviez pas par l'expérience qu'il est réel, jamais vous ne pourriez imaginer d paon comment une telle succession perpétuelle d'existence et de non-existence est possible.
v,Quand même, en tous cas, on reconnaîtrait une faculté transcendentale de liberté pour commencer les évolutions da