VI AVERTI8SEME1ÎT
« simuler que cette amélioration nVst pas inséparable « de quelque perte pour le lecteur, puisqu'il a fallu, pour H faire place à une exposition plus claire, supprimer ou u tronquer plusieurs choses. — Je tiens cette perte pour ft très-importante, et je désire vivement que ma manière « de voir en ce point détermine ceux des lecteurs qui « prennent au sérieux la philosophie et son histoire, à « comparer la première édition de la Critique de la raison « pure, avec la seconde améliorée. Les éditions suivanft tes ont été imprimées ligne pour ligne sur la seconde. « Je recommande à une attention toute particulière la « section de la première édition, p. io3 : de la synthèse u de la reconnaissance [récognition] dans le concept. H La première édition étant déjà devenue très-rare, il « faut au moins veiller à ce que le petit nombre d^exem* a plaires qui s'en trouvent encore conservés dans les « grandes bibliothèques publiques ou particulières , ne « finissent enfin par disparaître complètement. £n généu rai , on ne sait pas assez quel avantage on trouve a à étudier les systèmes des grands penseuriS dans les a toutes premières expositions qu'ils en ont faites. Ainsi, n Hamann me racontait un jour de Tingénieux Christian « Jacob Kraus , qu'il n'avait jamais cessé de lui témoi- « gner toute sa reconnaissance, pour lui avoir fait con- « naître le premier ouvrage philosophique de Hume , « Treatise of Human nature^ ' 7^9 > parce que ce ne fut K. qu'à partir de ce moment, qu'il comprit bien les Essais « subséquents (i). » Ainsi parlait Jacobi. — Voici main- Ci} Dans lesquels cependant Hume a t'ait entrer son premier ouvrage , mais en le refondant. Son Traité de la nature humaine n'eut aucun succès. Cest lui-même qui le dit dans sa biographie. T.