PREUVE DE CETTE PREMIÈRE ANALOGIE
analogtam quamd^m oum uaitate illa coDeeptuum logica et univers^lj cpmpûn4mi}s, Ifl^pqup ia ipso quidepa 4eQPptq pfttegori^ utepaur |n explicatione [?] ^utem (in usu ad phsenomena} schéma illorum [??-?] tanquam clavem usus eorum [??-?], iii locuin
h^jllë [?]i v§l HW CT PQtivjs, qn» Ipg^ffi ft(i8tri«geDtem quaro fonnulam ^uperioris [?] dicemus, ad jatus ponemus.
Trad, italienne. — Gon quesli principj adunque saremo autorisai! a QpmbiQ^re le appariiioni colla unitk logica ed universale dei ppi)çeit|, jfjpsla splp uaa gpalpjip ftiialogia; ed a \^m} qmi\ giovarci délia categoria nel principio medesimo ; dcU' esegulf menio perè (neir applicazione ai fenomeni), porremo da banda il dî lei schéma , quai chiavc del use respettivo in sua vece ; od ompaitteremo anzi la slessa categoria, come condizione restriltiva, solto nome di una formola del primo (dello schéma).
Tf*ad» anglaise. — We shall therefore.... but in opération (the application to the phenomena) we shall set alongside the schéma of this eategory as the key to its use in place of the one, or rather of the etber, as restrictive condition under the title of a formula of the first. .
Je ne discute pas ces différentes traductions non plus que le texte ; ma version fait assez voir comme je l'entends. Mais il est remarquable que la traduction latine, faite par un philosopha allemand, est de toutes la moins iDtelligible. Elle est non-seulement obscure, mais encore erronée. T.
4|le)!miil8l 4» (}9P^ msipièrep h rappprt dans /m<r (^^^imh f^mm\ qu'iU se «u(}(^^(i{<}»^ m qu'ili 8Q»t MwultftBP^. Pwil« pramic^r m^ Ifl tewpi ert regardé mMnp mamm; dam {a gecgndi çpmma (2tiréa piv^
Notre appr^Aan^tors de la divepsité du phépomèoe est toujours suceessive, et pap eonséquent toujours changeante. Nous ne pouvons donc j^jnais déeider par elle seule si eette diversité, comme objet de l'expérience, estsimultanéeou sueeessive i à moiqs qu'elle n^Mt.poup fondement quelque ehopci qui est toi^ours, o'est-à-«dipe quelque chose de permanent et de constant^ à l'égard dpquel tout changemept et toute simultanéité ne font que cpmme autapt de manières (mqdes du temps) d'exipter du permanent. Les rapports de temps ne sont donc possibles que dans le permanent (car la simultanéité et la succession sont les seuls rapports dans le temps); c'est-à-dire que dans le perinanentet le substratum de la représentation empirique du temps permanent lui-même, dans lequel sei|l toute déterminatiqn de temps est possible. La permanenee exprime en général le temps, comme le corrélatif constant de toute existence des phénomènes, dci tout changement et de toute coexistence ^ car le
(i) Le principe de la permatienre de la substance et sa preuve sont présentés un peu autrameDl dans la seconde édition. Y. Suppléffi. ^X. \\.
changement ne concerne pas le temps lui-même^ mais seulement les phénomènes dans le temps (de même que la simultanéité n'esl point un mode du temps lui-même, qui ne contient aucune partie simultanément à ane autre, toutes les parties en étant successives). Si l'on attribuait une)8uccession au temps lui-même, il faudrait alors concevoir encore un autre temps dans lequel cette succession fût possible. Par le permanent seul, Xeodizience reçoit dans les différentes'parties de la série successive du temps une quantité qu'on appelle durée. Car, dans la simple succession^ l'existence finit et recommence sans cesse, n'ayant jamais la moindre quantité. Il n'y a donc aucun rapport de temps sans le permanent. Or, le temps ne pouvant être perçu en lui-mêmej' ce permanent dans les phénomènes est donc le substratum de toute détermination de temps, par conséquent aussi la condition de la possibilité de toute unité synthétique des perceptions, c'est-à-dire de l'expérience. Et toute existence , tout changement de ce permanent dans le temps, ne peut être considéré que comme un mode de ce (jui demeure et continue. Le permanent est donc dans tous les phénomènes l'objet même, c'est-à-dire la substance (phœnojnenon) ; mais tout ce qui change ou peut changer n'appartient qu'à la manière dont cette substance existe, et par conséquent à ses déterminations.
Je trouve que, dans tous les temps, non-seulement
TRANSG£NI>fiNTALË. 209
le philosophe^ mais le vulgaire même, a supposé celte permaûence comme un substratumâetoutchan* gement) et il le supposera toujours comme indubitable. Il y a cependant cette différence, que le phi-* losophe s'exprime d'une manière un peu plus précise sur ce sujet quand il dit : dans tous les changements qui arrivent en ce monde, Isl substance reste^ V accident seul change. Mais nulle part je ne trouve la moindre tentative pour démontrer cette proposition synthétique; elle se trouve même rarement en tète des ouvrages qui traitent des lois pures de la nature, valant universellement à priori, quoique ce soit là sa place. £n effet, la proposition : que la substance est permanente, est tautologique. Car cette permanence seule est la raison pour laquelle nous appliquons la catégorie de substance au phénomène, et Ton aurait dû prouver que dans tous les phénomènes il y a quelque chose de permanent dans lequel le muable n'est que la détermination de son existence. Mais comme cette preuve ne peut être dogmatique, c'est-à-dire tirée de concepts, puisqu'elle a pour objet une proposition synthétique, et que jamais personne n'a pensé que de telles propositions ne valussent que par rapport à l'expérience possible, et qu'elles ne pussent par conséquent être démontrées que par une déduction de la possibilité de l'expérience, il n'est pas étonnant que cette proposition synthétique, quoique servant de fondement à toute expérience (parce qu'on en a besoin I U
SIO LOGIQUE
dftiiB la conoMBëanoe empirique), n'ait jatnais été démontrée*
Uù philoBophe^ à ({ui Toq demandait quel eet le poids de la fuméey répondit t retnioeheK dti poids du bois brûlé celui de la eendre^ et voUb ailm le pDidfl' de la futdéei 11 supposait dotic comme incon-' testable que la matièrd (substanee) ne perd rieni même daha le feu» mais geulemeat que la fotme éprouve un oban§ementà De même la propositidn t Aien he sé fait de rien» n'était que la conséquenos duprioeipe de la permaneoeè^ 6u plutôt de Texisteace continuée du sujet propre dans les phénomè^ nés. Car, si ee que Ton aj^lle substance, dans te pbénomènei doit être le dubstratum propre de toute déterminatiua de t^nps^ il s'ensiiit que toute exis» tence, soit datas le temps peissé^ soit daàB le temps à venir, doit pouvoir être déterminée seulement et uniquement dans ée substratunii Nous ne pouvons donc donner à uû phénomène le taom de substâneé qbe parée que nous lui supposons l'esistence ea tout temps; oe qui n'est pas oonVenablement exprimé par le mot permanence^ qui semble plutôt se rapport ter au temps à venir. Cependant» comme la nécès^ site interne de continuer est iudissolublêment attachés à la nécessité d'avoir toujours été| l'expression peut rester 4 Gigni denihih riihil^ in nihilum nil poise réveriii étaient deux propositions ibtimenMUt liées entre elles dans Tesprit des anei#oS| et que l'on aéparo
TRANSCENDENT ALE. 21 1
^tiél^tlèfOlA ifti^lntenatît ftaâl à propos, attendh •tJU^od ekrtlpértëvAîr lëiS'ehiDseé en éllèé-ttlémes, et qtt^dtt ô'imâgiÀe qufe là ptfemîéi*ë de ôes deax pro-
;f)fM|tîÀBft ^l iMtitraifè à la dépëtidàûCë Où éàt le ^oâtfe rtiàé èftù«e ^ùprètné [Mm ([û^ni à àa âUb^ SltttWe); CWkintft ftàils fbndénlènt, ptil^qaMi ff'est Idi queétidâ qu« tïes phébbtnën^ib Aktis U thkmp de l'iBkpérteâ^ëi dôtit l'tiûité^ ne éëWlt jâttiaîà posâîble ei Jr^fl •Vimiaît' qu*il feïUtàt des éhôséô nouvelles {<Jtf*ilt*ft'l* sdMtafttè)'. Cai* albt^ a%al*âîtmît de qui pet« èêâlWpi^éttetitef rtlhité da terfipé, Je vetlx diî* ridëûtité du !»\ib»thàtdhi, éÙÊbme eë en quoi séUl tQOT obàrigé'fiiètot tt \ibe liftite lifllveMélle. iCêlte qua^ lité de durer n'est pourtant rien autre que la tUâ^ nière dont n6uA ùônà repréâêutotlë l'exiôtencë des ehbsès (dahs le phéhdWèUe).
Léd détérmîtiatiôns d*utie ââbstànéè, qui ne Ëiout que des modes particulierà dé sou existence, s'appellent ctcddêfïts. Elles âont toujours réelles, parée qu'elles ôonce^tient toujours rexlsteucé de la subdtanee (des tiégatious tie sont que des détermina* lions ètpritnant la non-éiiListence de quelque chose dans la substanee). Quand donc on attribue ùhe existence particulière à ce réel dans la substance (v. g.^ au mouvement, comme à un accident de Ifc matière), on appelle alors cette existence inhérence, à la différence de l'existence de la substance, qu'on nomme sUkêîstence. Mats il résulte de là plusieUl^
interprétations vicieuses^ et l'on s'exprimerait avec plus de précision et de justesse si, .par accident, Ton entendait seulement la manière dont l'exiatence d'une substance est positivement déterminée. Cependant, eu égard s^ux conditions de l'usage logique de notre entendement y il est inévitable 4e considérer isolément ce qui peut changer dans l'existence d'une substance, quand la substance reste; de l'isoler en quelque sorte et de le mettre en rapport avec le permanent propre, le radical. Par conséquent, cette catégorie se retrouve précisément aussi sous le titre des rapports^ plutôt comme coqditioa de ces rapports que comme contenant ello-mème un rapport.
Si|r cette, permanence se fonde donc aussi la légitimité du concept de changement. La naissance et la mort ne sont pas des changenotents de ce qui naît ou de ce qui périt. Le changement est un mode d'existence qui succède à une autre manière d'être du même objet. Par conséquent tout ce qui change est permanent^ son état seul change.. Et comme ce changement ne se rapporte qu'aux déterminations qui peuvent finir ou commencer. Ton peut dira (quoique avec une apparence de paradoxe) que le permanent seul (la substance) est changé ; que le muable n'éprouve aucun changement, mais seulement une vicissitude; puisque certaines déterminations commencent quand d'autres cessent.
THANSCENDKNTALE. 213
Le changement ne peut donc être perçu que dans des substances ; et si le naître ou le mourir n'est pas une simple détermination du permanent, il ne peut être l'objet d'aucune perception possible, parce que c'est précisément le permanent qui rend possible la représentation du passage d'un état à un autre, et du non-être à l'être ; passage qui, conséquemment, ne peut être connu que d'une manière empirique comme mode variable de ce qui reste. A supposer que quelque chose commence d'être absolument, il est nécessaire qu'il y ait eu un instant où il n'était pas. Mais à quoi ratta-^ obérai t-on cet instant, si ce n'est à ce qui était déjà? car un temps vide antérieur n'est Tobjet d'aucune perception. Mais si Ton rattache cette naissance des choses qui étaient auparavant et qui durent jusqu'à cette naissance, alors celle-ci n'a été qu'une détermination de la première, comme du permanent. Il en est de même de la cessation d'être, car elle suppose la représentation empirique d'un temps où un phénomène n'est plus.
Les substances (dans le phénomène) sont les substratums de toutes les déterminations de temps. La naissance des unes et l'anéantissement des autres feraient disparaître jusqu'à la condition propre de l'unité empirique du temps, et les phénomènes se rapporteraient alors à deux sortes de temps dont l'existence s'écoulerait conjointement; ce qui est
ment D'accordera. Si maintenant j'élève mes concepts d'un objet au point de vue transcendental, la mai-* son n'est assurément pas un objet en soi, mais seulement un phénomène, c'est-à-dire une représentation dont l'objet transcendental m'est inconnu. Qu'entends-je donc par cette question : Gomment la diversité dans le phénomène même (qui cependant n'est jamais rien en soi) peut-elle être liée ? Ici, ce qui se trouve dans l'appréhension successive est considéré comme représentation; mais le phénomène qui m'est donné, quoique n'étant qu'un ensemble de ces représentations, est considéré comme l'objet de cette représentation avec lequel mon concept tiré des représentations de l'appréhension doit s'accorder. On voit de suite que, puisque l'accord de la connaissance avec l'objet constitue la vérité, on ne peut rechercher ici que les conditions formelles de la vérité empirique; et que le phénomène, considéré par opposition aux représentations de l'appréhension, ne peut être représenté que comme objet différent d'elle, lorsque l'appréhension est soumise à une règle qui la fait distinguer de toute autre appréhension, et qui
rend nécessaire une sorte de synthèse de la diversité. Ce qui, dans le phénomène, contient la condition decette règle nécessaire de l'appréhension, est l'objet. Arrivons donc à notre question. Qu'il arrive quelque chose, c'est-à-dire que quelque chose, ou un état qui n'était pas auparavant, survienne, c'est ce
TRANSCEND6NTALE . 217
qui ne peut être perçu empiriquement dans le cas où îi n'y a pas auparavant un phénomène qui contieone cet état ; car une réalité qui suit un temps vide, par conséquent une naissance qui ne précède aucun état des choses, est aussi peu appréhensible que le temps vide lui-même. Toute appréhension d'un certain événement est donc une perception qui en suit une autre. Mais, comme dans toute synthèse de l'appréhension il y a répétition de ce que j'ai fait voir plus haut dans le phénomène de la maison, celle-ci ne diffère donc en rien des autres. Mais je remarque encore que si, dans un phénomène qui contient un événement, j'appelle a l'état qui précède la perception, et b l'état qui suit, b ne peut que suivre a dans l'appréhension, mais que la perception a ne peut pas suivre b^ qu'elle ne peut au contraire que le précéder. Je vois, par exemple, un bateau se diriger suivant le cours d'un fleuve: ma perception de l'endroit qu'il occupe plus bas succède à la perception de l'endroit du cours du fleuve qu'il occupait plus haut ; et il est même impossible que, dans l'appréhension de ce phénomène, le bateau puisse être observé d'abord plus bas, ensuite plus haut. L'ordre successif des perceptions dans l'appréhension est donc ici déterminé, et cette appréhension est liée à l'ordre des perceptions. Dans l'exemple précédent de la maison, mes perceptions pouvaient commencer dans l'appréhension par le
918 lAQVm
fftîte «t $mr p^r la» fond^menta, m9ig «il«^ poiir^
hanJ; elles pQuv^iPWt de wêœe a,ppiîéhepd^r 1% d^
Ysreité de rintuitipa etppiriqu§ par J» diwt^ pu p^p
IftgftUCbef II n'y avait dopçdaA^ la§ériade 9e«p«r^ep«
tiooa awcun grdra détermina qw m'pbligelt, pi j'étais d&tQs la néeepBité de pommeocer Tappr^l^ep-" sipn, à synthétiser empiriquement lediver», Mais cette
règle doit tpujpurs se trouver 4anp la perception 4e
ce qui arrive, et reod n^omaire YQrdrfi dei perq^ptiooe pueees^ives (daoa l'apprébenaipn de ee pbénp» mène),
^ Je dériverai donPi dans le eae qui oopppceype, la ^tJiçcesmn subjective de Tappréhemion, deU ^w^* ce5«?prî ol^^cUve des phénomènes } parce que, d'aîN
lewrs, la première est absolument indéterminée et \ne distingue aucnn phénçmène d'un antre, ï^a première ne prpuve rjen concernant l^ liltison delà diversité dans l'objet, parce qu'elle est totalement arbitraire» La seconde consister» donc d»ns l'ordre de la diversité du phénomène, suivant lequel ordre l'appréhension d'une chose (qui arrive) suit, conformément à me rigle, l'appréhensipn d'une autre chose (qui précède). Je puis done dire avec raison dq phénomène lui-même, et nnn simplement de mon
appréhension, qu'il y a succession ; ce qui signifie que je ne puis établir l'appréhension que dans cette succession.
Il faut ^WQj suivant mlt^ règte, quei dft9B«e qui précè^Ç m général «n éyéqepient, 9a trouve Ia çorpt
^itipfà 4« }a règW s^ivAat laquelle qet évmméwi «uiti tQu}au^^( nécâ^fiairenieQt j m4i9 je ne pui^ réeiprom quenieot rei9)pat^r 40. r§vwem9Rl'9 at dâtepininer ( piip r^ppFébepiiop) 0^ qui préqçde. Cftr du point 4q teropp qui »uit na p^rt ^ncun pbdnomèRe ven le terwpe qui précède, quoiqu'il fte riipporte Qeppu-i» dapt à quelque chope d'aittéqédant ; au ooMtrairPi d'up t^mps dpi^né il y a progre^^iqn nécaesaîpd à un '
temps suivant déterminé. C'est pourquoi, de mlft
seul q^^ c§ qçi §uit; f^t quelque ehwe, il fa«t eôcessairement qui? je le rapporte à quelque awtre çbo«§
qui précède et qu'il suit copforrnérofint à ijnQ règle, c'est-'àdidir^ néce^i^airemeut | de «Q^te qU6 l'éyéne^ ment, çQPfPe conditionfié^ indique avee certitude uuecqnditiQp, par laquelle H est (Jéterminét
Syppospna qu'un événement n'wt préeédé de rien
qu'il puisse wiyvfi Qpnforméiqeut à um loi 1 alors toute sucoessipn de ja perception qe serait que dans Tapprébepsipn, p'est^-à-.diw d'uqe Wftuièye subjective seuleuaant; et il m perait pap du tout d^eidé oh^ jeçtivemeut par là quelle chope doit précéder et quelle chose doit suivre dans les perceptipuSf Noue
n'aurions de cette manière qu'un jeu de reprépenta*-
tions qui ne se rapporteraient à aucun objet s c'ept^^àn dire qu'un phénomène ne différerait point par notre perception de tout autre, quant au rapport de
220 LOÇIQUB
temps, parce que la succession dans Tacte d^appréhender est partout la même, partout identique, et qu'il n^y a rien dans le phénomène qui la détermine de manière à en faire une succession certaine et comme objectivement nécessaire. Je ne dirai donc pas que dans le phénomène deux états se succèdent, mais seulement qu'une appréhension en suit une autre : ce qui est purement subjectif et ne détermine aucun objet, et ne peut par conséquent valoir comme connaissance d'un objet (pas même dans le phénomène).
Quand donc nous voyons quelque chose arriver, nous supposons toujours alors que quelque autre chose précède, après quoi vient, suivant une loi, ce qui arrive. Car autrement, je ne pourrais pas dire d'un objet qu'il suit, attendu que la simple succession dans mon appréhension, si elle n'est pas déterminée par une règle relativement à quelque chose de précédent, n'autorise aucune succession dans l'objet. Il arrive donc toujours, par rapport à une règle suivant laquelle les phénomènes sont déterminés dans leur succession par un état précédent, c'est-à-dire suivant leur avènement, que je rends objective ma synthèse subjective (de l'appréhension) : ce n'est même que sous cette supposition que l'expérience de quelque chose qui arrive est possible.
Ceci semble à la vérité contredire toutes les remarques qu'on a toujours faites sur la marche de
TRÂNSGBNDBNTALE. 221
l'usage de notre enteodeinent. Suivant ces rêmarquesy nous aurions d'abord été conduits, par les suc-^ cessions perçues et comparées de plusieurs événe«ments concordant avec les phénomènes précédents^ a concevoir une règle suivant laquelle certains événements succèdent toujours à certains phénomènes ; ce qui nous aurait enfin portés à nous faire le con« cept de cause. De cette manière, ce concept serait purement empirique, et la règle qu'il donne, que tout ce qui arrive a une cause, serait fortuite comme l'expérience elle*-mème ; sa généralité e( sa nécessité ne seraient alors que fictives et n'auraient aucune valeur vraiment générale, parce qu'elle ne serait pas fondée à }>nori^ mais seulement sur l'induction. Il en est ic^ comme de toutes les autres représenta*" lions pures à priori (v. g., l'espace et le temps), que nous ne pouvons, pour cette raison, dériver de l'expérience, comme concepts clairs, que parce que nous les y avons mis et que nous avons réalisé l'expérience au moyen de ces concepts mêmes. Sans doute que la clarté logique de cette représentation d'une règle qui, comme concept de cause, détermine la série des événements, n'est possible qu'autant que nous en avons fait usage dans l'expérience ; mais la connaissance de cette règle, comme condition de l'unité synthétique des phénomènes dans le temps, était le fondement de l'expérience même, et par con« séquent l'a précédée à priori.
LOCMQUS
Il f&ut doÉo faûre voir pai* ttti* «Kdtuplè ^tio^ dâfnfi l'eipéridaee filèitto^ OMs n'«ilrlbMm jsttuftift à i'^lh j#t la ftueoeMioib (â^ua éi9iéiMffl«tif oft invite t|«i^l^ dàoaè qai n'était pds âa})avi^àâl)^^^(i« h^hu là dîsiiRgudnt de botre appréheniioû êiifejéctîw, eomtue û une règle servant de pfinrii^e <nmiD fôi^ii & f^rAer cet ordre de )iere6ption ^l(itdtqu*iin àiiitf^, ni même que cette contrainte eet fto^têtmtiVte ^Ui rend enfiil possible U rept^édenUKlon â!tine ëneèëflSîOli dftOÉ l'objet. • :
mm atonie ëii tiôM des tefpMëèAtâ^ïOné âbht fa^k pouvons aMsi avoir ôonsd^nce. Nais él' étend tiè ht% Adèle que Cette «onedèûce puiddë êtt^e, lë» i^pi^§6!i^ tations ne Éont eépendântiaujoursqtiëdë^ rëpféseti^tfltionS) c'esHi'dire desdâierhtinatidn» intëHeârès de Tes^Hrit dans tel on tel i^pport de tëtnpë. D'oft v^ënt doneque nouéfaidbns de eeb représentations ntr objet, ou, qu'indépendaminent de léur réalité l^tlbjé(5tiVè comme modifications^ nous lenr attribuons encore je ne Bhis quelle réalité objective? La valeur objective né peut eonsiiter daus lé rapport avec utie autre répré-^ senution (de ce qu'on voudrait être <*élle de robjfet), car fcitrement^ reviendrait la question : Comment cette représentation sort^Ue de nouveau d^ellë-mèmé et aoquiert^^elle une valeur objective outre ëette va-leur snbjeetive qui lui est propre comme détermina* tion d« l'état de l'esprit? Binons cherchons quelle propriété nouvelle le rapport à m ûbjet dodnè à nm
TRANftOtlNISEKXALË . S28
mpr^ttiatiOâê «t qadUë ia\poHkncBe\lèAM Nftlrent, noae t^Miron» qu'il ne fait que l'éndrè tiAfeéusdiré une eèrtftine iiaifton déë re^rédentatidbs et là âôumet^ tre à une i^le^ et qoè vééij^oquemeut, pat eela aeul qu'un oertain ordi*e de no6 j^Opréseiâ^tàtibns è»t néces*taire danrflé rappoM de tieiûpê^ elles oat ixûé VAteUi* 0b}8olivdi DaUs Ift syothàM des pbéûomèflëâ) le dlVél'â ââ6
repréftentfttièûii eBt tôUjoUi'É sUôceis&if. AucUu objet ti'6Ét feptHmtA par là^ puisque par la suèeèdsiôâ, qui est commune à toute appréheUMôti, rien n'est diMingu6d@ riâb.Ufalftdèl que jepehçôisou qUeje ëtippoâé dafis dette gU(îcession tin Mippôrt à un état précédent d'où réaulte la représentation i^uivaht Une règlê^ alors quelque èhuse se présente conintë événe^ ment ou comme arrivant ; o'est^à-diifè que Je conuàin» un objet que je dois placer dans lé temps eu un cër^ tain poiùt déterminé qui ne peut lui être échu autre^ ment, e» i^nsëquendë d'un état précédent. Quand j'aperdoii que quelque chose ai*rive , cette représentation implique d'aboi*d que quelque chose précède, puisque ce n'est précisément qu'à cette cdn« dition que le phénomàtie acquiert un rapport dé temps, ou qu'il existe par rapport à un temps pasisé dans lequel il n'était pas encore. Mali» il ne reçoit
dans ce rapport sa place de temps déterminée qu'en supposant dans un état passé quelque chose que suit toujMr» m phénomène) e'edt^-dire conformément à
JÛ4 LOGIQUB
une règle. D'où il résulte d'abord que je ne puis intervertir la série en mettant avant ce qui vient après; secondemeiit, que, posé l'état antérieur, œt événe* ment déterminé arrive immanquablement et nécessairement. Il suit de là qu'il est un certain ordre dans nos représentations, suivant lequel le présent (en tant qu'arrivé) indique un état précédent, comme corrélatif, quoique encore indéterminé, de l'événe^ ment donné, mais qui se rattache à celui-ci comme à sa conséquence, et se le rattache nécessairement dans la série du temps.
Si donc c'est une loi nécessaire de notre sensibilité, par conséquent une condition formelle de toutes les perceptions, que le temps qui précède détermine nécessairement celui qui suit (puisque je ne puis arriver au temps qui suit que par celui qui précède), c'est encore une loi inévitable de la représentation empirique de la succession, que les phénonâènes du temps passé déterminent toutes les existences dans le temps qui suit, et que ces phénomènes, comme événements, n'aient lieu qu'autant que d'autres événements les ont déterminés quant à l'existence dans le temps, c'est-à-dire les ont fixés suivant une règle. Car nous nepouvons connaître empiriquement cette continuité dans r enchaînement des temps^ que dans le phénomène.
L'entendement est indispensable pour toute expérience et même pour la possibilité de l'expérience;
TRANSCENDENT ALE. 225
et la première chose qu'il ait à faire à cet égard n'est pas de rendre claire la représentation d'un objet, mais de rendre possible la représentation d'un objet en général. D'où il arrive par conséquent qu'il transporte l'ordre du temps aux phénomènes et à leur existence, en assignant à chacun d'eux, comme successif par rapport aux phénomènes précédents, une place déterminée à priori dans le temps, sans laquelle un phénomène ne s'accorderait point avec le temps même qui détermine à priori une place pour toutes les parties de ce phénomène. Cette détermination des places ne peut donc provenir du rapport des phénomènes à un temps absolu (car il n'est point un objet de perception); mais au contraire, les phénomènes doivent déterminer entre eux réciproquement leur place dans le temps même, et la rendre nécessaire dans l'ordre du temps. C'est-à-dire que ce qui suit ou arrive , doit suivre suivant une règle générale ce qui était contenu dans un temps antérieur. De là une série de phénomènes, qui, au moyen de l'entendement, produit et rend nécessaires précisément le même ordre et le même enchaînement continu dans la série des perceptions possibles, que Tordre et 1 enchaînement trouvés à priori dans la forme de l'intuition interne (du temps), dans laquelle toutes les perceptions doivent avoir leur place.
L'avènement de quelque chose est donc une perception qui appartient à une expérience possible, et I. 15
^ui est réelle ^^ quc) j^p^r^Q^ç \^ phénomène cpRiJpe déterminé qu^at 2^ ?a place dw» Iq teipips, p^r çpqpçqHçnt cqtoW^ WB oîjjet qui peut. tpuJQure être tfQuyé ^^m^\ ^m règlç, d^n? r^nqb^nemeAt des ÇerçeptiQua, Of» cette règle, sexy^qt a^ 4çtermiper ^^Çl(|ue çfepsQ qu«kPt à Ift sucçes^iQU du tenapç, e^t qiJie,: Dai\» çç qpi précède se trquye la çopditiQP SQua
laquelle révénemept suit tPMjQure (c'e^t-àrdire mc^-
saireipept). P^r çpnséquept le pripçip^ d'upe raiison suffisante est le principe de Te^pénence pp^sible, savoir de 1^ çonpçiissapce pbjeqtive dQS phépppiçnes„ çp ég;ard ^ leur rappqrt daps la succes-
çiQp dp tempa.
Mais lefonçlemept de eette prQpo^it.iQn parte uni-r qpemept spr les wispns qui 9uiYept.(i)% K tQPtecQpuaissanee enppiriqpe appartient e^senitieUepfteftt U
çyuthése de la diversité par riwaginatipp, 9^1^-
thèse toujpprs suççesçive, c'e§trà-dire (Jawa laquelle
folgenden Momenten. t— In mom^ntîs... quee mox adferemus (Gott. Born.). — Nei motnenti che segaono (Mahtovâni); — UpôK tbe aucoeedsiig Hiomeal» (F. H^X Malgié^ émit dû cm atttoHiés, )6 seç^s fort tçi\té de (,v^rt"JrÇ * h WSQa 4ç cjbUÇ. pjçapQ§itiojtt ç^psii uniquement sur des moments successifs : ce qui voudrait dire que, ssu» la succes6k>o, la loi éê la causale âe potirrail être conçue; yçiite«4e99em «« ^ piïodi^i^t (le^. (;^Me iiiHvpMmv»^^ ès^ i^ife^ tement d'accord avec la c^oclrine du schémçitisme^ çt n'exclut jjoint la vérité du résumé qui va suivre. La grammaire est aussi pour moi, pijtiftqu'kk n'y s^ ^ d'arlicledoK la pnofMilioo. \. aussi fe MBiiiiencement de l'alinéa suivant. T.
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les représentations viennent toujours les unes après les autres. Mais la succession n'est point déterminée dans l'imagination quant à l'ordre (de ce qui doit précéder ou qui doit suivre); et la série de l'une des représentations qui se suivent peut être prise soit de la fin au commencementi soit du commehcejment à la fin. Mais si cette synthèse est une synthèse de l'appréhension (de la diversité d'un phénomène donné), l'ordre est alors déterminé dans l'objet ; ou, pour parler plus exactement, il y a là un ordre de la synthèse successive qui détermine un objet, et suivant lequel qiieique chose précède nécessairement, et suivant lequeiencore, ce quelque chose posé, une autre chose suitnécessairementaussi. Si donc ma perception doit renfermer la connaissance d'un événement, quand il arrive effectivement quelque chose, elle doit donc être un jugement empirique par lequel on penseque la succession est indéterminée; c'est-à-dire qu'elle suppose un autre phénomène antérieur, quant au temps, auquel le phénomène actuel succède nécessairement ou suivant une loi. Au contraire, si je supposais le phénomène antérieur» et que Tévénement tie suivît pas nécessairement, je devrais le tenir pour un jeu purement subjectif de mon imagination^ et le regarder comme un songe si j'y voyais quelque chose d'objectif, t^ar conséquent, le rapport des phénomènes (comme perceptions possibles) suivant lequel le subséquent (ce qui arrive) est rendu nécessaire
quant à l'existence par quelque chose qui précède et se trouve déterminé dans le temps suivant une règle ; ce rapport, dis-je, celui de la cause à l'effet, est la condition de la valeur objective de nos jugements empiriques, relativement à la série des perceptions, et par suite relativement à leur vérité empirique ainsi qu'à l'expérience. Le principe du rapport de causalité dans la succession des phénomènes vaut donc aussi à l'égard de tous les objets de l'expérience (sans les conditions delà succession), puisqu'il est luimême la cause de la possibilité de cette expérience. Il se présente encore ici une difficulté qui doit être résolue. Le principe de la liaison causale entre les phénomènes est restreint dans notre formule à la succession de leurs séries, quoique dans son usage on trouve cependant qu'il convient aussi lorsqu'ils s'accompagnent et que la cause et l'effet peuvent être en même temps. Telle est, par exemple, dans une chambre, une chaleur qu'on ne trouve pas à l'air libre. J'en cherche la cause, et je trouve un foyer allumé. Or, ce foyer, comme cause, est en même temps que son effet, la chaleur de la chambre ; À\ n'y a donc ici aucune succession quant au temps, entre la cause et l'effet ; ces deux choses sont en même temps, et cependant le principe est applicable. La majeure partie des causes actives dans la nature sont en même temps que leurs effets, et la succession des effets tient seulement à ce que la
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cause ne peut opérer en un clin-d'œil son effet tout entier. Mais dans l'instant même où.ce|; effet se manifeste, il est toujours en même temps avec la causalité de sa cause, puisque, si cette cause eût cessé d'être un instant auparavant, l'effet n'aurait pas eu lieu. Il faut bien remarquer ici qu'il ne s'agit que de V ordre du temps et non de son cours; le rapport reste, quoiqu'aucun temps ne soit écoulé. Le temps, entre la causalité de la cause et son effet immédiat, peut s'évanouir (et la cause et l'effet en même temps par conséquent) ; mais le rapport de la cause à l'effet n'en reste pas moins déterminable quant au temps. Si je considère une boule posée sur un duvet comme cause de l'enfoncementqu'elle y occasionne, alors l'effet sera en même temps que la cause. Cependant je les distingue l'un de l'autre par le rapport de temps qui existe entre leur liaison dynamique. Car, si je mets la boule sur le duvet, alors ladépression du duvetsuccèdeà l'uni de sa surface et se modèle sur la boule; mais si le duvet présente déjà un enfoncement (peu importe à quelle occasion), alors il ne suit plus les contours de cette
boule.
La succession est donc absolument l'unique critérium empirique de l'effet par rapport à la causalité de la cause qui précède. Le verre est la cause de l'élévation de l'eau au-dessus de sa surface horizontale, quoique les deux phénomènes soient en même
SdO LOGIQUE
temps. Car je n'ai pas plutôt puisé l'eau avec le verre dans un plus grand vase, qu'il suit quelque chose, savoir, lechangement de l'état horizontal que Feau affectait dans ce vase, et un état concave qu'elle prend dans le verre.
Get|» causalité çûp4wt au çQpcppt d'acUpp, celuiçi au fiPBçepî; dç force QU fie fafiuUé, et pjiy là au CSBçept de çufestaPCQ, Comme Je w yenx pas inèler k mpn plw çnUque, qui concçrne seulement lea WurcQi 49 la cpnpfiis^^nQe sjrntUétique « m^ri^ l'jinalysQ des QPUPeptP, qui n'a pour objet que leur
e^pUc^tipu (upp leur e^^tepsion ), j'en renvoie l'ex-^ positiou dét^Ulée 4 pp pygtème futur de U raison
pure, quQÎqu'ou trouve 4éj4 en grande partie cette
aualype dappi les auteurs classiques de ce geprç qui
QUt p^ru jusqu'ipi.Mftis jene puis passer squs silepce
le eriterium empirique d'upe suhstfi^nce eu t^nt
qu'elle semble se montrer, PQ» par l^ permanence du phénomène, m%is plutôt et plus facilement par l'action.
Là où est l'action , par conséquent l'activité et la force, là est aussi la substance; et dans celie-ci seule doit être cherchée la source féconde des phénomènes. C'est bien : mais s'il faut expliquer à ce sujet ce que Ton entend par substance, et que Ton veuille éviter un cercle vicieux, la réponse n'est pas si facile. Comment conclure de l'action à la perma-
TRANSt^KNbfaBtTALE. 2^1
fuentë de Tagétlt, ée qui est lâët)etidailt ilH crite^ f ium èMeutiél èf pfôpte dô là àUbstàneé (phmôfne^ nm) ? Màift d*âpi«èk fee ({Ue nooâ âVôAs dit plus hàUt, la question n'est point embàVhâSéâtite, tout ifiâblU- Mé qti'èilb puisse être pàV ta inânlëi^ o^lfthire (de traiter àeS eôhiceptà pkt l'hnâlyse seule). Le Itldt âétiôH dé^igbë déjà le rippbH dti stljet dé là eâUââlité & VéÈAl. ÔYjtdtûthe toùtetfet cdhsiste dans ce qui ài'fivë, pkt cOnëéqUent dànâ lé niuablë qtiicâi'àd^ téflsê lé tèfîipâ sous le i^àpport sUeéesâif, le dëthié^ stijél de te qui bhangé est le pema'riënt, cônitHè StibMraiuiil de tôUië vldlsisitbde, c'est-à^ii'é là sùb^ statlde. Ca^ sûilràiit le pHbcipe de causalité, lés à6tidn« sont toujbhrb lé pféMet fbhdément dé totlté ¥lôiWitddé défiJrtiénclHiènés, él rië peuvent pâi* fcoil- «léquëtat se tM3Utet* tlàhkauédil ^djèt qui chailge luiffiéme, pâfée qd^àtllféinént d'autres actions et utl âdtfè âUJét ëé^aiétit héCêsëàirès t>oui' détermider ce CbangéOiént. La fott^ dd sujet actUellëhiënt ëH âctiôdënâèmôntï*ëddH(^, côintiié éritëHùni émpif'i-' qdéâUfllèànt, là ^dbstàfatialité, ëàfas qu'il totf nêcëè-' êkité d'en l'ëchei^dhëï* àvàbt fddt la përroadéncë pkt lés pëWeptidtts ëoWpafées ; cëqUl d'ailleurs de ()oui'fflit se fàii*e pkv ce diôyén aVeë le détail tiécëssaire floùr établir là ëtricië gédêràlité dd àoticelpt. Que le prëmieî' ^djet de là càdëstllté de todte naissance et de todte iîiort dé pui^ëë lùi-dièmé (dans leèhauip des phénomènes) ni naître, ni mourir, c'est elTëc-
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tivement là une conséquence certaine qui aboutit à la nécessité empirique et à la permanence dans l'existence, par conséquent au concept d'une substance comme phénomène.
Quand quelque chose arrive, alors l'événement sealjsans égard à ce qui arrive, est déjà par luimême un objet de recherche. Le passage du non-être à l'état actuel, supposé que cet état ne contienne aucune qualité phénoménale, doit à lui seul être recherché. Cet événement, comme nous l'avons fait voir plus haut dans la première analogie, ne regarde pas la substance (car il ne s'en forme point), mais son état. C'est donc un pur changement, et non point l'origine de quelque chose tiré de rien. Si cette origine est considérée comme effet d'une cause étran^ gère, elle s'appelle alors création. Mais cette création comme événement ne peut point être admise dans les phénomènes, puisque sa possibilité seule romprait déjà l'unité de l'expérience. Néanmoins, en regardant toutes les choses non comme phénomènes, mais comme des choses en soi et comme objets de l'entendement seul, elles peuvent cependant, quoique substances, être considérées quant à leur existence comme dépendantes d'une cause étrangère. Mais alors la signification des mots serait tout à fait différente, et ce point de vue ne conviendrait pas aux phénomènes comme objets possibles de l'expérience.
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Gomment donc en général quelque chose peut-il être changé? d'où vient qu'à un état peut succéder en un instant un autre état opposé ? Nous n'en avons pas la moindre notion à priori. La connaissance des forces réelles est ici nécessaire, connaissance qui ne peut être donnée qu'empiriquement; v. g., la connaissance des forces motrices, ou, ce qui revient au même, de certains phénomènes successifs (comme mouvements) par lesquels ces forces se révèlent. Mais la forme de tout changement, la condition sous laquelle ce changement, comme survenance d'un autre état, peut s'opérer (quelle qu'en soit la matière, c'est-à-dire quelque puisse être l'état qui est changé), par conséquent la succession des états mêmes (l'événement), peut toutefois être considérée à priori par rapport à la loi de la causalité et quant aux conditions du temps (1).
Quand une substance passe d'un état a à un autre état b, alors * l'instant du second état est différent de l'instant du premier et le suit. De même le second état, comme réalité (dans le phénomène) diffère du premier, dans lequel cette réalité n'était pas, comme b diffère de zéro; c'est-à-dire que si l'état 6 ne se
(1) n faut bien remarquer que je ne parle pas du changement de certaines relations en général, mais du changement d'étal. Par conséquent, si un corps se meut uniformément , son état (le mouvement) ne change point; mais cet état change seulement dans le cas où le mouyement s'accroît ou diminue.
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distingue de l*6tat n que par la quantité, alors le changement est la naissance de 6 —a^ qui n'était pas dans le premier état, par rapport auquel b — a était — 0.
On demande donc : comment une ehose pent pas^ ser d'un état =(a à un autre état =^b ¥ Ëntfe deux moments se trouve toujours un certain temps, et entre deut états est toujours quelque diflérence ayant une quantité ( car toutes les parties des phénomènes sont encore des quantités). Par conséquent, le p^s-* sage d*un état à un autre s'opère toujours dans un temps compris entre deux instants, dont le premier détermitie Tétat qne ta chose quitte, et le seèond celui qu'elle prend. Tous deuï sont donc les limites du temps d'un changement, par conséquent d'un état mitoyen entre deux états, et appartiennent comme tels au changement total. Or, tout changement a une cause qui démontre sa cauialité dans le temps total pendant lequel le changement s^opëre. Cette causé neproduitdonc pas son changement subitement (dans un instant indivisible ), mais dans un temps; tellement que, de même que le temps crott depuis le premier instant a jusqu'à son intégralité b^ de même aussi la quantité de réalité (6 — a) s'engendre par tout les petit» degrés qui séparent le premier moment du second. Tout changement n^e^tdonç possible que par i>ne action continue de la causalité, qui en tant qu'uniforme s'appelle un moment. Le clian
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gement ne se compose pas de ces moments, mais en est produit comme leur effet.
Telle est donc la loi de la continuité de tout chatigement, dont le principe est que : Ni le temps ni le phénomène dans ie temps ne se composent de parties qui soient les plus petites possibles, et cependant l'état de la chose qui change n'arrive à son second état qu'en passant par toutes ees parties comme par autant d'éléments. 11 n'y a aucune diffè^ renée A\x réel dans le phénomène, non plus que dans la quantité des temps, qui soit la plus petite possible» Ainsi le nouvel état delà réalité sort du premier, dans lequel cette réalité n'était point, par tous les degrés infinis de cette même réalité, dont les différences des uns aux autres sont toutes moindres que celle qui sépare ô de a.
Il n^est pas ici question de chercher quelle utilité ce principe peut avoirdans l'investigation de la nature. Mais ce qui mérite notre examen, quoiqu'on voie au premier abord que ceprineipe est réel et légitime, et qu^on puisse par conséquent se croire dispensé de répondre à la question de savoir comment la chose est possible, c'est de comprendre cependant comment un tel principe, qui semble étendre ainsi notre connaissance de la nature, est parfistitement possible d pnon. Car il y a tant de prétentions non fondées d'étendre notre connaissanoe par la raison pure, qu^on doit se faire une règle générale d'être
défiant, de ne rien croire, de ne rien accepter, même sur un argument dogmatique très-clair, sans des faits (Documente) antécédents qui puissent fournir une déduction fondamentale.
Tout accroissement de la connaissance empirique, toute progression de la perception n'est qu'une extension delà détermination du sens interne, c'est-àdire un progressus dans le temps, quels que soient les objets, phénomènesou intuitions pores. Ce progressus dans le temps détermine tout et n'est lui-même déterminé par rien ; c'est-à-dire que ses parties sont seulement dans le temps et données par la synthèse du temps, mais non avant elle. Dans une perception, tout passage à quelque chose qui suit dans le temps est donc une détermination du temps par la production de cette perception ; et comme cette détermination du temps est toujours une quantité et dans toutes ses parties, il en est de la production d'une perception comme d'une quantité qui passe par une infinité de degrés dont aucun n'est le plus petit possible, de zéro jusqu'à son degré déterminé. Il est donc clair par là que nous pouvons connaître à priori la loi des changements quant à leurs formes. Nous anticipons seulement notre propre appréhension, dont la condition formelle doit nécessairement pouvoir être connue àpriori, puisque elle-même est en nous avant tous les phénomènes donnés.
C'est pourquoi, de même que le temps contient la
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condition sensible à priori de la possibilité de la progression continue de ce qui existe à ce qui doit suivre; de même l'entendement contient, par le moyen de l'unité de l'aperception, la condition àpriori de la possibilité d'une détermination continue de tous les instants des phénomènes dans ce temps, par la série de causes et d'effets, dans laquelle les causes se rattachent inévitablement aux effets, pour en expliquer l'existence, et rendent ainsi valable objectivement la connaissance empirique des rapports de temps dans chaque temps (en général).