PRINCIPES DE LA RÉCIPROCITÉ
Toutes les substances, lorsqu'elles sont contempo-raines j sont en commerce universel (c'est-à-dire en action et réaction mutuelle) (1).
Des choses sont en même temps, quand elles existent dans un seul et même temps. Mais comment connaître qu'elles sont dans un seul et même temps? Si l'ordre dans la synthèse de l'appréhension de cette diversité est indifférent, c'est-à-dire si l'on peut passer de apar b^ c, d, e^ou réciproquement deeen a. Car si cet ordre était chronologique (qu'il commençât par a et finît eue ), il serait impossible que l'ap-
(1) V. l'autre formule de ce principe et rintroductiou plus étendue à la preuve. Suppl. XXU. R.
préhension dans la perceptiou comin^nçât par e, et 86 continuât en a^ puisque a appartiendrait à un temps passé, et ne pourrait par conséquent plus être un objet de T appréhension.
Si donc on suppose quOi dans la diversité des substances comme phénomènes, chacune d'elles soit complètement isolée, c'est-à-dire qu'aucune n'agisaesur l'autre et n'en soit à son tour nullement influencée, je dis que leur simultanéité ne peut être l'objet d'aucune perception, et que l'existence de l'une ne peut conduire par aucun moyen de la synthèse empirique à l'existence de l'autre. Car si on se les figure séparées par un espace parfaitement vide, alors la perception qui passe de l'une à l'autre dans le temps pourrait^ à la vérité, déterminer l'existence de la seconde pur une perœption sobséqoente, maie on ne pourrait distinguer si le phénomène siie^ cède objectivement à là prUmière, ou si plutôt il n'est pas en même temps qu'elle.
U fauldone qu'il y ait qnelqueehose outre l'exis*- (enoatenle^ par quoi a détermine à& sa place dans W temps^ et réeiproqnemédt b k aj parée que oe n'est qu'à eefte sente côndiiÎQn qnè les substanees pensées pensent être représentées empiriquement eon>fne exi»« tant $ifimUêinémêMi Or^ cela seul qni est la cause d'une ebose ou de ëee déterminations en assigne la place dans le temps. Par conséquent, toute substance (puisqtt'elle ne peut être cdtiséc[aence que par rapport à
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ses déterrains^tion?) doit comprendre eo ^ûi la causalité d^ certaine détermioatiops dans d'autre» substances, çi e,a même temp^ l^s effets de la causalité des autres substances en elle; c'est-à-dire qu'elles devront être eu çQmwecce dynamique ( immédiatement ou médiatement), pqup que le simultané puisse être connu dans une ej^périence possible. Or, tout cela est nécessaire par rapport aux objets de rexperiencoi sans quQi î'^périence même de ces objets serait impossible, U est donc nécessaire que toutes substaacçs dans le phénomène» en tant qu'elles sont ensemble, soient en commerce uniyersel d'action mutuelle* Pans notre langue» le mot commerce [ Geiwçmschaft^ qui signifie proprement sQçiété]i a une double signification, et veut dire d'abord commerce (cwinkerdum ) et aussi communauté (communio). . Nous remployons ici dans le premier sensj pour signifier une société dynamique sans laquelle précisément la communauté locale {^(mmms> spatii), ne serait jamais connue empiriquement •. U est facile de remarquer dans nos expériences que les influences continues dans toutes les parties de l'esipace peuvent seules conduire nos sens d'un objet à un autre; que la lumière qui brille entre nos yeux et les corps célestes entretient un commerce médiat entre eux et nous» et que par là. le simultané des premiers se trouve prouvé ; que nous ne pouvons, cbanger d'aucun lieu empiriquement (percevoir ce cbai^gem^ent ) sans que par-