CHAPITRE IX
Les darwiniens affirment que Ihomicide collectif entre sociétés humaines est la cause du progrès, non Ihomicide collectif au sein des sociétés. Mais alors se pose aussitôt la question de savoir oîi se place la limite des sociétés humaines ? Cette question est extrêmement difficile à résoudre parce qu'elle est prodigieusement complexe. Pour s'orienter dans ces ténèbres, il faut reprendre les choses de haut et se rendre un compte exact de la manière dont se sont formées les sociétés.
Certains polypes hydraires, habitant dans le fond de l'océan, olTrent (d'une façon très générale) l'aspect d'un tube. Les cellules placées à l'orifice ont des cils vibratiles par lesquels elles chassent l'eau dans l'intérieur du tube, et les cellules internes y trouvent les substances nécessaires à leur alimentation. On voit ici la forme la plus élémentaire de la circulation vitale. Les cellules de l'orifice transmettent à celles du centre un produit brut qui n'a subi aucune élaboration. Mais, plus tard, il n'en est plus ainsi. Les cellules se différencient. Peu à peu elles accomplissent les fonctions les plus diverses et échangent entre elles les produits de leur activité. C'est précisément cet échange, celte circulation vitale qui constitue l'association. La distance matérielle joue un rôle subordonné. Sans doute la contiguïté des parties facilite la cir-
culation vitale, et c'est seulement en cela qu'elle a de l'importance, mais elle n'est pas l'essence de l'association. Deux êtres, accolés l'un à l'autre, s'il ne se 'produit aucune circulation vitale entre eux, sont comme s'ils vivaient aux deux extre'mités de la terre. Us forment des organismes individuels séparés. Un banc d'huîtres n'est pas une société.
Il faudrait parcourir le domaine immtmse de la biologie pour montrer par quelles phases innombrables passe la circulation vitale, depuis la plus simple jusqu'à la plus complexe. Le lecteur comprend que je ne puis pas m'engager dans celte voie. Il me suffira de faire remarquer que la circulation vitale aboutit à une solidarité de plus'en plus grande des parties. Cette solidarité est telle, dans les phases les plus élevées de l'organisation biologique, que toutes les parties souffrent des souffrances d'une seule et que, si la soutTrance d'une partie atteint un degré d'acuité trop considérable, la mort de l'organisme entier en résulte nécessairement.
Il n'y a aucune solution de continuité entre les phénomènes biologiques et les phénomènes sociaux. Il est impossible de dire à quel moment précis finissent les uns et commencent les autres. En réalité, la biologie et la sociologie forment une seule et môme science, partagée en deux vastes provinces. Aussi les ptiénomènes, qui se produisent dans rassociati<m des cellules, se retrouvent-ils, d'une façon parallèle, dans les associations d'individus.
La circulation vitale forme les sociétés comme elle forme les organismes biologiques.
Au sein de l'espèce humaine, elle prend trois aspects piincipaux : déplacement des hommes. dé[)lacemeut des choses et transmission des idées. Ces trois aspects se fondent en un seul. puis(|u'ils sont tous des échanges de services, mais, dans la praticjue, il est bon de les distinguer.
Tous les ans, des milliers de touristes s'en vont en Suisse. Il s'établit entre eux et les indigènes une série de
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rapports économiques. Les indigènes fournissenl aux étrangers les facilités de la vie : demeure, nourriture, moyens de locomotion, etc. ; les étrangers donnent en échange aux indigènes une certaine quantité d'argent au moyen duquel ceux-ci se procurent ce qui leur est nécessaire. Le déplacement des choses est le commerce. C'est un phénomène trop connu pour qu'il soit utile d'en parler ici. La transmission des idées s'opère soit par les objets matériels (livres, revues, journaux, etc.), soit par les hommes (prédicateurs, conférenciers, professeurs, etc.). La transmission des idées est aussi un échange de services. Les uns donnent un certain nombre de connaissances; les autres, des marchandises par l'intermédiaire de l'argent. Bien entendu, l'échange des idées peut être bilatéral. Les Français peuvent donner des idées et prendre des produits aux Allemands et, à leur tour, ils peuvent prendre des idées aux Allemands et leur donner des produits. Le commerce des livres forme un courant constant, mais coulant dans des directions opposées.
Communications et société sont, à un certain point de vue, des termes synonymes. L'extension du lien social est en raison directe des communications. Pour des gens qui ne pourraient pas se déplacer, la limite de l'association serait la portée de la voix humaine. Mais, comme les hommes peuvent bouger, c'est comme si leur voix s'étendait de plus en plus '. Le nombre des communications est naturellement en fonction de leur rapidité. Ouand on mettait plus d'une année pour aller de Paris à San Francisco, on pouvait faire ce voyage une ou deux fois dans la vie. Maintenant qu'on met dix jours, il y a des personnes qui le font tous les ans. J'ai connu une dame américaine qui l'avait accompli vingt-cinq fois et qui. étant encore jeune, n'avait pas envie de s'arrêter.
1. Le « comme si » a été supprimé, de nos jours, par le téléphone. Cet instrument étend la voix humaine à des distances de plus en plus grandes. On finira, certes, par causer à n'importe quelle distance ; cela équivaudra à un rapetissement du globe.
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Au fur et à mesure que les moyens de communication se perfectionnent, les limites de l'association s'étendent. Et il en a été ainsi depuis la plus haute antiquité. Quand les hommes, au lieu d'aller à pied, ont commencé à monter à cheval, les limites sociales se sont étendues ; même circonstance après l'invention du char, de la barque et de la voile. Les habitants des nomes de l'Egypte ont pu constituer une société unitaire précisément parce que la navigation sur le Nil ayant été perfectionnée a permis une circulation vitale très active le long de ce fleuve. Cet événement s'est accompli, il y a quatre-vingts siècles au moins. Sans doute les dèmes de l'Atlique se sont fondus en une seule unité, lorsque les courses à cheval ont remplacé les communications à pied. A un certain moment, la plus grande unité sociale était le nome et le dème. Puis l'unité sociale a été l'Egypte entière et l'Attiquc entière. Le perfectionnement des moyens de communication a été continuel depuis la plus haute antiquité. Au xix" siècle, il a fait un bond prodigieux grâce à la vapeur et à l'électricité. Aujourd'hui, l'Europe entière et même le globe entierse trouventdans la «•même situation oii se trouvaient, à une certaine époque, les nomes de l'Egypte et les dèmes de l'Attiquc. Il ne faut pas plus de temps, pour aller maintenant de Paris à Pékin, qu'il n'en fallait, sous Ramsès II, pour aller de Thèbes à Memphis. l'^t, certes, ce mouvement de concentration est loin d'avoir dit son dernier mot. Aux trains de cent kilomètres à l'iieure succéderont des trains de deux cents. Les automobiles faisant cent kilomètres sur des routes spéciales deviendront d'un usage courant et les aéroplanes circuleront partout en coupant par le plus court.
Dès ([uo les êtres vivants peuvent échanger des services, la symbiose s'établit entre eux. Cette symbiose sociale aboutit aux mêmes résultats que la symbiose biologique. Chaque partie est affectée par les souIVrantiesdes autres et, lorsque la soulTrance d'une partie arrive à un degré
d'acuité trop élevé, la mort de l'organisme entier peut s'ensuivre '.
On croit généralement que la coalescence des sociétés humaines est loin d'avoir atteint un degré aussi élevé que la coalescence des cellules dans les corps biologiques. Cela est vrai. Néanmoins la coalescence dans les sociétés est déjà beaucoup plus grande qu'on ne le croit généralement et elle approche de la coalescence biologique. Celleci se manifeste par le fait que toutes les parties sont affectées de la souffrance d'une seule. Ce fait se retrouve absolument dans les sociétés humaines, à la phase actuelle de la civilisation. Une catastrophe qui se produit chez une grande nation du globe a immédiatement son contre-coup chez toutes les autres. Lorsqu'on 1907 une crise économique terrible éclata aux Etats-Unis, les achats des Américains et leurs voyages diminuèrentimmédiatement. Alors les Français, les Anglais, les Suisses perdirent beaucoup d'argent, c'est-à-dire éprouvèrent des souffrances, puisqu'ils furent obligés de restreindre leur train de vie, ayant réalisé moins de bénéfices. En second lieu, l'émigration aux Étals-Unis tomba presque à rien. Des milliers d'Européens qui auraient pu trouver du travail en Amérique n'en ont pas trouvé et, par suite, ils ont dû vivre dans de grandes privations.
Mais la solidarité va beaucoup plus loin. Elle s'étend jusqu'à la trame même des nations, s'il est permis d'employer cette expression imagée.
Comment r.\Ilemagne peut-elle avoir maintenant 62 millions d'habitants? Les produits alimentaires de son sol ne pourraient guère en nourrir plus de 45 millions. Elle peut avoir ces 17 millions en plus parce que les Etats-Unis et la Russie lui fournissent les denrées nécessaires à son alimentation. Si la Russie et les Etats-Unis ne produisaient pas ces denrées, l'Allemagne n'aurait pas
l. Voir plus haut, p. 103.
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pu avoir une croissance aussi considérable. On voit donc que la solidarité internationale va jusqu'à la trame, jusqu'au tissu intime des nations. C'est l'activité de l'une qui , donne la vie à l'autre. C'est parce que les Etats-Unis ont aujourd'hui 86 millions d'habitants et une bonne organisation politique que l'Allemagne peut avoir aussi une population de 62 millions.
Autre exemple. L'Italie, il y a quelques années, avait de mauvaises finances. Elle avait été obligée d'introduire le cours forcé, etl'agio sur l'or, à un certain moment, atteignit 13 p. 100. Dans ces derniers temps, un fort courant d'émigration s'est effectué entre l'Italie et le nouveau monde. Les Italiens, établis de l'autre côté de l'océan, commencèrent à envoyer de fortes sommes dans leur pays. Les banques italiennes, en recevant ces fonds, augmentèrent leur encaisse métallique, et l'agio disparut naturellement sans que l'État fût obligé de prendre aucune mesure spéciale. C'est donc l'Amérique qui a amélioré les finances de l'Italie.
Sans doute la solidarité entre les nations est loin d'être encore aussi complète qu'entre les différentes parties des organismes biologiques. On n'observe pas encore dans les sociétés cette interdépendance si intime, par suite de laquelle la mort d'une partie entraîne la mort du tout. On en approche cependant. L'Angleterre ne p(>ut plus se nourrir des produits de son sol que pendant quatre-vingtonze jours sur trois cent soixante-cinq. Si les arrivages de l'étranger venaient à cesser entièrement, les Anglais devraient seulement manger un jour sur (juatre ou les trois (juarts des Anglais devraient mourir de faim. Voilà une situation qui ressemble beaucoup à la mort totale. Dans tous les cas, la seconde jillcrnalive sciait la mori totale de 33 millions d'Anglais.
Ainsi donc, d'une façon générale, sitôt qu'il y a circulalion vitale il y a interdépendance et sitôt qu'il y a interdé[)eiulance il s'établit une association. Les faits dont je
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viens de parler montrent qu'il n'y a aucune ressemblance entre les rapports dans lesquels se trouvent les Etats-Unis et l'Allemagne et les rapports dans lesquels se trouvent deux huîtres accrochées l'une à côté de l'autre au même rocher. Je dis cela pour montrer toute l'inconsistance de l'idée, si répandue encore, que l'unité sociale suppose la contiguïté du territoire.
Il y a encore un point de vue d'une extrême importance dont il me faut parler maintenant. C'est que l'association humaine est dans un état de perpétuel devenir, c'est-àdire qu'elle n'a pas de limites stables et définitives. Seule notre habitude invétérée de considérer les phénomènes au point de vue statique nous empêche de comprendre cette vérité. Par paresse d'esprit, il nous est agréable d'imaginer que les choses ne changent pas pour n'être pas obligés, chaque matin, de les étudier à nouveau. Mais la nature se rit de la faiblesse de nos esprits : les transformations sont partout, perpétuelles et constantes. Rien n'est stable, et c'est plus particulièrement par rapport aux êtres vivants que le point de vue statique est une véritable contradiction dans les teimes. Il n'y a pas de vie sans désir, et le désir est un phénomène dynamique. Il n'y a pas de vie sans changement, elle changement estle dynamisme lui-même'. Les hommes, étant des êtres vivants, ne peuvent pas rester immobiles ; aussi les communications qui s'établissent entre eux sont-elles de tous les instants. Il n'y a pas un point de la terre où l'homme se soit dit : « Je n'irai pas au delà. » Et puisque personne n'a jamais prononcé une sentence de ce genre, les inter-communications se sont étendues sur
1. A proprement parler, loiite malière. vivante ou non vivante, est à l'état dynamique. On ne peut pas être sans agir autour de soi, et agir esl du dynamisme. Seulement, dans la matière dite « inerte », le dynamisme s'accomplit par des mouvements si petits qu'ils sont inobservables pour nos sens grossiers. Les atomes d'une barre d'acier se livrent à des mou- . vements vertigineux, mais qui échappent à notre vue. Dans ce que nous appelons la « matière vivante « les mouvements deviennent plus apparents parce qu'ils ont plus d'amplitude.
la surface enlière du globe. Or, ces relations créent des associations de plus en plus larges. Le processus dynamique, qui pousse maintenant à l'unification de l'Europe, est le même qui a poussé autrefois à l'unification des nomes de l'Kgypte et des dénies de l'Attique : le perfectionnement des moyens de communication, amenant une plus grande circulation vitale. Le mouvement qui dirige l'Europe vers la fédération n'a rien d'insolite ni de nouveau. C'est un mouvement qui s'est opéré depuis la plus haute antiquité avec une vitesse variable. En un mot, l'association humaine n"a jamais eu et n'aura jamais de limites fixes et délinilives ; les limites de l'association changent constamment, parce qu'elles dépendent de la circulation vitale ; l'association humaine est une conception dynamique et non statique.
L'intelligence de noti-e espèce est infiniment supérieure à celle des animaux. Par suite, l'homme a pu s'accommoder à tous les climats et il a occupé la superficie entière du globe. Puis l'homme a inventé des moyens de communication très perfectionnés et il a pu se mettre en relations avec tous ses semblables. Les éléphants d'Asie n'ont aucun contact avec ceux de l'Afrique, les fourmis de l'Europe aucun avec celles de la Nouvelle-Zélande. Mais tous les hommes sont en relations constantes les uns avec les autres. Il y a circulation vitale entre tous les êtres humains, donc ils i'oinieiil maintenant une association unique dans le sens biol()gi(|ue et réel de ce terme.
Les diirwiniens n'aiiirmeiil pas que la civilisation a été faite par les homicides collectifs à Viiilrrieiir dos gvou^ies. Mais (|u'est-c(! (jui est le dehors et le dedans? En d'autres termes, (juelles sont les limites des groupes sociaux? Ces liniit(!s, en réalité, sont iii;ir(|iiées parles limites de la circulation vitale. Or. coium(î celli^ circulation s'étend maintenant à l'humanité entière, il faut dire (|u'au point de vue concret, correspondant aux faits tels (|u'ils sont, il n'y a plus comme drltnr^ pour les associations humaines que
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ce qui reste en dehors de l'Iiumanité. Considérée au point de vue biologique et objectif, l'humanité est une association d'individus unis pour combattre le milieu physique et les autres espèces animales. Mais on peut aller encore plus loin. L'humanité englobe dans son association de nombreux individus du règne animal et végétal. L'homme, le bœuf et le blé forment, à un certain point de vue, un groupe social. Il faut élargir nos conceptions et ne pas nous laisser aveugler par des vues trop étroites. D'ailleurs les corps physiologiques, eux-mêmes, sont des associations de substances vivantes et non vivantes, qui offrent entre elles une diversité plus forte que la diversité entre l'homme et le bœuf.
Il n'y a dans la nature aucune limite à l'association, ni dans l'infiniment grand, ni dans l'inliniment petit. Une cellule est une association, le noyau de la cellule aussi, et ainsi de suite dans l'infiniment petit. De môme dans l'infiniment grand. Si nous pouvions communiquer avec les habitants de Mars, nous formerions une association avec eux.
Une autre vérité, absolument négligée par les darwiniens et qu'on ne saurait assez mettie en évidence, c'est que V association est utile à l'homme à tous les derjri'^. 11 en est ainsi parce que l'association garde la même essence à tous les degrés: celle de produire une intensification vitale des individus qui la composent. L'association d'un groupe d actionnaires, celle d'une commune urbaine, d'un Etat, sont aussi utiles que l'association du genre humain tout entier et pour la même raison. Il n'y a pas un seul degré où l'association cesse d'être bienfaisante et commence à devenir malfaisante. C'est une véritable folie de croire que l'association cesse d'exercer ses effets avantageux passé un certain nombre de participants et que l'association de 00 millions d'hommes, par exemple, est un bien, tandis que l'association d'un milliard cl demi d'êtres
humains peut être un mal. Je laisse décote pour le moment la question de l'organisation.
Combien de darwiniens modernes tombent dans cette grossière erreur! Bismarck considérait l'union de 62 millions d'Allemands comme heureuse, mais l'union de 400 millions d'Européens comme funeste. Ce célèbre homme d'Etat prussien et tous les darwiniens avec lui n'ont pas pu comprendre qu'il n'y a pas une limite oîi l'association cesse d'être utile à l'individu. Si une association unique liait tous les hommes, c'est alors, et alors seulement, que chacun d'eux atteindrait Icpointculminant de l'intensité vitale'.
Il faut réfuter maintenant l'erreur très répandue par les darwiniens que les limites des groupes humains sont marquées par l'antagonisme. Selon cette théorie, ce qui fait, par exemple, l'unité sociale de la France, c'est que cette unité s'oppose comme antagoniste à l'unité de l'AIlemag^ne ou de l'Angleterre, L'association viendi'ait uniquement de la lutte entre les hommes. C'est une très grossière erreur, provenant d'une cause que j'ai signalée déjà plusieurs fois : l'oubli de l'existence du monde phj'sique. Le lien social n'est pas formé uniquement par l'antagonisme contre d'autics sociétés, mais pai' l'antagonisme contre le milieu anibianl. Ce qui forme le lien unissant les hommes en municipes, c'est le désir d'avoir des rues pavées et éclairées, des égouts, des canalisations d'eau, etc., etc. Ce qui engendre l'antagonisme, c'est le désir d'arraciier (|uclque chose au voisin. Certes, s'il y a\aitdes hommes incapables d'adapt(!r directement le milieu à leurs besoins (c'csl-à-dirc de pruduirc la richesse) et daulrcs capables d'accomplir crtle besogne, il y aurait un antagonisme irréductililr <'iilrc les picmicrs et les seconds. Les hôtes sont les ciun-niis des |iar;i>itcs. .Mai> tous les hommes