AU LECTEUR
À la demande d’un grand nombre de nos auditeurs de l’Institut Canadien, nous publions ces conférences que nous n'avions faites que pour eux. Ils nous ont assuré que ces leçons seraient bien accueillies du public Plus étendu qui lit, et qu’elles lui apporteraient d’utiles enseignements. Sur le sujet très grave que nous avions à traîler—et que nous n’avons pu qu’effleurer — nous avons essayé de dire les choses essentielles ; et à propos des doctrines et des œuvres, nous avons cru devoir faire les réserves nécessaires. Nous ne pouvions cacher notre admiration pour le talent des grands critiques du siècle dernier ; nous avons loué la part excellente et utile de leurs œuvres ; nous espérons, pourtant, avoir mis suffisamment en garde contre les erreurs de leur pensée.
Nous livrons donc au public, en toute confiance, ces conférences. Nous n’y avons pas prétendu faire œuvre nouvelle ni œuvre d’érudition. Le cadre trop vaste des leçons nous interdisait ce soin. Nous avons plutôt voulu donner une vue d'ensemble aussi nette et aussi instructlive que possible de l’un des mouvements littéraires les plus considérables qui aïent au siècle dernier illustré les lettres de France.