Spencer, Principes de psyc/t., IV
sait que l'esprit, le moi de tout homme, est constitué, comme le montre notamment M. Ribût dans ses Maladies de la personnalité , non pas par une essence indéfinie, mais par une certaine succession, par un rythme et un groupement d'images, d'idées, d'émotions et de sensations, par un certain cours de phénomènes mentaux i. Or, l'œuvre d'un artiste nous donne directement une partie notable de ces phénomènes; de plus elle est l'expression non seulement de ces apparences, mais de leurs conditions profondes, des facultés et des désirs qui en forment le fond. Il est donc légitime d'essayer de tirer de l'œuvre d'art l'image de l'esprit dont elle est, soit le signe et l'expression, soit, plus directement même, une part indépendante et constituante. Que l'on extraie donc d'une série d'œuvres émanant d'un seul artiste toutes les particularités esthétiques qu'elles contiennent, on en pourra déduireune série de particularités intellectuelles. Si ces