‹ La Croatie et la Confēdēration italienneChapitre 32 sur 101 · ld., I. c, p · texte numérisé non relu

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les luttes continuaient avec le même acharnement malgré les . paix successives qu'on stipulait, et qui étaient aussitôt violées que signées. Enfin la nation croate résolut d'en finir d'un seul coup, et le roi Ferdinand 111 s'empressa de renforcer les garnisons de toutes les places fortes des frontières. Mais pour détruire l'effet de ces mesures énergiques, les Turcs, toujours fidèles à leur système politique et militaire, traitèrent avec la lâcheté autrichienne pour mieux venir à bout de la bravoure croate.

Telle était la situation de la Croatie, à cette époque fatale, où, abandonnée de tous, et s'agitant au milieu des débris de la monarchie hongroise, elle était obligée de lutter seule pour son indépendance et son existence nationale, contre la Turquie barbare et contre l'Allemagne prétendue civilisée. Mais plus on voulut asservir les Croates, plus ils s'efforcèrent de rester libres; plus on cherchait à les rendre faibles, dans le but d'opérer leur anéantissement politique, plus ils se sentaient forts et et indestructibles. C'est alors que fut tenue la promesse qu'ils avaient faite à l'Autriche d'accomplir des actes qui paraissaient impossibles y après avoir repoussé l'intervention étrangère dans leurs propres affaires nationales. Dès ce jour, qui se levait après deux cent cinquante ans de luttes continuelles contre les Turcs, une ère nouvelle commença pour la nation croate, agissant désormais dans sa force et dans sa liberté selon le but particulier et universel qu'elle devait remplir sur la terre. Déjà le croissant allait s'obscurcissant de plus en plus sous les coups et devant la gloire des Croates, qui se proposaient de lui reprendre toutes ses conquêtes, de rejeter l'empire turc en Asie ou d'éteindre ce foyer de barbarie qui tant de fois épouvanta la civilisation. Mais les Autrichiens firent prévaloir leur but contradictoire par le traité de Sistow, en vertu duquel l'envahisseur et l'oppresseur de l'Europe est devenu le facteur principal de l'équilibre européen.

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