‹ La Croatie et la Confēdēration italienneChapitre 37 sur 101 · Id., i. c, p · texte numérisé non relu

Id., i. c, p

Si l'inviolabilité des traités.

faits héroïques accomplis par ces noms immortels, qui deviendront un jour ou l'autre le drapeau d'un soulèvement général et de la résurrection de notre magnanime patrie.

Cependant la Croatie, tenue en éveil depuis si longtemps par les invasions des Turcs , passe dès à présent de la défensive à l'offensive pour reconquérir ses anciennes possessions tombées au pouvoir de la Turquie. Du moment où le sort des armes chrétiennes devient meilleur en Hongrie, les Croates peuvent arracher aux barbares les places fortes de Vojnoviç et de Grebengrad. Bientôt après, les comtés de Lika et de Krbava, ainsi que le romantique^ Zagorje , sont dévastés, et tous les efforts se portent vers la Drave, la Save et le Danube, afin de reprendre la Croatie inférieure dite Slavonie. Jacques Leslic, qui les mène au combat près d'Essek, s'empare de cette riche ville turque, après avoir mis en fuite l'ennemi ; et la nation croate rentre ,ainsi peu à peu dans ses anciennes possessions par de nouveaux succès 4 .

En reprenant la forteresse de Dubica, le ban Nicolas Erdôdy prépare la prise de celle de Kruppa, que les Croates enlevèrent d'assaut en montant les uns sur les autres, faute d'échelles 2 . Chaque bataille livrée ou acceptée par les Turcs se transforme bientôt en déroute ; et ce n'est pas assez pour les Croates que de lutter dans leur propre intérêt national , ils prennent encore part aux événements qui se passent en Hongrie, où ils vont reconquérir d'abord Gran et Erlau, où ils reprendront plus tard Ofen, Belgrade et une foule d'autres places fortes.

En 1685, le ban ErdOdy ne voulut point terminer ses opérations militaires sans avoir chassé les Turcs de toute la Croatie inférieure ; il le fit en une seule campagne. Cela n'empêcha pas les Croates d'occuper les places fortes de Dubica et Banjaluka dans la Croatie turque, ainsi que Zvornik dans la Bosnie croate*.

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