‹ La croisade des damesChapitre 18 sur 38 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

HECTOR

Étrange ivresse ;

Quel rêve oppresse Mon cœur plein d’émoi?

O folle extase!

Mon front s’embrase.

Le trouble et l’effroi S'emparent de moi.

Silence, 6 mon âme!

Étouffe ta flamme

Et calme-toi.

J'entends des pas! On approche. La porte s'ouvre! Dieu! si c'était la baronne tout serait perdu. (11 disparaît.) |

HÉLÈNE, entrant.

La nuit est sombre ; L'amour dans l’ombre Dirige mes pas.

Son cœur fidèle,

Son cœur m'appelle, Sa voix dit tout bas :

Viens, ne tarde pas !

Ainsi que toi-même, Cher Hugues, je t'aime:

Viens dans mes bras.

Hugues ! es-tu là? Réponds-moi; j'ai peur, je tremble! 11 me laisse seule, ah! c'est bien mal!

HECTOR, rentrant.

Pas de lumière, c’est la comtesse ! Laïssons-lui croire encore que c'est son mari qui l'attend. Ah! c’est un rôle qu’il serait si doux de prendre au sérieux !

DUO (suite),

HÉLÈNE Hugues! Hugues !

HECTOR

Oui, c’est elle.

Page 1