‹ La Croissance du Crâne Chez le MoutonChapitre 16 sur 33 · I. — Méthode de recherches et procédés techniques · texte numérisé non relu

I. — Méthode de recherches et procédés techniques

Ce chapitre porte sur l’étude histologique des processus qui président à la formation et à l'accroissement des os du crâne, considérés individuellement.

Après avoir indiqué la méthode générale de recherches et la technique adoptée, nous étudierons la constitution de la paroi de la cavité cranienne chez l’adulle et nous verrons comment, en prenant pour point de départ le stade du chondrocrâne., se constituent et s’accroissent les pièces osseuses qui entrent dans le cadre de l'étude que nous avons entreprise.

L'étude analytique des phénomènes histologiques observés dans ces os, aux divers stades de leur évolution, est indispensable pour déceler les procédés généraux relativement simples qui, par leurs combinaisons variées suivant les endroits et suivant les moments, permettent d'expliquer l'accroissement progressif des différents diamètres de la cavité cranienne.

À) Objet d'étude. — Nous avons choisi comme objet d'étude le crâne du Mouton et nous avons limité nos recherches à la période fœtale depuis le stade de 45 millimètres jusqu'à celui de 50 centimètres, correspondant à des individus à terme.

On pourra nous objecter que le crâne du Lapin eût été plus favorable à certains égards. Ce choix nous aurait assurément permis d'obtenir des sujets d'âge rigoureusement déterminé par la date du coït fécondant; il est certain aussi que la taille beaucoup plus faible de l’objet aurait notamment simplifié la besogne matérielle. Cette espèce a été rejetée parce que les os du crâne, et ceux de la voûte en particulier, sont d’une minceur extrême et d’une constitution telle que les phénomènes histologiques dont nous recherchions les manifestations y sont mal appréciables. En second lieu, la rapidité du développement nous a paru peu propre à la mise en évidence des processus d’accroissement et de leurs conséquences mécaniques.

D'ailleurs, surtout dans les premiers âges, les observations de stades suffisamment rapprochés évitent les causes d’erreur tenant à des variations de longueur individuelle. Les stades de 45, 75, 100, 115, 150, 200, 300, 450, 500 millimètres nous ont paru, après examen et vérification de quelques sujets de tailles intermédiaires, constituer une série suffisamment serrée.

Nos recherches ont été limitées à l'étude de l'accroissement de la cavité cranienne pendant la période fœtale. C’est, en effet, pendant ce temps que l’augmentation du volume de la cavité cranienne est la plus rapide et la plus sensible et que les processus histologiques se révèlent avec toute leur pureté. L'observation microscopique de crânes jeunes ou adultes, quand elle veut étre suffisamment précise, se heurte à des difficultés très sérieuses, dont nous aurons à reparler.

Des conditions matérielles peu favorables nous ont empêché de réaliser le désir que nous avions, d'aborder, par l’expérimentation, l'étude de certains points de mécanisme de l'accroissement de la cavité cranienne chez le Mouton. Nous avions pensé, en particulier, pouvoir, en appliquant le procédé des repères combiné à la radiographie suivant G. DuBreuil, ajouter une confirmation expérimentale aux preuves de l'accroissement appositionnel des os de la voûte. Mais le séjour des laboratoires est rapidement néfaste aux jeunes animaux en expérience, el nous avons été arrêté dans nos tentatives par des difficultés matérielles que nous n'avons pu vaincre.

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