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SEGMENT POSTÉRIEUR

Paroi. — Base : basi-occipital.

Vote : ex-occipital droit; ex-occipital gauche.

Liaisons souples. — Voüte : cartilage de conjugaison situé entre les deux occipitaux. |

Base : cartilages de conjugaisons situés entre le basi-occipital et chacun des ex-occipitaux.

Ces trois segments sont distincts dans le sens antéro-postérieur, unis et séparés par des liaisons souples : sutures à la voûte, cartilages à la base; ces liaisons souples sont les zones fertiles de la croissance de chaque segment dans le sens antéropostérieur.

Liaisons du segment antérieur avec le segment moyen :

Voüte : suture interfronto-pariétale.

Base : cartilage de conjugaison interbasi-pré-sphénoïdal.

Liaisons du segment moyen avec le segment postérieur :

Voüte : suture interpariéto-occipitale. |

Base : cartilage de conjugaison situé entre le basi-sphénoïde et le basi-occipital.

X. — Dans chaque segment, l'accroissement dans les différents diamètres résulte de l'accroissement des diverses parties constitutives.

L'accroissement total de la cavité cranienne dans les divers sens résulte de la somme de ces accroissements partiels, combinés au phénomène du redressement de la courbure des os de la voûte.

XI. — L'apposition osseuse est liée à l’activité des ostéoblastes. Au niveau des travées qui doivent être résorbées ou lorsque

celles-ci s'arrêtent de croître temporairement ou définitivement, on assiste à la dégénérescence partielle, puis massive, des ostéoblastes qui ne se sont pas transformés en cellules osseuses. Seul un petit nombre des ostéoblastes engagés dans l'édification des travées osseuses persiste sous la forme de cellules osseuses durables emprisonnées dans l’osséine.

XII. — L'érosion osseuse a paru être, d’une façon constante. au niveau des os étudiés, le résultat de l’activité des ostéoclastes. Il n'a pas été possible d'identifier d’une façon certaine l'existence d'un processus d’ostéolyse s’effectuant en dehors de l'intervention des ostéoclastes.

XIII. — Les ostéoclastes, étudiés au niveau de la paroi du sinus frontal en voie de formation, où les phénomènes d’érosion sont très actifs, a permis de rapporter l'origine de ces éléments aux cellules rondes mobiles du tissu conjonctif, ellesmêmes d'origine lymphocytaire.

Les jeunes ostéoclastes apparaissent dans le tissu conjonctif, à une certaine distance de l'os, et dans des régions particulièrement riches en vaisseaux; ils gagnent les surfaces d’érosion en augmentant leur volume et le nombre de leurs noyaux.

L’accroissement du nombre des noyaux n’a pu être élucidé d’une façon complète ; il paraît, cependant, relever de procédés différents peut-être employés concurremment.

Les ostéoclastes employés à la résorption des travées dégénèrent par fonte cellulaire après un certain temps. L'existence de centres de formation de cellules jeunes est en relation avec le remplacement des formes dégénérées et le maintien du contingent des agents actifs de la résorption.

XIV. — Les phénomènes d'érosion combinés aux phénomènes d’apposition interviennent dans la décourbure des os de la voûte. L'étude de la distribution topographique des deux ordres de phénomènes montre que cette décourbure est réalisée suivant un procédé qui économise la substance à résorber et le travail à fournir.

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Il existe, notamment au niveau du frontal et du pariétal, une forte érosion interne avec apposition externe dans les parties où ces os confinent à la base du crâne; en même temps on observe, dans la région correspondant au centre de figure de ces os, de l'érosion externe avec apposition interne. La combinaison de ces phénomènes et la croissance des os au niveau de leurs bords est nécessaire et parfois suffisante (cas des ex-occipitaux) pour rendre compte du redressement des courbures ; elle permet, dans la formation de l'os nouveau, l'utilisation de notables parties osseuses édifiées dans les stades antérieurs.

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