‹ La croix d'or comedie en deux actes, melee de chantsChapitre 25 sur 34 · GUILLAUME, CHRISTINE · texte numérisé non relu

GUILLAUME, CHRISTINE

Guillaume. Ali ça ! quYst-cc que ça vent dire... qu’une conduite comme celle-là , accompagnée d’un refus obstiné... il faut s’expliquer franchement ; voyons, la main sur le côté gauche , tu n’as pâs le mauvais goût de détester le capitaine?

Christine. Je l’estime !

Guillaume. Tu l'estimes.. . tu l'aimes comme une perdue. Tu en es fanatique.

Christine. Eh bien! oui, je l’aime...

j’en conviens avec toi... j’aime M. Francis... mais , Guillaume , cet amour est nu malheur «le plus pour moi , puisque je ne peux pas l’épouser.

GUILLAUME. Tune peux pas... pourquoi donc ça ?

CHRISTINE. Et celui qui est parti à ta place , il y a deux ans.

Guillaume. Ca n’a pas le sens commun... un homme que lu ne connais pas...

que tu n'as jamais vu... qiii est peut-ctic laid... oui, oui , il est laid; il est peutêtre décédé cet homme-là.

en R ISTINE. S’il était mort... ce serait pour toi... pour toi, Guillaume... je ne dois pas l’oublier.

Air de Pi loti.

Il cocoi que j'urs h es jour-l.’i ,

Quanti no» coti&ct ils te nicllaici.! en voyage j

•1*111*1 tiMMi'uT'iiai faut que mon c*vur battra,.

T. o». heu« \ tonnaient nu clocher du village.

[I.n 41 ut-untut •• • entend st uncr trois heures au etorher du vit /âge.)

j E»l-rc une errcni?non, tiens, mon Aère, entends,

111' sonne encor celle heure solennelle.

Et quand tu ni’di» d'oublier .nés sermotu,

Voii.i Dieu «pii uie les r tjq elle.

GL'JLLAt me. Le terme est passé*., il y a plus de deux ans... c’était bien avant la moisson... et nous sommes à la Saint- Marliu... il est dans son tort.

CHRISTINE. Etqui t’a «lit que le froid, la fatigue, des blessures peut-être ne l’ont pas retenu.. . dans celte longue route?.. Et que lui dirais-je, moi, s’il arrivait souffrant... malheureux, sans asile... et qu’il inédit... mam’zclle, v’Ià votre croix...

v’Ià votre promesse?

glillai me. Dam !... je lui dirais tout ce «pii me passerait par la tête... bien obligée... je vous remercie... u’fa liait pas vous déranger pour ça , vu que j’en aime un autre!...

Christine. Non , mon frère... je lui dirais: Voilà ma main... car je l’ai promise à celui qui me rapporterait ma croix d’or

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