‹ La croix d'or comedie en deux actes, melee de chantsChapitre 26 sur 34 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les Mêmes, FRANCIS.

(Dcpnis quelque* minutes , il s'était montre k la porte et écoulant.) ,

Francis. Il se pourrait !... ah! mademoisellc... ah ! mon ami!

GUILLAUME. Qu'est-ce qui lui prend donc ?

FRANCIS, à Christine. Si vous saviez.!., les paroles que vous venez de prononcer m’ont rendu le plus heureux des hommes.

Christine. Que dites-vous ? comment , monsieur ?

Francis. Ah ! daignez in’éconter un moment... Il y a deux ans environ... uu jeune homme traversait un village pour se rendre chez son oncle , y continuer se» études, quand le hasard le rendit témoin in^visihle d’une conversation qui changea le cours de ses i«lées et décida le sort de sa vie entière.*.

Guillaume. Bon!... bon!...

Francis. Il s’agissait d’une jeune personne qui s’offrait noblement en sacrifice pour empêcher le départ de quelqu’un qui lui était bien cher.

LE M1CASIN TtlÉXTliL.

Christine. Que dit-il?

frencis. Le jeune homme , un peu romanesque , voulut être de moitié dans le sacrifice , et cela sans se faire connaître , sans voir meme la jeune fille... car il se disait : Avoir un cœur si bon... une vois si douce... on doit être belle... et si je la vois, je ne pourrai plus partir.

Guillaume. Ali ça! mais...

Christine. Continuez... oh! continuez...

FRANCIS. Il partit donc... le sac sur le dos. Echappé comme par miracle aux périls sans cesse renaissans de son état... il fit rapidement son chemin... Lesrangss’éclaircissaient si vite!... et deux ans à peine écoulés... il revit pour la seconde fois le village où il s'était arrêté... et pour la première celle dont il avait si bien deviné les attraits... celle dont le souvenir était resté gravé dans son cœur... Sans doute il aurait pu dire... Me voilà... c'est moi... mais encore un peu romanesque , il voulait être aimé pour lui-même ; bien décidé, s’il ne pouvait y réussir, à renoncer à tous scs droits... Quelques mots qu’il vient d'entendre lui ont donné la certitude que sou amour n’était pas dédaigné.

CHRISTINE. Quoi ! monsieur Francis... vous seriez!...

GUILLAUME. Je l’ai deviné tout de suite à ses dernières paroles. C’est-y ça un hasard fait exprès!

cuniSTiNE. Eh Lien !... et cette pauvre petite croix ?

Guillaume. Oui , oui , donnez-lui sa croix , à celte entcléc-là.

Francis. Votre croix I

CHRISTINE. Oui.

FRANCIS , urxulli. Je ne l'ai plus.

GUILLAUME et CHRISTINE. Grand Dieu!..

CHRISTINE. Vous ne l'aiezplus?

FRANCIS Dans une circonstance fatale, si commune dans la vie d’un soldat...

CHRISTINE. Oui , oui , je devine. Ah!

monsieur Francis , c’est bien mal!

FRANCIS, lai parole d’un militaire....

d’un homme d'honneur, ne vous suflitclle pas ?

Christine. Mon frère vous a tout raconté.

FRANCIS. De giàce, éroulez-moi.

CHRISTINE. Assez , assez , monsieur , je ne dois pas en entendre davantage... Ah !

mon frère , en voulant me forcer, par une ruse indigne de vous... à faire le bonheur de votre ami... vous avez fait pour toujours le malheur de la pauvre Christine

(Elle sort vivement.)

o ao a wo ao a o tv w oo eouaiov Me eooaeaaaueuaeaua o

SCEPŒ VIII.

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