THÉRÈSE , GUILLAUME
GUILLAUME, chantant.
V a del'oigoon, d’ l’oignon, d’ l'oignette,
Y a d* l'oignon.
THÉRÈSE. Qu’est-cc que tu as donc à courir et à chanter comm’ ça?
GUILLAUME. En v'ià une de nouvelle!..
THÉRÈSE. Quelle nouvelle?
Guillaume. Les cent vingt mille conscrits de 1812 sont appelés sous lesdrapaux média tement.
Thérèse. Ah! mon Dieu.... mais tu en es de 1812 !
GUILLAUME. Eh bien!., oui, j’en suis...
THÉRÈSE. Et tu ris, et tu chantes!...
GUILLAUME. Veux-tu pas que je pleurniche comme tous ces capons du village!..
Du tout... je suis Français... et je veux voler gaiment à la bataille.
Thérèse. Viens dire que tu m'aimes à présent, menteur.
GUILLAUME. Oui, je le dirai... je t’aime* Thérèse... je t’aime foncièrement ; mais il me faut d’Ia gloire... j’en veux comme un enragé; d’ailleurs j’ai pas le choix, mes camarades font déjà leurs paquets, et ce que tu as de mieux à faire , Thérèse , c’est de me donner le mien, et du me dire:
Tiens, voilà quatre chemises, cinq mouchoirs, une paire de bas, sois-moi toujours fidèle, et va moissonner des lauriers.
TI1ÉRÈSE. Moi , te dire ça I
GUILLAUME. Puisque je vas partir...
11 ie trouve près de la porte.
Q aMtwmww w awwM s awwwa w wm t wi