‹ La croix de Malte drame en trois actesChapitre 38 sur 52 · IR LA CROIX · texte numérisé non relu

IR LA CROIX

ALTAVILLA. ù

Pourquoi pas ?.. un proverbe dit qu'il est bon d'en avpir jusqu'en enfer... moi, je suis de l’avis de ce proverbe, en me ménageant un protecteur dans la Sainte-Inquisition.

PA DOLFO

Ceci n’est (tas mal avisé, surtout lorsqu'on a eu la faiblesse d'enlever des religieuses.

ALTAVILLA

Silence! ccd est une peccadille oubliée depuis long-temps, et dont le Saint Office n’a jamais eu connaissance , je le suppose.

P AN DOLFO

C’est probable... (A pari.) Je ne suis pas assez payé pour lui répoudre.

ALTAVILLA

Quoi qu'il en soit j'ai trouvé à l’employer utilement pour le service de l'ordre de Malte.

PANDOLFO

Et pour le vôtre.

ALTAVILLA

J'en conviens ; mais en me servant comme tu le fais , lu n’es pas inutile à l'Inquisition.

TANDOLFO.

Ab!., à qui le dites-vous?., mais quel intérêt si grand avez-vous de faire arrêter ce don Léon de Cabrera , échappé du prieuré , ce chevalier de Malte, qui avait des qualités... des qualités d'un grand poids?..

ALTAVILLA

Je lui ai servi rie parrain, et comme tel j'en suis responsable devant l'ordre.

PANDOLFO

Mais, en résumé, quel est votre dessein?

comme vous m'en avez prié , je n’ai pas encore remis au gouverneur l'ordre de se joindre à la Sainte-Inquisition pour faire arrêter don Léon partout où il se trouvera.

ALTAVILLA

Tu as bien fait... le moment n'est pas venu encore... II faut d'abord que je trouve l'occasion de le surprendre, car rc my stérieux amant, qui ne peut être que don Léon...

PANDOLFO

Celle occasion ne peut tarder, je suis bien sfir qti’après la fête... or, voiri que la musique cesse... les lumières commencent à s’éteindre... le jardin est silencieux et désert...

ALTAVILLA

Rien! nous n’avons pas de temps à perdre...

Pandolfo ! je puis compter sur toi ?

PAMDOLFO.

Ah ! Monseigneur !

ALTAVILLA

Je ne te demande pas de serment.

PANDOLFO

Vous avez dit tout à l’heure que nous n’avions pas de temps à perdre...

ALTAVILLA

Ainsi , tn es à mes ordres toute la nuit, qnoi que Je te demande ?

PANDOLFO

Quoi que vous me demandiez ; la nnit . te jour... rnmmc vous voudrez... je ne vous quitte plus. Monseigneur, que quand votre affaire sera faite.

ALTAVILLA

Je le remercie.

i MALTE.

PANDOLFO

11 n’y a pas de quoi, (s'approchant de la fenêtre.) Eb, tenez, si je ne me trompe, voici la confidente qui se dirige de re côté avec le jeune

inconnu. ai.tayilla.

Voyons... à la clarté de la lune, je crois reconnaître oui, c’csl lui !.. plus de dôme

c'est don Léon !.. et doua Juana va venir, dislu?.. pandolfo.

Oh ! j'en suis certain.

ALTAVILLA

Je les liens, enfin!., retirons-nous, et nous agirons selou les circonstances et noire fantaisie.

PANDOLFO

Cette porte ouvre sur le jardin, venez. (A pan.) C'est une bonne journée pour ma femme et mes quatre enfans. (Us sortent par une porte latérale.)

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