‹ La croix de Malte drame en trois actesChapitre 9 sur 52 · DON BALTIIAZAB , DONA JUANA · texte numérisé non relu

DON BALTIIAZAB , DONA JUANA

DON OALTIIAZAB.

Oh ! je pourrai encore lever le front !

DONA JUANA , a paît, en eolraoL

lime sembla plus calme et moins triste, à présent... Le moment est peut-être favorable... essayons!

DON BALTIIAZAB, apercevant Juana.

Juana !.. (a pan.) Je n’avais pas songé à elle; il faut rpie je la prépare... mais ne l’inquiétons pas sur les jours de don Luis... (Haut) Te voilà, ma fille; j’ai à te parler.

A moi , mon père? (a part.) Mon Dieu! saurait-il qu’eu secret... ab! je tremble malgré moi!

DON BALTtf AZAn.

Juana , voici le moment où je dois songer à ton avenir, à ton mariage... (Mouvement de Juana.) Et, puisque l’occasion que je cherchais se présente...

DONA JUANA

O mon père ! je vous en supplie . attendez encore pour me séparer de vous. (A part.) Être à un autre qu'à Léon...

DON BALTIIAZAB. à part.

Je bc m’attendais pas à cette résistance. (t!aut.) Juana, mire langage m'étonne, songez qu’il suffit de la volonté d'un père...

DONA JUANA

Oh! vous ne me l’imposerez pas!

DON BALTIIAZAB.

Peut-être, si vous m'y forcez. Mois, avant, jeté dirai, ma fille... si, pour acquitter envers, un de les parens une dette immense , une dette sacrée...

DONA JUANA

line dette envers un de nos parens !

DON BALTIIAZAB.

Oui , une dette acquise à une réparation.

li LA CROIX DE MALTE.

DON* JUAN*

A une réparation! (A pari.) Mais c'eatde Léon qu’il s'agit !

DON BALTHAZAH.

Si j’ajoutais que je n’avais pas cru, jusqu’à préseul , ce mariage possible.

DON* Jli A NA , à pari.

Ob ! tout s'explique ! (Haut.) Et celui que vous me destinez...

DON llALTHAZin.

Est assez proche parent des d'Ayamonte pour me succéder dans nies charges, dans mes dignités, dans ma fortune qui , du moins, ne sortira pas de ma famille.

no n a juana , a part.

Plus de doute ! c’est lui ! c’est Léon , dont il a appris l’arrivée à Païenne... Oh! que je suis heureuse!.. (Haut.) Mon père !

DON BALTIIAZAtl.

Ainsi donc . si , pour s’acquitter de cette obligation , ton père avait besoin de disposer de ta main , tu la donnerais sans hésiter ?

DON A JUANA

Oh ! avec bonh 'ur, mon père ! a vec bonheur ! Je le jure devant Dieu !

don n ai. r H azaii , l’embrassant.

Bien , mon enfant! je reçois ton serment, et u ne serais plus une d'Ayamonte si tu y manquais.

DONA JUANA

Mais , mon père , vous savez donc...

DON RALTIIAZAH.

Silence! on vient. (Un domestique paraît.) Ce n'est pas lui !

Page 1