‹ La croix de Marie opéra comique en trois actes parole de mm. Lockroy et DenneryChapitre 58 sur 60 · SCENE XIX · texte numérisé non relu

SCENE XIX

Les Mûmes, LE CHEVALIER, puis KÉMOUAN, Ho:m«s et F FM u es du village.

le chevalier, entrant dans la plus grande agitation.

Où est le marquis?... où est ru jeune homme?

jean, à Marie.

KIoignez-vous !...

LE CHEVALIER

Je demande quelqu’un... un médecin... n'importa qui... je veux qu’on mo traite, qu’on m'explique... oll". est .ni couvent! (Allant à Jean, gui se place immédiatement devant Marie ) I lie y est... elle était restée... non : elle est rentrée... non : die est fcmrtio dorant moi... toul h l’heure... j’étais présent. Sortie du monastère avec les autres !

JEAN

Qui donc?

LE CHEVALIER

Toujours la môme : la fillo du pécheur, la petite qui s'était enfuio d’ici. Je loi vue b Vannes... je viens de la voir au couvent.

marie, avançant.

Que dit-il?

le chevalier, la reconnaissant.

Ah f... je la vois partout. (Il reste immobile de surprise.)

jran , après un silence.

Mai?... que signifie...

le chevalier, stupéfait.

. Je l'ai vue à Vannes.. . je la vois lh-bas.. . je la vois ici. . . j’y vois trop... j’y vois triple!... c’est comme si je n’y voyais pas... jo vais retrouver ma femme. ( U tort par le côté gauche.)

FINALE

(Tout te dialryu't mirant te dit sur Ig AAustqur.)

marie, gui a remonté la scène.

Jean!... oh ! regarde donc là-bas... regarde... (KUe vient ainsi que Jean se cacher derrière l'arbre qui est h droite.)

(Bit ce moment et sur te muiigue de la marche que Ton a entendue au premier acte, quelques villageois descendent par 1rs rochers à distance les uus des autres et par groupes. Ils regagnent leurs demeures, quelques-uns donnant le bras à leur filles qui reviennent du couvent, leur livre de prières à la main et enveloppées de leurs totles. Kèrouan parait le visage calme et accompagnant, lui aussi, une jeune fille. Il semble lui parler avec bonheur.)

jean.

Ton père... et h son bras... ( Kirouan , avec la jeune fille qui raccompagne, descend en scène. Il est suivi de quelques amis ou voisins. Il s'arrête un instant au seuil de sa maison.)

RÉROUAN.

Mario! ma chère enfant I me voilà : je te suis.

(Il lève le voile de la jeune fille et l'embrasic au front. Les traits de celle-ci sont exactement les mêmes que ceux de Marie. Elle entre dans la maison. Kérouan la suit des yeux avec bonheur, puis, après avoir échangé une poignée de main avec ses voisins, il rentre luirrime. Cet derniers s'éloignent.)

marie, qui s'était cachée derrière l’arbre, réparai s tant et fixant ses regards sur la porte.

Cher. lui!... il v rentre heureux... paisible... oh! c’est bien mou père.. . c T esl bien loi, Jean!

JBAH.

Je respire b peine.

MARIE

Paisible!.. . heureux!.. . mais quelle est cette jeune fille?... et pour qui la prend-il î (Elle s'élance vers la fenêtre de la maison, et cherche à voir dans l’intérieur à travers les carreaux.) jean, uoulaut la retenir.

Marie!

marie, reculant.

Ah! mes traits!. . . mon visage! moi!... regardol

jean.

Grand Dieu!

MARIE

Moi!... il la quille... et elle me sourit... et tout b coup sa figure rayonne.,. (Je motif qui a accompagné l'apparition et le baiser du premier acte se fait entendre.)

MARIC.

Ma mère! c’est vous, ma mère! vous avez pris ma place! vous m’avez sauvée! (Elle tombe à genoux. Jean s'approche d'elle et la relève doucement.) Sauvée! jo suis sauvcol C’était bien vous, ma mère, qui m'étiez apparue! vous êtes venue me secourir I

JEAN st ma me, avec uns explosion de joie.

Ab I vierge Marie,

Soyez bénie !

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