‹ La croix de Marie opera comique en trois actes paroles de MM. Lockroy et DenneryChapitre 12 sur 79 · ACTE \, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE \, SCENE V

jean, cherchant à se contenir, et avec un dépit qui va croissant.

Moi?... tu te trompes; je ne trouve rien là que de très-naturel. Il est tout simple que tu aies distingué... que l'un de ceux que j’ai laissés au village ait pu te plaire... je ne sais lequel, par exemple I non pas que je ne leur rende justice à tous, mais ils sont gauches, sots, laids, maussades, brutaux... tu auras fait làdedans uu excellent choix, je n’en doute pas.

marie, avec hésitation.

. Et s’il ne s’agissait d’aucun de ceux-là?

JEAN

Comment ?

MARIE

Si... celui dont je parle ne leur ressemblait ni par l’habit, ni par les manières.

jean, à part, avec une joie qu’il contient à peine.

Grand Dieu! je n’ose croire...

MARIE

Si, loin d’être resté au village, il n’était dans le pays que depuis peu de temps?

JEAN

Que dis-tu?

MARIE

Rien, rien...

JEAN

Mais parle... parle donc à présent... c’est que c’est bien différent comme ça...

MARIE

Tu crois?

JBAN.

Comme ça je comprends, j’approuve, je partage... c’est tout autre chose.

MABIE.

Vrai?

JEAN

Ça ne se ressemble plus.

MARIE

Et tu ne me blâmes pas d’avoir osé...

Me le dire, à moi ?

MARIE

D'avoir caché à mon père •••

JEAN

Quoi? Ce que peut-être jusqu’ici tu ne t’avouais pas à toimême? .

MARIE

C’est cela ! je ne me l’avouais pas.

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