ACTE I, SCENE VI
Pourtant je n'ose Finir mon discours.
kérouan, en riant.
Ah ! je comprend Qu’il soit tremblant.
(Reprise de l’entemble.) marie, bat d Jean.
Pourquoi trahir mon secret?
jean, de même.
Ma foi, le plus fort est faitl
kérouan, à part.
Âh 1 je tien
Le mot de leur tendre entretien.
j eau, bas d Marte. %
Tu vois qu’il m’accueille au mieux.
marie, de mime.
Mais regarde donc ses yeux.
kérouan, d part.
Rions, morbleu!
Rions un peu.
Quel tourment 1
KÉROUEN.
C’est charmant I
JEAN
Vraiment C’est alarmant.
(d part, regardant Kérouan.)
Quel regard il m'a lancé !
marie, d part.
Comme il paraît courroucé !
kérouan, d part.
Je prétends
Me divertir à leurs dépens.
(Haut d Jean et d’un tontivère.)
J’attends toujours I Voyons, j’écoute.
Tu vas sans doute Finir ton discours.
jean, prenant courage.
Pour la vie,
Eh bien, tout bas, elle aime, je crois.
kérouas, jouant la colère.
Quoi! Marie...
Ah! quelle audace ! aurait fait un choix?
marie, tremblante.
Oui, mémo â mon père, *
Oui, je cachais l'amour qu’ici mon cœur ressent.
KÊRODAX.
Et, dans ma colère,
Je te punis... en t'embrassant. >
MARIE et JEAN.
Est-il vrai? quel espoir J’ose enfin entrevoir!
kérouah, à Marie.
Va, ton secret j’ai pu le voir ;
Je crois enfin le bien savoir : Sans vouloir Rien prévoir.
Je te dis : garde l’espoir ;
Oui : garde un doux espoir.
MARIE
Sa voix m’encourage.
Tendre langage Qui vient changer soudain Notre destin !
Tendre langage Qui me présage Un sort divin !
O bien suprême!
A celui que j’aime On va m’unir!
Quel doux avenir!
Bien suprême!
A celui que j’aime Le ciel à jamais va m’unir.
IIAS.
Sa voix l’encourage.
Tendre langage Qui vient changer soudain Notre destin!
Tendre langage Qui me présage Un sort divin!
O bien'suprême !
A moi qui l’aime Ou va l’unir!
Doux avenir!
Bien suprême!
A celle que j’aime Le ciel à jamais va m’unir.
KÉROCAN.
Heureux âge !
Leur visage A changé soudain.
Tout présage Heureux destin.
Je sens moi-même, O joie extrême !
Âtîffe I, SCENE VII.
Ud doux plaisir A les unir.
Pour moi-même Qui les aime,
Quel doux plaisir de les unir 1 xgRûtiN, à Jean, gaiement.
Ah! bravo I mou commandant!
L’équipage est très-content.
JEAN et MARIE.
Mon
Ton
discours était charmant.
MARIE
Quoi ! mon père, vous me pardonnez?
KÉROUAN
Mais oui.
MARIE
Vous consentiriez... (A part.) Ah! je puis l’aimer sans rougir à présent .
JEAN
Là!... ai-je eu tort de parler?