‹ La croix de Marie opera comique en trois actes paroles de MM. Lockroy et DenneryChapitre 17 sur 79 · ACTE I, SCENE VI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI

Pourtant je n'ose Finir mon discours.

kérouan, en riant.

Ah ! je comprend Qu’il soit tremblant.

(Reprise de l’entemble.) marie, bat d Jean.

Pourquoi trahir mon secret?

jean, de même.

Ma foi, le plus fort est faitl

kérouan, à part.

Âh 1 je tien

Le mot de leur tendre entretien.

j eau, bas d Marte. %

Tu vois qu’il m’accueille au mieux.

marie, de mime.

Mais regarde donc ses yeux.

kérouan, d part.

Rions, morbleu!

Rions un peu.

Quel tourment 1

KÉROUEN.

C’est charmant I

JEAN

Vraiment C’est alarmant.

(d part, regardant Kérouan.)

Quel regard il m'a lancé !

marie, d part.

Comme il paraît courroucé !

kérouan, d part.

Je prétends

Me divertir à leurs dépens.

(Haut d Jean et d’un tontivère.)

J’attends toujours I Voyons, j’écoute.

Tu vas sans doute Finir ton discours.

jean, prenant courage.

Pour la vie,

Eh bien, tout bas, elle aime, je crois.

kérouas, jouant la colère.

Quoi! Marie...

Ah! quelle audace ! aurait fait un choix?

marie, tremblante.

Oui, mémo â mon père, *

Oui, je cachais l'amour qu’ici mon cœur ressent.

KÊRODAX.

Et, dans ma colère,

Je te punis... en t'embrassant. >

MARIE et JEAN.

Est-il vrai? quel espoir J’ose enfin entrevoir!

kérouah, à Marie.

Va, ton secret j’ai pu le voir ;

Je crois enfin le bien savoir : Sans vouloir Rien prévoir.

Je te dis : garde l’espoir ;

Oui : garde un doux espoir.

MARIE

Sa voix m’encourage.

Tendre langage Qui vient changer soudain Notre destin !

Tendre langage Qui me présage Un sort divin !

O bien suprême!

A celui que j’aime On va m’unir!

Quel doux avenir!

Bien suprême!

A celui que j’aime Le ciel à jamais va m’unir.

IIAS.

Sa voix l’encourage.

Tendre langage Qui vient changer soudain Notre destin!

Tendre langage Qui me présage Un sort divin!

O bien'suprême !

A moi qui l’aime Ou va l’unir!

Doux avenir!

Bien suprême!

A celle que j’aime Le ciel à jamais va m’unir.

KÉROCAN.

Heureux âge !

Leur visage A changé soudain.

Tout présage Heureux destin.

Je sens moi-même, O joie extrême !

Âtîffe I, SCENE VII.

Ud doux plaisir A les unir.

Pour moi-même Qui les aime,

Quel doux plaisir de les unir 1 xgRûtiN, à Jean, gaiement.

Ah! bravo I mou commandant!

L’équipage est très-content.

JEAN et MARIE.

Mon

Ton

discours était charmant.

MARIE

Quoi ! mon père, vous me pardonnez?

KÉROUAN

Mais oui.

MARIE

Vous consentiriez... (A part.) Ah! je puis l’aimer sans rougir à présent .

JEAN

Là!... ai-je eu tort de parler?

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