‹ La croix de Marie opera comique en trois actes paroles de MM. Lockroy et DenneryChapitre 71 sur 79 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

JEAN, LE MARQUIS

le marquis, à Jean.

Ecoutez-moi, de grâce I

jean, dans le plus grand trouble.

Pas en ce moment, monsieur !«r.

LE MARQUIS

Ecoutez-moi... c’est pour vous parler, que me dérobant aux soins qu’exigeait ma blessure, j’ai quitté Vannes ce matin.

JEAN

Pour me parler?... et que pouvez-vous avoir à me dire, monsieur?... Après l’honneur que vous m’avet fait de vous battre avec moi, j’ai cru que tout était fini entre nous. Mais votre seule présence va éveiller les soupçons; mais son père peut venir, et s’il vous rencontrait...

LE MARQUIS

C’est lui que je cherche...

JEAN

Que dites-vous?

LE MARQUIS

Oui, à moi, à moi seul de m’accuser devant lui ; à vous de songer à une autre. . . dont lé cœur saigne aussi. . . à vous, son frère. . . à vous qui êtes digne d’elle, à vous de la sauver !

La sauver ! et le puis-je ?

LE MARQUIS

Elle s’éèt dirigée vers ce village, on l’a vue. . . empêchez-la d’y rentrer... une chaise de poste vous attend près d’ici... qu’elle y monte avec vous. . . partez, emmenez-la. .. fuyez la colère de son père. . . son premier mouvement du moins. . . moi, je reste pour l’affronter, et peut-être pour le désarmer par mon repentir. . . moi, monsieur, ce devoir rempli, je m’éloigne à jamais de ces lieux. {Au moment où le Marquis remonte la scène , on entend la voix de Kérouan .)

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