‹ La croix présentée aux membres de la Société de tempérance [microforme]Chapitre 13 sur 13 · XVII. Cette association fait dire · texte numérisé non relu

XVII. Cette association fait dire

10. Une messe basse le jour, ou le plutôt possible après la mort connue d’un associé dans la paroisse à laquelle il appartenait et non ailleurs.

20. Une autre messe basse, pour tous les associés à quelque paroisse qu’ils appartiennent, chaque mois, le premier jour non empêché par un office public. Il convient de l’annoncer au prône le dimanche précédent, afin de donner aux associés la facilité de venir y assister. A cette messe, le pasteur de la paroisse fait une instruction, s’il le juge à propos.

80. L’association fait chanter, tous les ans, dans chaque paroisse, un service solennel pour le repos des âmes de tous les associés défunts, à quelques paroisses qu’ils aient appartenu, L’intention du célébrant doit, à chaque. anniversaire, se porter sur les

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40. On fait chanter, tous les ans, dans chaque paroisse, une grande messe solennelle, le jour de la fête du Saint Patron qu’elle s’est choisi. Il n’est pas nécessaire que ce jour soit celui où l’Eglise célèbre la fête de ce saint.

Cette messe n’est pas seulement pour ceux qui font partie de l’association aux messes, mais encore pour les associés à la tempérance seule.

Elle doit se célébrer pour tous les membres de la société générale. Tous les associés de la paroisse, où elle a lieu, doivent contribuer à en payer la contribution par une collecte faite, dans l’église ou autrement.

XVIII. Chaque chef de famille est libre de faire participer chacun des membres de sa famille, quelque âge qu’il ait, aux avantages de cette précieuse association de messes. .

XIX. Pour donner, à un membre quelconque de la famille, le droit de faire partie de cette association, il est de nécessité que la croix de la société

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de tempérance soit placée dans cette famille, et qu’il soit lui-même associé à la tempérance. On ne doit jamais faire entrer, dans cette association, quelqu’un qui, ayant refusé ou négligé de le faire pendant qu’il était en bonne santé, veut s’y associer dans le temps de la maladie. |

XX. La société de tempérance et lPassociation aux messes sont régies, dans chaque paroisse, par le pasteur du lieu, qui en est le directeur. Il est assisté d’un certain nombre de conseillers, choisis par les associés qui résident dans la paroisse. (Comme ces conseillers doivent surveiller l’emploi-des contributions à l’association des messes, il est de convenance qu’ils en fassent partie.

XXi. Le nombre de ces conseillers est ordinairement de douze. On pourrait cependant l’élever à un nombre plus considérable, si la paroisse était très-étendue et que l’on voulût en faire des zélateurs pour veiller à l’observation des règles de la société. Dans ces cas, il faudrait choisir, parmi eux, un nombre réduit pour former un

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comité pour surveiller l’emploi des deniers provenant de la contribution à l’association des messes, comme dit ci-dessus.

XXII Ce comité et le directeur doivent élire un trésorier chargé de recevoir l’argent provenant de la contribution aux messes. Ce trésorier doit rendre ses comptes, chaque année, en présence du comité et du directeur qui est le président-né de ces assemblées. C’est au directeur à indiquer le jour et le lieu de cette assemblée annuelle, ainsi que toute autre assemblée concernant les affaires de la société de tempérance.

XXIII. Ce qui restera entre les mains du trésorier, les messes basses et le service anniversaire acquittés, est destiné généralement à former une bibliothèque pour l’usage des membres de Passociation aux messes. Les livres de cette bibliothèque devront nécessairement être approuvés par le directeur, en sa qualité de pasteur. Elle se composera, lo. de livres propres à linstruction religieuse et à l’édification des associés ; 20. d’ouvrages élé-

mentaires sur les arts utiles, les mé tiers et surtout l’agriculture.

XXIV. Les conseillers, une fois nommés par la société, ont le droit de remplacer ceux d’entre eux que la mort enlèverait, ou qui cesseraient d’appartenir à la société pour quelque cause que ce fût, pendant l’espace de dix années. Alors il deviendra nécessaire de faire une nouvelle élection générale. Ainsi de dix ans en dix ans on peut réélire les mêmes conseillers.

XXV. Les associés ne doivent jamais perdre de vue, qu’en acceptant la croix, ils ont une mission de charité et d'amour fraternel à accomplir.

Cette mission, digne des plus abondantes bénédictions du ciel, est, d’abord, de se soutenir les uns les autres dans la pratique de la sainte vertu de tempérance, et, en second lieu,. de travailler avec zèle et persévérance à gagner de nouveaux associés, dans leurs paroisses respectives. Les moyens qu’ils doivent employer, sont ceux du bon exemple, de bons conseils et de la persuasion. Tout autre moyen

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ne conviendrait pas à un enfant de la croix du Dieu de charité.

XXVI. Le commerce des liqueurs fortes, étant très-préjudiciable aux intérêts temporels et religieux des Canadiens, doit attirer toute l’attention des associés de la tempérance. D’ailleurs, comme l’expérience apprend qu’il est très-difficile de soutenir ou de propager la tempérance sans abolir ce commerce, les associés doivent diriger tous leurs efforts pour en demander et en obtenir l’abolition.

XXVII. Il serait désirable que la s0ciété de tempérance pût se procurer, dans chaque paroisse, une bannière dont un des côtés porterait l’effigie du Saint Patron, et l’autre, l’image simple de la croix. Cette bannière marcherait en tête des hommes associés à la tempérance, le jour de la procession solennelle de la Fête-Dieu, et chaque autre fois que le directeur jugerait convenable.

Gloire, amour et respect à la Croix.

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