‹ La croyance à l'immaculée conception de la Sainte Vierge ne peut devenir dogme de foiChapitre 1 sur 35 · SUR CETTE TROISIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

SUR CETTE TROISIÈME ÉDITION

La discussion qu'on va lire a été déjà deux fois sur le point de voir la lumière sans pouvoir y réussir : deux fois elle a été imprimée pour paraître et deux fois elle a été étouffée.

Bien que l'affaire qui s'en est suivie n'ait pas duré moins de quatre ans, avec des circonstances assez tragiques et pour l'auteur et pour le livre , ce n'est pas ici le lieu d'en exposer le détail. 11 suffira de dire que c'est l'archevêque du lieu natal de l'auteur qui , par toute la force de son crédit, en a empêché la publication. C'est par ce prélat que le livre a été deux fois déféré et poursuivi à la cour de Rome; c'est à sa considération qu'il a été deux fois mis à Vindex.

Il n'a pas été possible à l'auteur de savoir ce que Monseigneur de La Croix ou les théologiens de la cour romaine ont trouvé de condamnable dans la controverse que la brochure contient, soit sur le sujet de la Conception de la sainte Vierge , soit sur celui de quelques circonstances ajoutées de nos jours à Thistoire évangélique de la Passion de Jésus-Christ ; ou plutôt, il lui a été très-facile de comprendre que ce qui a attiré sur cette controverse tant de rigueurs de la part de Monseigneur l'archevêque d'Auch, et de la part des consulteurs des congrégations romaines, c'est uniquement qu'elle expose aux yeux et persuade des vérités qu'ils n'aiment pas.

L'auteur , longtemps avant de publier ces deux écrits, les communiqua en manuscrit à son archevêque; il le pria de les examiner, et, s'il y trouvait rien de contraire à l'orthodoxie catholique, de le lui faire connaître pour le corriger. Quant au premier^ l'auteur apprit du prélat lui-même qu'il ne l'avait pas lu, mais qu'il avait confié au supérieur de son séminaire le soin de lexaminer, avec ses collaborateurs. Le prélat renvoya l'auteur à ces derniers pour savoir leur sentiment, sans doute comme de-

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