CXXXI. — CALCUTTA (nu
Thomas Oi-i.iff, Evêque de Milève in partibus, coadjuteur de l’Evêque de Calcutta, ayant appris, à Rome même où il te trouvait en 1841), que le plus grand nombre des Évêques étaient d’avis que le Souverain Pontife définit solennellement que la Très-Sainte Mère de Dieu a été conçue sans aucune tache originelle, pria Sa Sainteté de le mettre au nombre de ces Prélats (4).
(1) Voyez Appendice II.
((2) Calahorra, le 17 mars 1714 : Parebi, etc., vol. VIII, pag. 500.
(3) C ilahorra, le 21 février 1714: I’arfiii, etc., ibid., pag. 334.
(4) Romæ, vigilia S. And me Aposi., 1819: Paiieri, etc., vol. II, pag. 508.
CXXX1I. — CALIDONIA (in partibus).
Joseph-Antoine Cuites, Évêque titulaire de Calidonia et auxiliaire de Bogota, répondit le i"noveinbre 1849, à l’Encyclique du 2 février, il était heureux de faire savoir au Saint- Père que la dévotion affectueuse envers la Sainte Vierge était très-grande dans la Nouvelle- Grenade , et particulièrement parmi les fidèles de l'Archevêché de Bogota. 11 avait remarqué avec plaisir la vénération et le culte dont la pieuse doctrine de l’immaculée Conception de Marie y était l'objet, et il assurait que le jour où ces pays lointains apprendraient quelle est devenue un dogme de foi serait pour eux un jour de réjouissance générale. Pour lui, humble enfant de l’ordre de Saint- François, il avait juré solennellement de défendre celte pieuse croyance, soit en faisant sa profession religieuse, soit en prenant ses grades universitaires, cl lors même qu il n'en ertt pas eu pris rengagement, il l’aurait néanmoins toujours soutenue comme étant d’accord avec sa conviction profonde et raisonnée (1).
CXXX1II. — CALTANISETTA (sicile).
Antoine Sthoshllo, évêque deCaltanisctla, écrivait h Pie IX, en IS'iO : « A peine avons-nous reçu les lettres par lesquelles Votre Sainteté a promis de définir cette vérité si consolante, savoir que la Conception de la Bienheureuse Vierge Marte a été Immaculée et exempte de la tache du péché originel ; a pciue avions-nous publié ces Lettres dans tout notre diocèse, chose admirable ! tout le clergé, tant séculier que régulier, les chapitres, les maisons religieuses, tout le peuple chrétien s’écria : Qu’il vienne donc ce jour désiré depuis si longtemps, où cet insigne honneur, cette gloire sera rendue h la Mère de Dieu, qui a triomphé de toutes les hérésies dans le monde.
(1) En Puentenacional à I de noviembre dcl aile de 1819 : P*«ebi, etc., vol. II, pas. 287.
Que l'Eglise prononce enfin formellement ce qu’il croit universellement. Qu’elle définisse celte croyance qui a toujours été dans nos cœurs et dans notre bouche, et qui y sera tant que nous serons ici-bas. Qu’elle parle avant que nous quittions celte vie, etnons nous réjouirons de pouvoir confesser comme dogme catholique que la Conception de la Très-Sainte Vierge Marie a été Immaculée et exempte de la tache du péché originel
« La vérité dont on attend avec impatience la définition est si profondément enracinée dans tons les cœurs, que, depuis plusieurs siècles, la bienheureuse Vierge est honorée comme patronne de toute la Sicile et de notre église cathédrale sous le titre de l'immaculée Conception. Le peuple n'a jamais révoqué en doute ce privilège de la Vierge Marie ; loin de là, chaque année, le 8 du mois de décembre, jour de la fête de la Conception, tous les Siciliens renouvellent, ’a l’envi, le vœu de le défendre même au prix de leur sang. Ainsi pensent, ainsi professent tous les fidèles, savants et ignorants, du diocèse de Callanisetta. Ils sont persuadés que la Conception de la Vierge a été entièrement exempte de toute souillure du péché originel ; que Marie a toujours été toute belle, et qu’aucune tache n’a jamais été en elle.
« Et puisque Votre Sainteté nous demande ce que nous pensons et ce que nous désirons sur ce point, nous avouerons ingénument que nous avons toujours tenu de cœur et d'esprit à celte vérité, etque nous y tenons aujourd’hui plusque jamais, non-seulement par affection pour la Vierge Marie, mais par une pleine conviction ; car Dieu, comme le dit le Psalmiste, a sanctifié son sanctuaire, et il n’a pas permis que Sa Mère fût souillée un seul instant de la tache du péché originel. Dès le commencement, elle abrisé la tète du serpent. Marie a toujours été Mère de Dieu, ayant toujours été comme Mère dansl'esprit de Dieu, conçue comme Mère de Dieu et, comme telle. Immaculée et hors des atteintes du péché....
« C’est pourquoi, que celui qui est le dépositaire et le distributeur de la lumière d'en haut répande sur Votre Sainteté
sa grâce, sa sagesse et tous ses dons ; qu’il assiste le sacré collège des Cardinaux que vous avez choisis pour leur vertu leur sagesse et leur prudence, afin que vous décrétiez formellement une chose qui doit contribuer h la gloire de Dieu à la louange de la Vierge Marie, et au bien de l’Église (i). »’