CXXXIV. CALVI et TEANO royaume de haples
Nicolas Stebuxi, Évêque de Calvi et Teano, écrivant au Souverain Pontife, en 1848. exprimait à Sa Sainteté la peine et le chagrin qu’il éprouvait en voyant que ce n’était qu’une chose pieuse de croire que la Vierge Marie, Mère de Dieu, a été préservée et exempte du péché originel dès le commencement de sa création, sans qu’il y eût aucune obligation de le croire comme article de foi. Oh ! plût à Dieu, s’écriait-il, qu'il arrive de notre temps ce jour désiré, où, en adorant le Verbe de Dieu incarné de la Vierge Marie, nous puissions croire et professer tous, avec une seule et même foi et avec la même affection, que la Très-Sainte Vierge a toujours été vraiment et parfaitement digne dès le premier instant de sa Conception passive d'unir hypostatiquement sa propre chair à la Personne du Verbe divin dans le Filsde Dieu fait homme. Aussi, prosterné aux pieds de la chaire de Saint Pierre, avec les peuples lidèles de Calvi et de Téano, il priait et suppliait Sa Sainteté de rendre enfin un jugement définitif touchant l'immaculée Conception de la Vierge, et de la proposer à l’Église universelle pour le bien de la religion (2).