CXL. — CARCASSONNE (frauce
M. de Bonnechose, Évêque de Carcassonne, écrivait à Sa Sainteté, en réponse à l’Encyclique du 2 février 1819, que le clergé et les fidèles de son diocèse avaient une très-grande dévotion envers la Bienheureuse Vierge Marie, et que presque tous ceux qui pratiquent la religion professaient ouvertement l’immaculée Conception de la Mère de Noire-Seigneur Jésus- Christ. Néanmoins, doutant, à raison de la difficulté des temps et du mauvais esprits des ennemis de l’Église , si une définition solennelle et dogmatique était alors opportune, il s’est abstenu d’émettre aucun vœu ni pour ni contre celte définition, s’en rapportant à la sagesse et au jugement du Souverain Pontife (5).
On a une preuve authentique de la croyance de l’Église de Carcassonne louchant l’immaculée Conception de la glorieuse Vierge Marie, dans le Rituel imprimé, en 1761, par l’autorité d’Armand Bazin de Bezons, Évêque de cette ville. Nous lisons dans ce Rituel, à l’article des annonces
(1) Lisbonne, le 15 avril 1849: Pa'-.em, etc., vol. I, pjg. 98.
(2) Dalum ex Vida-Franca de Olita, die 17 aprilis ann. 1849: Pareih, etc. ^ voi. I, pag. 10G.
(5; Carca&si, die solcmnilalis Iimmculatæ Virginis Maria?, 8 dccembris 1850 • Parer», etc., vol. 111, pag. 552.
que les curés devaient faire au Prône, la formule suivante pour la fêle de la Conception : « Le 8 de ce mois (de décembre). se célébrera la fêle de la Conception de la Très- Sainte Vierge. Nous devons admirer en ce jour la grâce spéciale que Dieu à faite à Marie , en la préservant de la tache du péché originel : il était en effet digne du Fils de Dieu que la Mère dont il devait naître fût plus sainte qu’aucune créature, et qu'elle n’eût point de part à leur corruption (1). »
CXL1. — CARIATI (novAUMK de putles).
En 1848, Nicolas Golia, Évêque de Cariali, écrivit à notre Saint Père le Pape pour le prier de définir la question de l’immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie. Il dit d’abord dans sa lettre que, étant né à Brulium, où l’image de la Vierge conçue sans péché est honorée d une manière toute particulière, et dont les habitants, en vertu d'un ancien vœu qui se renouvelle chaque année, s’obligent h défendre, même au prix de leur sang, l'immaculée Conception, il a désiré ardemment, depuis son adolescence, d'entendre proclamer par l'autorité, irréfragable du Siège Apostolique que la Mère de Dieu a toujours été exemple de toute tache originelle. Puis, après quelques réflexions sur cet insigne privilège de la Vierge, il concluait ainsi sa lettre : « Père saint, je prie avec instance Votre Béatitude d’user de votre autorité, qui ne peut être en défaut, indeficiente potestate, pour décréter l’immaculée Conception de la divine Marie, en défendant h tous les enfants de notre mère la Sainte Église, qui sont aussi vos enfants, d'émettre a l’avenir le moindre soupçon sur cette Conception sans tache. Je ne doute point que votre sentence tant désirée, émanant de la Chaire de l’infaillibilité, ex cathedra infallibilitatis, ne procure une grande joie 11 tous les fidèles (2). »
(1) Rituel «lu diocèse de Carcassonne, etc. ; Paris, i 76 1, lre pari., pag. 1G6,
(2) Chariati, V Nonas novembris 184S : P.u-uu, etc., vol. I, pag. 158.