‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 111 sur 279 · UM · texte numérisé non relu

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et la croyance générale de l'Église catholique touchant l'immaculée Conception, il désirait ardemment que l'honneur qu'on rendait alors à Marie par une dévotion spontanée lui fût enfin décerné par un jugement solennel de l’Église et du Saint-Siège. I.e clergé partageait ses sentiments et ses vœux.

«Quant au peuple de ce diocèse, il a constamment, comme le peuple de tonte l'Irlande, honoré d'une grande dévotion la Bienheureuse Vierge M rie, croyant fermement qu'elle est non-seulement plus parfaite que les hommes et les Anges, mais qu’elle est ornée de toute pureté et de toute perfection au plus haut degré qui puisse convenir à une créa'ure : ce qui est une croyance . sinon explicite , du moins implicite du mystère de. l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. A une croyance aussi ferme, à une piété aussi tendre envers la Sainte Vierge, répond naturellement le désir du peuple fidèle, que tout honneur et toute gloire soient rendus a l'immaculée et très-douce Mère de Dieu, à raison de sa souveraine dignité. Aussi, ce peuple, d'accord avec les Evêques et le clergé, désire pieusement une sentence définitive de l’Eglise et du Saint-Siège touchant la Conception Immaculée de la Mère de Dieu, et, une Ibis que celle définition aura été rendue, il la recevra avec le plus grand respect et la plus grande joie (11. »

En 1850, M. Slatlcry, assistant au Concile de Thurles renouvela la même demande, de concert avec les autres l'ères de ce Concile, en priant instamment Sa Sainteté de définir, par un décret dogmatique et infaillible de la Chaire suprême du Prince des Apôtres, que la Bienheureuse Vierge Mère de Dieu a été conçue sans aucune tache du péché originel : Vt dogmatico el mfallibili ilecrelo lient a m Virginem Dei Genilricem nbsque ullu peccali onijinahs lobe fuisse concept am delin ins (2).

tC Thm lest», die 2 augusti 1849: l’ont, etc., vol. I, pag. 485.

\2) Voyez Armagii.

CXLVI1. — CASSANO (royaume de naples).

En 1819, Michel Bomhni, Évêque de Cassano, assurait à Sa Sainteté que le clergé et les fidèles de son diocèse, de tout rang et de toute condition, étaient animés d'une grande dévotion envers l’Immaeulée Conception de la Vierge Marie ; qu’ils vénéraient la Mère de Dieu comme conçue sans péché, et qu'ils auraient été scandalisés s'ils avaient entendu dire que celle croyance n’était point la doctrine de I Église catholique. C'était aussi la croyance de ce Prélat, qui désirait ardemment que l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie fût définie par un jugement solennel de l'Eglise et du Siège Apostolique (II.

CX L. VIII. — CASSOVIE ou KACHAU (iiongiue).

Ignace Fadry, Evêque de Cassovie, écrivait au Cardinal Scitowski, Primat de Hongrie, en date du 12 octobre 1854 : « En réponse à la lettre de-Votre Eminence, je me hâte de déclarer que tout mon clergé, mon peuple et moi, nous acquiesçons très-volontiers et nous applaudissons à tout ce que Sa Sainteté, de concert avec les Evcques de la Catholicité, qui vont se réunir, trouvera bon de décréter et de proclamer solennellement au sujet de l'immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, et pour l’honneur de celte Mère bien-aimée de Noire-Seigneur Jésus-Christ, qui est aussi la nôtre. »

Venait ensuite l’indication des preuves et des monuments qui attestaient la foi actuelle et constante de ce Prélat et de son diocèse en celte prérogative singulière de la Mère de Dieu.

Celte lettre était accompagnée d’une copie de la supplique adressée par le même Évêque au Souverain Pontife, en date

lt) OaUim Cassani, VI Mus aprilis l-4'J : Paueiu, elc., vol. I, pag. 53.

du 19 mars 1854, a l’ellet d'obtenir la faculté d'insérer dans la Préface de la Conception ces paroles : Et te in Conceptione lmmaculala, et ces autres dans les Litanies de Lorelte: Reyina sine labe concept a (1).

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