CLIV. — CAVA et SARNO (hotaime de naples
Fertitta, Évêque de Cava et de Sarno, écrivait au Pape, en 1Ü48 : « Très-Saint Père, partout les fidèles saluent la .Mère de Dieu comme vierge avant l’enfantement, dans l’enfantement et après l’enfantement ; partout ils honorent avec
(1) Calacii, die 28 nurlii 1849 : Pareri, etc., vol. I, p«g M.
une dévotion fervente celle Vierge des vierges comme ayant été conçue sans la tache du péché originel, même dans le premier instant de son existence... Très-Saint Père, il est dans les vœux de mon Église que celte croyance des catholiques soit sanctionnée dogmatiquement par Votre Sainteté. Quoi de plus réjouissant pour le ciel que cette définition? Quoi de plus désirable sur la terre? Quoi de plus terrible pour les enfers (1 ) ? »
Quelque temps aupara\ant, Thomas Senior, le prédécesseur de M. Fertitta sur le siège de Cava, avait déjà émis le même vœu : « Que cette voix toujours vivante, s'écriait-il, éclate enfin, et que du haut de la chaire de Pierre, qui est la mère et la maîtresse de la vérité, veritalis mater et magistra, elle dicte et prononce définitivement comme dogme de la foi catholique la croyance de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Marie (‘2). »