X. — AGRIA ou EGER iiiongriei
On lit dans la lettre queM De Roskovany, vicaire capitulaire de l’archidiocèse d’Agria, écrivait au Pape, en 1850 : « Le peuple, ainsi que le clergé de ce diocèse, fidèle à la religion de ses pères, est animé d une piété, d’une dévotion particulière envers la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, patronne de la Hongrie. La croyance à l’immaculée Conception de la Mère de Dieu est si profondément gravée dans l'esprit des fidèles, qu’ils seraient grandement scandalisés de la manifestation, je ne dis pas de l'opinion contraire à cette vérité, mais même d'un simple doute; ils regardent tous la fête de la Conception, qui tombe le 8 décembre,
(1) Voyez Aura»
(2) Pareri, elc., vol. III, pag. 527.
comme une fêle instituée k l’honneur de l’immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Aussi, conformément à celte croyance, le clergé presque entier et le peuple fidèle de ce diocèse, qui ont toujours eu k cœur d’écouter, comme des enfants dociles, l’Église et son Chef, le Pape assis sur la chaire de Pierre, et de se soumettre k l’autorité de la voix apostolique, ne désirent rien tant que de voir décréter ou proclamer, par un oracle du Saint-Siège, la pieuse croyance touchant l’immaculée Conception de la Mère de Dieu, comme doctrine de l’Église catholique (1). »
En 1854, Adalbert BAtiTAKovic , archevêque d'Eger ou d’Agria, écrivit au Cardinal prince Scitowski, Primai de Hongrie. 11 était pleinement d'avis que l’Église Ht un dogme de l’immaculée Conception. Il déclarait que son clergé, qui en récitait l’office tous les samedis non empêchés, pensait comme lui, et que le peuple, habitué h réciter ou k chanter ces paroles dans les litanies de Lorelte, Vierge conçue sans péché, recevrait celte définition avec un pieux respect i2).