XI. — AIRE (fiusce
Répondant k l’Encyclique du 2 février 1849, M. Lahnemc, évêque d’Airc, dit qu'il a été comblé de joie en apprenant que le Saint-Père avait conçu le dessein de déclarer, comme devant être cru de foi divine, que la Conception de la sainte Vierge, Mère de Dieu, a été, par un privilège particulier, préservée de toute tache originelle. Ensuite il exprimait, tant en son nom qu'au nom du clergé et des fidèles de son diocèse, le désir de voir paraître cette définition, ajoutant qu'elle serait reçue avec joie et avec bonheur (3). »
(1) Clcrus ferme omniset populus fidelis diœccscos hujus niliil ningis cxopl.il, quant ul piu cjus lidcs de Imraaculala Dei Genitricis Concept ione, oraculo Sacr.r* Sedis Aposlolicæ, pro doclrina Kcclcsiæ catliolicae decernalur declarcturvc. Agnse, 13 julii 1850: pAitm, etc., vol. IV, pag. 98.
(2) A g rue, die 10 octobris 1854 : I’ahuw, etc , vol. IX, app. Il, pig. 3G
(3) Dec Kal. junii, ann. 1849.
Déjà, en 184 5, ce prélat avait exprimé le vœu <|ue le sentiment favorable a l’immaculée Conception de la Vierge Marie fût défini par le Saint-Siège comme article de foi il).
Enfin l’évêque d’Aire, de concert avec l’archevêque d’Aucli , son Métropolitain, et l’évêque de Tarbes, de la même province, écrivait au Saint-Père, en 1855, pour le presser de répondre à l'attente des fidèles par une décision dogmatique de l’immaculée Conception : « Que la voix, disait-il, que la « voix qui doit proclamer comme dogme de foi que la glo- « rieuse Vierge Marie a été conçue sans péché se fasse donc a entendre du haut de la chaire infaillible de Pierre ! De l’O- « rient à l’Occident, la piété des peuples chrétiens réclame « cette définition (2). »
La croyance de l’immaculée Conception dans le diocèse d’Aire ne date pas de l’épiscopat de M. Lanneluc; les évêques de la province d’Auch, qui comprenait ce diocèse, étant réunis dans la ville archiépiscopale, en 1744, dressèrent le plan d’après lequel serait rédigé le Rituel pour la Métropole et toutes les églises qui en dépendaient. Or ce Rituel contient, à l’article des annonces que les curés devaient faire au Prône, la formule suivante, concernant la fêle de la Conception : « Le huitième jour du présent mois (de décembre), se célébrera la fête de la Conception de la très-sainte Vierge. Nous devons en ce jour admirer la grâce spéciale gîte Dieu fit à Marie, en la préservant de la tache du péché originel. Il était, en effet, de l’honneur du Fils de Dieu, que la mère dont il devait naître fût plus sainte qu’aucune des créatures, et qu’elle n'eût point de part à leur corruption (5). »