‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 136 sur 279 · CLXXXVI. — COIMBRE (portcgal · texte numérisé non relu

CLXXXVI. — COIMBRE (portcgal

Joachin de Sainte-Marie de Nazareth, Évêque de Coîmlire, en 18ÜI : «Très-Saint Père, il est enlin arrivé le moment où Votre Sainteté, faisant usage du pouvoir suprême qu'Elle a dans l’Eglise, que vous présidez comme successeur de Piprre, définira celte vérité, conforme aux désirs de tant de lidèles, qui, appuyés sur les Saintes Écritures cl l’autorité d'un grand nombre de Pères nos prédécesseurs appartenant à tous les siècles de l'Eglise, croient que la Très-Sainte Vierge M.irie est cette femme privilégiée à qui il a été donné de Dieu de briser la tète du serpent, non-seulement après la création, mais même au moment de sa Conception. En effet, convenait-il au Fils unique de Dieu que la femme de laquelle il devait naître selon la chair fût inférieure aux Anges, h Adam et à Ève, qui ont ét é Immaculés? Ne devait-elle pas. au contraire, être plus Immaculée et plus sainte, cette arche sacrée et merveilleuse dans laquelle et de la substance de laquelle le Sauveur devait prendre son corps et le sang qu'il devait verser pour racheter le monde? Non, il n’est pas permis de douter de l’exemption de la tache originelle dans Marie. Telle est ma croyance, telle est la croyance de tous mes diocésains; quoique éloigné d’eux, ayant été expulsé de mon Siège, comme vous l’avez été vous-même de Rome, tant s’en faut que je les juge étrangers a cette croyance, que je les crois disposés h la signer de leur sang. C'est le témoignage que les autres Evêques vous ont rendu de leurs propres sen-

ti) Tettificor de omnimodo meo anlicipalo obsequio omnibus quæ a Sa net il le Vestra judicabunlur et definienlur. Nec minimum quidem dubium ingero lleati— tudincm Vcslram, si ad bonum Kcclesiffi dogmatieam definilioncm requit i judit-arcril, ali ipso Spirilu Sancto altlaii, Slalimquc, Dei auiilianlc gralii, Unqti .m irticulum fidei fnmilcr crcdam, quod nunc ul piam verilatem lotis pnerordiis profiteur. Propt Cotmboton, dit 15 ma ii 1851 : Panau, etc., roi. lit, pag. 552.

timents et des sentiments des fidèles confiés à leurs soins. Les choses étant ainsi, Trè&Saint Père, pourquoi retarder? Plût h Dieu que Votre Sainteté nous donne au plus tôt celte définition dogmatique ! Dès lors, je 1 espère, les miséricordes du Seigneur commenceront h descendre sur nous; et la paix, cette paix que le monde ne peut nous donner, et que nous demandons à Dieu depuis si longtemps, nous l'obtiendrons heureusement, par l’intercession de la Vierge Marie, comme une récompense de votre piété envers son Immaculée Conception, et du désir que nous avons de la voir proclamer par Votre Sainteté.

« Je suis uni par une soumission et aiïection toute filiale à Votre Béatitude, quia reçu de Jésus-Christ, dans la personne de Pierre, le pouvoir suprême de paître, de régir et de gouverner tout l’univers catholique (1). »

La lettre de l'Evêque de Coïmbre est du 4 novembre 184D. On retrouve les mêmes sentiments dans la lettre que le vicaire général, administrateur du diocèse, écrivait au Pape le 7 janvier 1850 (2).

CLXXXVII. — COIRE (suisse).

Après avoir indiqué sommairement les preuves de l’immaculée Conception de la Vierge Marie, dans une lettre du 2 mai 1840, Gaspar oe Carl de Hoiienoauieen. Évêque de Coire, s’exprimait ainsi ; « Pour ce qui regarde le troupeau confié a mes soins, je suis très-certain que quiconque manifesterait le moindre doute sur l'immaculée Conception de

(I) Ouaproplcr, Iîoatissimo Dater, rctius sic Mantiliuj, ut quiet morari? Oh I utinain diripaulur gresaus Tui ad nob:s dandam quantovilius islun dopmaticam definiUonem; etenitn ex tune, ut spero, tnisericordûe Domini incipient veniresu- |»or nos, cl p.tcem, quant ntiin lus «lare non polc>l, cl jaindiu a Domino supplicitcr pelimus, in retrihulioncni Tua; piclalis erga Inimaculatam Virginia Maria? Coitceplionem, cl desiilcrioruin îioslrorunt, per ipsiusniel inlcrces>ionem féliciter conscquarour. /« Civilate Maragnonensi, du b nov. : Parefi, elc., vol. II, pag. ôW.

(*2) Pareri, elc , vol. IV, pag. 233

la Bienheureuse Vierge Marie serait regardé à peu près comme s’il était hérétique et révolterait les fidèles. Comme d’ailleurs je ne doute point que tout l’Episcopat de l’univers ne tende à obtenir que la très-pieuse croyance touchant l'immaculée Conception de la Mère de Dieu soit définie comme dogme par un oracle infaillible de Votre Sainteté, per infallibile Sanctitatis Vestræ oracnlum, il me reste à me prosterner humblement à vos pieds avec le Chapitre de ma cathédrale et avec tout mon clergé, qui pense en tout comme moi, et à professer en présence de Votre Sainteté que l’âme de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu, a été entièrement exemple de la tache du péché originel, et qu’elle était en état de grâce au moment même où elle a été unie h son corps. J’atteste que j'ai toujours défendu, selon mes forces, la vérité de cette pieuse croyance comme très-certaine, ainsique l'opportunité d’une définition dogmatique de cette même croyance, tant pour l'honneur de Notre-Seigneur que pour la gloire de sa Mère. Si, comme je l’espère et m'en réjouis d'avance, celle définition, que toute personne vraiment pieuse demande depuis si longtemps au Saint-Siège parait enfin, alors celle qui est l’auxilialrice des chrétiens se montrera plus puissante encore, et vengera glorieusement l'Eglise et le Pasteur suprême contre l’ennemi du genre humain et contre les fureurs de l’impiété qu’il suscite partout (1), »

CLX XXVIII. — COLLE (toscane).

L’Evêque de Colle, Joseph Ciuaromanni, écrivait au Saint- Père, en 1849, qu’il n’avait pu rien recevoir de plus agréable, de plus consolant pour lui que l’Encyclique de Sa Sainteté, du 2 février de la même année, vu qu’il avait appris par cette Encyclique que le Siège Apostolique s’était proposé d’exaucer les prières de tant d’hommes aussi distingués par leur doctrine que par leur vertu, en définissant que la merveil-

(!) Curiæ Hlicturuni, die ‘2 mau 1849 : I'aueui, elc.. vol. I, jiag. 149.

leuse Conception de la Sainte Vierge Marie a été entièrement exempte de toute tache du péché originel. Ce sentiment était le sentiment de son clergé et de son peuple, le sentiment du monde chrétien; et il terminait sa lettre en priant le Seigneur de combler les vœux de son diocèse et de tous les (idèles, cl d’ajouter cette nouvelle et très-brillante perle a la couronne de sa très-douce Mère (i).

Page 1