‹ La croyance générale et constante de l'Église touchant l'Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge MarieChapitre 148 sur 279 · CCV. — CORNETO et MONTEFIASCONE (états pontificaux · texte numérisé non relu

CCV. — CORNETO et MONTEFIASCONE (états pontificaux

Le Cardinal Clarelu-Paracciani , Evêque de Corneto et de Monlefiascone, répondant h l'Encyclique du 2 février 1849, rendait a Sa Sainteté le plus beau témoignage de la piété du clergé et des fidèles de ses deux diocèses envers la Très- Sainte Vierge, qu’ils invoquaient tous comme conçue sans péché. Il allait pins loin ; il prouvait l'immaculée Conception de Marie d’une manière aussi solide que lumineuse par les saintes Ecritures, par le témoignage des Pères de l'Eglise, par l’autorité des Papes, la Liturgie de tous les temps et la croyance générale du clergé et des fidèles.

L’Éminent Cardinal terminait sa Lettre en émettant le vœu, tant en son nom qu'au nom de son clergé et du peuple confié h ses soins, que le Siège Apostolique sanctionnât, par une définition dogmatique, le sentiment qui exempte la Conception de la Bienheureuse Vierge de la tache du péché originel (2).

CCVL — COSENZA (royaume de kaples).

Laurent Pontillo, Archevêque de Cosenza, ayant appris que plusieurs Prélats du royaume de Naples avaient demandé que l'immaculée Conception fut définie dogmatiquement par le Saint-Siège, fit la même demande au Pape, en 4848. « Fasse le ciel, écrivait-il, que Votre Sainteté, se montrant favorable aux vœux des Évêques de ce royaume, rende, avec l’assistance du Saint-Esprit, cette définition si désirée, dont

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l U ) Voyez Ammob. .

(2) In voli» et ego essem, ut Romans Sedes ilogmalicæ sanctions robur addere posait seotentiie aflirnunti Bcalisaimam Virginem 1 b l expertem in Conceptions fuisse. Corntli, XV Kaitndat Maie* 1800 : Pabeiu, etc., vol. Ut, pag. 291,

vos Prédécesseurs vous ont tracé la voie, afin que la dévolion des chrétiens envers la Très-Sainte Mère du Divin Rédempteur. Noire-Seigneur, reçoive de nouveaux accroissements, et que nous recevions nous mêmes de nouvelles preuves de l'intercession de Marie auprès de Dieu (1). »

CCV1I. — COTRONE (royaime de naples),

Léonard, Évêque de Cotrone, écrivait h Sa Sainteté, en 1840, que les fidèles de ce diocèse tenaient pour certain que la Bienheureuse Vierge Marie a été Immaculée dès le premier instant de sa Conception. Ils célébraient tous avec la plus grande piété la fête de l’immaculée Conception de l’auguste Mère de Dieu ; de sorte qu’on ne pouvait révoquer en doute la croyance qu’ils avaient que la Très-Sainte Vierge Marie a été, par un privilège unique, préservée de toute tache originelle.

C’était aussi la croyance de l'Évêque. Aussi a-t-il prescrit des prières publiques, conformément aux intentions du Saint- Père. afin d'obtenir, disait-il, que l’Espril-Saint éclairât Sa Sainteté de la lumière divine et lui inspirât la pensée de faire ce qui devait contribuer davantage h la louange de Marie et à l'utilité de l’Eglise militante, en déclarant, avec la plénitude de la puissance apostolique, de plenitudine apostolicæ polestatis, que la vérité de l’immaculée Conception de la Vierge Marie, de son exemption de toute tache, même dans le premier instant de son animation, devait être crue comme dogme de la foi catholique (2).

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